Confinements et mesures « sanitaires » n’ont servi à rien selon le prestigieux Institut John Hopkins

Nous avons signalé au long des mois la longue liste d’études et d’articles montrant l’inutilité des mesures de contraintes dites sanitaires. A cette somme, il convient désormais d’inclure une méta-analyse publiée par l’Institut, référence en matière d’analyse scientifique aux États-Unis.

Par Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, référent en santé publique de Covidhub.ch

Les auteurs ayant retenu 32 études évaluant l’impact des « mesures de contrainte » techniquement appelées Interventions Non-Pharmaceutiques (NPI en anglais) sur la mortalité due au Covid-19, leurs conclusions sont on ne peut plus claires :

« Si cette méta-analyse conclut que les mesures de confinement n’ont eu que peu ou pas d’effets sur la santé publique, elles ont imposé d’énormes coûts économiques et sociaux là où elles ont été adoptées. En conséquence, les politiques de confinement sont mal fondées et devraient être rejetées en tant que stratégies de gestion des pandémies. »

« Les études portant sur des NPI spécifiques (confinement par rapport à l’absence de confinement, masques faciaux, fermeture d’entreprises non essentielles, fermeture des frontières, fermeture des écoles et limitation des rassemblements) ne trouvent pas non plus de preuves générales d’effets notables sur la mortalité liée au COVID-19. »

Entendons bien : les mesures de confinement, les fermetures des commerces, restaurants, entreprises et écoles, l’imposition du port du masque, les limitations des rassemblements et les fermetures des frontières n’ont eu aucun effet probant sur la santé publique tout en se montrant socialement, économiquement, culturellement et même sanitairement dévastatrices.

Devoirs des gouvernants en santé publique

Un des principes fondamentaux en santé publique est de n’appliquer des mesures produisant de potentiels effets dommageables qu’à la condition qu’elles soient :

  1. absolument nécessaires,
  2. assurément efficaces et
  3. basées sur une science solide.

Tout en affirmant à tort que c’était le cas, nos gouvernements ont transgressé chacun de ces critères en adoptant au doigt mouillé et à la louche des trains de mesure que tous les spécialistes honnêtes savaient être inutiles et nocifs

Comment une telle dérive a-t-elle été possible ?

Retour sur quelques clés de lecture

Le choc de la pandémie de mars-avril 2020 a totalement ébranlé nos sociétés.  Il s’agissait pourtant d’une épidémie « bénigne » selon les critères habituels, ainsi que l’a encore rappelé récemment l’épidémiologiste Laurent Toubiana, preuves et données à l’appui.

Paniquées par les images terrifiantes en provenance de Chine ou des hôpitaux du Nord de l’Italie, nos autorités ont oublié tous les plans « pandémie » qui avaient été élaborés au cours des dernières décennies, sur la base des connaissances et des bonnes pratiques en santé publique.

Ceux-ci contenaient tout ce dont nous aurions eu besoin pour faire face intelligemment et efficacement à l’épidémie de Sars-CoV-2.

Aucun d’entre eux ne prévoyait, évidemment, de mesures comme le confinement de la population générale ou l’imposition du port du masque à des gens en bonne santé. Pour une raison bien simple : on savait pertinemment qu’elles étaient inutiles et produisaient des dégâts majeurs sur la population.

Les vraies bonnes pratiques

Dans un article datant de 2006, le Pr Donald Henderson, sommité historique de l’épidémiologie (crédité notamment pour son rôle dans l’éradication de la variole) rappelait sans ambages la réalité des connaissances scientifiques en matière de gestion des épidémies respiratoires virales :

« Il n’existe pas d’observations historiques ou d’études scientifiques qui soutiennent le confinement par quarantaine de groupes de personnes potentiellement infectées pendant de longues périodes afin de ralentir la propagation de la grippe.

Les conséquences négatives d’une quarantaine à grande échelle sont si extrêmes (…) que cette mesure d’atténuation devrait être éliminée de toute considération sérieuse…

Les restrictions aux voyages, telles que la fermeture des aéroports et le contrôle des voyageurs aux frontières, ont toujours été inefficaces. Le groupe de rédaction de l’Organisation mondiale de la santé a conclu que « le contrôle et la mise en quarantaine des voyageurs entrant aux frontières internationales n’ont pas retardé de manière substantielle l’introduction du virus lors des pandémies passées… et seront probablement encore moins efficaces à l’ère moderne« …

Pendant les épidémies de grippe saisonnière, les manifestations publiques auxquelles on s’attendait à assister en grand nombre ont parfois été annulées ou reportées, le but étant de réduire le nombre de contacts avec les personnes susceptibles d’être contagieuses. Il n’y a cependant aucune indication certaine que ces actions aient eu un effet significatif sur la gravité ou la durée d’une épidémie. »

Il concluait son article de manière prémonitoire en rappelant (c’est nous qui soulignons) :

« L’expérience a montré que les communautés confrontées à des épidémies ou à d’autres événements indésirables réagissent mieux et avec moins d’anxiété lorsque le fonctionnement social normal de la communauté est le moins perturbé.

Une gouvernance politique et de santé publique forte pour rassurer et garantir que les services de soins médicaux nécessaires sont fournis sont des éléments essentiels.

Si l’un ou l’autre n’est pas optimal, une épidémie gérable peut se transformer en catastrophe. »

  •  Pour voir  « Mesures de contrainte, origines et conséquences » présentation au Conseil scientifique indépendant, avril 2021 : cliquer ici.

Dictature et n’importe quoi

L’imposition des confinements et mesures de contrainte depuis 2020 ressemble à un mauvais roman dystopique : alors que ces absurdités n’étaient contenues (et pour cause) dans aucun plan pandémie, elles se sont généralisées à l’échelle mondiale après que la Chine, régime totalitaire, l’ait infligé à sa population. J’ai souligné ailleurs la stupéfiante histoire de ce shift radical passant d’un paradigme sanitaire sensé et élaboré sur une science solide à celui de mesures brutales, dogmatiques et totalitaires. Cela s’est fait en quatre étapes, mais à toute vitesse :

1/ Les plans pandémie prévoyaient donc uniquement des mesures sensées et pertinentes. Par exemple aux États-Unis : « le CDC recommande l’isolement volontaire des personnes malades à domicile » et « le CDC pourrait recommander la mise en quarantaine volontaire à domicile des membres exposés de la famille dans les zones où la nouvelle grippe circule »[1].

2/ Lorsque le verrouillage de la province du Hubei a commencé, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait remarquer que « tenter de contenir une ville de 11 millions d’habitants est une nouveauté scientifique… Le verrouillage de 11 millions d’habitants est sans précédent dans l’histoire de la santé publique… »[2]

3/ Quelques jours seulement après le début du blocage, et bien avant qu’il n’ait produit des résultats : « Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom, a ajouté qu’il était personnellement « très impressionné et encouragé par la connaissance détaillée de l’épidémie par le président [Xi Jinping] » et a félicité le lendemain la Chine pour « avoir établi une nouvelle norme en matière de réponse à l’épidémie »[3].

4/ « Ce que la Chine a démontré, c’est que vous devez le faire. Si vous le faites, vous pouvez sauver des vies et prévenir des milliers de cas de ce qui est une maladie très difficile » (Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS, fin février) Deux jours plus tard, dans une interview pour la télévision centrale chinoise (CCTV), Aylward l’a dit sans détour : « Copiez la réponse de la Chine à COVID-19.»

C’est ainsi que l’Occident adopta en trois coups de cuiller à pot, contre toute science et toute raison, une politique sanitaire dictatoriale.

Eh bien non !

Deux années plus tard, nous disposons d’une somme d’études et d’articles confirmant cette réalité connue de longue date. Les experts honnêtes et compétents n’ont cessé de rappeler la gravité de cette dérive (notamment dans la Déclaration de Great Barrington). Il vient d’être révélé comment Anthony Fauci, le très douteux pilote de la politique sanitaire américaine face au Covid, a conspiré pour discréditer les scientifiques intègres à l’origine de cette initiative.

  • Pour lire « USA: 2 stars de l’épidémiologie dévoilent comment Fauci et Collins sabotent la santé publique » sur Covidhub.ch : cliquer ici.

A la liste des 161 publications montrant la dangerosité et l’inutilité des confinements, publiées en novembre 2021, par le Brownstone Institute, vient désormais s’ajouter la méta-analyse du John Hopkins Institute, qui devrait mettre un point final au délire des confinements.

  • Pour lire « Plus de 400 études scientifiques démontrent l’échec des mesures «sanitaires» contre le Covid » sur Covidhub.ch : cliquer ici.

Dont voici la conclusion (le terme « lockdown » renvoie génériquement à toutes mesures privant les personnes de leur liberté) :

« Que nous disent les données probantes sur les effets des lockdowns sur la mortalité́ ? » Nous apportons une réponse ferme à cette question : Les preuves ne confirment pas que les lockdowns ont un effet significatif sur la réduction de la mortalité́ dans la catégorie COVID-19. L’effet est faible ou nul.

L’utilisation des lockdowns est une caractéristique unique de la pandémie COVID-19. Les confinements n’ont pas été́ utilisés dans une telle mesure au cours des pandémies du siècle dernier. Cependant, les mesures de confinement prises au cours de la phase initiale de la pandémie de COVID-19 ont eu des effets dévastateurs. Ils ont contribué́ à réduire l’activité́ économique, à augmenter le chômage, à réduire la scolarisation, à provoquer des troubles politiques, à contribuer à la violence domestique et à saper la démocratie libérale. Ces coûts pour la société́ doivent être comparés aux bénéfices des confinements, dont notre méta-analyse a montré́ qu’ils sont au mieux marginaux. Un tel calcul standard des avantages et des coûts conduit à une conclusion forte : les confinements doivent être rejetés d’emblée comme instrument de politique pandémique. »

Implications politiques

Elles sont évidemment énormes. Nos autorités, emportés par un vent de panique et sous l’influence trouble des milieux médicaux génériquement vulnérables à la corruption systémique, ont remisé les bonnes pratiques et maltraité les populations. En affirmant contre toute science que les confinements étaient absolument nécessaires et inévitables.

Cette mesure a même été utilisée comme une menace envers la population : « soumettez-vous au passe sanitaire » ou « acceptez de vous faire inoculer avec une injection génique expérimentale » sinon « nous serons obligés de vous confiner à nouveau. »

Un chantage ignoble et parfaitement fallacieux.

La vérité prend l’escalier

L’analyse de cette dérive insensée prendra du temps et devra mobiliser de larges ordres de savoirs allant de la santé publique à la criminologie en passant par la sociologie, la philosophie, l’épistémologie ainsi que les sciences économiques et politiques, avec un besoin urgent d’experts compétents et indépendants.

Une piste pourra intéresser les enquêteurs : comme l’a rappelé récemment le Dr Laurent Toubiana au micro d’ Ivan Rioufol sur la chaîne CNews, le rapport du Sénat français faisant suite au scandale sanitaire de la grippe H1N1 listait tous les éléments ayant posé problème, entre autres : focalisation absurde sur des « tests » au lieu de malades, faux indicateurs, vaccination généralisée dommageable en cours d’épidémie, corruption systémique et rôle trouble de l’OMS. Avec exactement les mêmes acteurs alors qu’aujourd’hui ! Habituellement, les rapports d’enquête servent à corriger le tir. Ici, on a surtout l’impression d’une répétition générale, les mêmes ingrédients crapuleux ayant été exploités à l’identique dix ans plus tard…

  • Pour voir « Les points sur les i » avec Laurent Toubiana, émission du 30 janvier 2022″ sur CNews : cliquer ici.
  • Pour voir « Dr Philippe de Chazournes – Les non-leçons du H1N1 », Conseil scientifique indépendant, juillet 2021 : cliquer ici.

Se posera aussi il faut l’espérer la question de la responsabilité des autorités et de leurs conseillers systémiquement corrompus : si les confinements et mesures de contrainte n’ont pas eu d’effet sur l’épidémie, ils ont en revanche détruit des dizaines de milliers de vies. Nombre de commerçants, restaurateurs, indépendants, entrepreneurs, ont fait faillite comme conséquence de ces mesures qui n’auraient jamais dû leur être imposées. La santé mentale de la population a été fortement touchée, en particulier dans les groupes les plus vulnérables de la population, aînés, enfants et jeunes en premier. En l’absence de toute science digne de ce nom en faveur des confinements, tout ceci constitue une négligence grave de la part des autorités, a priori pénalement répréhensible.

Sauve qui peut ?

A mesure que toutes les informations sortent sur la gestion politique calamiteuse qui a bien, selon la sombre intuition du Pr Henderson, « transformé une épidémie gérable en catastrophe », les gouvernants commencent à couvrir leurs arrières. Comme l’a récemment fait le ministre suisse de la santé : « nous avons certainement commis des erreurs, mais y a-t-il un autre pays où vous aurait aimé vivre la pandémie plutôt qu’en Suisse ? » demandait-il au journaliste. La question n’est pas là : quand un gouvernement piétine la science et impose des mesures destructrices sans la moindre validité, il ne peut décemment prétendre éviter d’avoir à rendre des comptes.

Reste aussi bien sûr posée la question des « experts » et autres « Task force scientifique » qui n’ont cessé au long des mois de faire paniquer la population avec des projections, des données et des informations fausses, au premier rang desquelles la nécessité impérieuse des mesures de confinement.

Cette question a deux volets que nous ne ferons que mentionner ici : celui d’une part du conformisme et de la soumission d’un milieu qui devrait défendre paradigmatiquement l’esprit critique et l’intégrité intellectuelle ; et d’autre part celui de la corruption systémique avec ses dérives criminelles, dont le Pr Peter Goetzsche avait déjà posé le diagnostic en soulignant que les agissements contemporains de l’industrie pharmaceutique relèvent des mêmes méthodes que celles du crime organisé.

  • Pour lire l’article « Richard Smith: Is the pharmaceutical industry like the mafia? » sur le site du British Medical Journal (en anglais) : cliquer ici.
  • Pour voir « La corruption systémique dans le domaine de la santé », Conseil scientifique indépendant, avril 2021 : cliquer ici.

Si la population et nombre de particuliers ont beaucoup sinon tout perdu dans cette sale affaire, d’autres s’en sortent plutôt bien. Ce qui n’est le cas ni de la science, ni de la démocratie, ni de l’état de droit.

  • Pour télécharger l’étude « A LITERATURE REVIEW AND META-ANALYSIS OF THE EFFECTS OF LOCKDOWNS ON COVID-19 MORTALITY » (en anglais) au format pdf : cliquer ici.

[1] Noreen Quails et al., Community Mitigation Guidelines to Prevent Pandemic Influenza, United States, 2017 (Sonja A. Rasmussen et al. eds., 2017).

[2] Sinéad Baker, China extended its Wuhan coronavirus quarantine to 2 more cities, cutting off 19 million people in an unprecedented effort to stop the outbreak, Business Insider, Jan. 23, 2020

[3] World Health Organization, WHO Director-General’s statement on IHR Emergency Committee on Novel Coronavirus (2019-nCoV), Jan. 30, 2020

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