Effondrement systémique et simulation de pandémie + dates clés du coup d’État financier

Par Fabio Vighi

Un an et demi après l’arrivée du virus, certains ont pu commencer à se demander pourquoi les élites dirigeantes, habituellement sans scrupules, ont décidé de geler la machine à profit mondiale face à un pathogène qui cible presque exclusivement les improductifs (plus de 80 ans). Pourquoi tant de zèle humanitaire ? Cui bono [à qui profite le crime] ? Seuls ceux qui ne sont pas familiers avec les merveilleuses aventures de GloboCap peuvent se bercer d’illusions en pensant que le système a choisi de s’arrêter par compassion. Soyons clairs dès le départ : les grands prédateurs du pétrole, des armes et des vaccins se moquent éperdument de l’humanité.

Suivez l’argent

À l’époque pré-Covid, l’économie mondiale était au bord d’un nouvel effondrement colossal. Voici une brève chronique de la façon dont la pression s’est accumulée :

Juin 2019 : dans son rapport économique annuel, la Banque des règlements internationaux (BRI), basée en Suisse, la « banque centrale de toutes les banques centrales« , tire la sonnette d‘alarme internationale. Le document met en évidence une « surchauffe […] sur le marché des prêts à effet de levier », où « les normes de crédit se sont détériorées » et où « les obligations de prêts collatéralisés (CLO) ont bondi – rappelant la forte hausse des obligations de dettes collatéralisées [CDO] qui a amplifié la crise des subprimes [en 2008] ». « En d’autres termes, le ventre de l’industrie financière est à nouveau plein de déchets.

9 août 2019 : la BRI publie un document de travail appelant à des « mesures de politique monétaire non conventionnelles » pour « isoler l’économie réelle d’une nouvelle détérioration des conditions financières ». Le document indique qu’en offrant un  » crédit direct à l’économie  » pendant une crise, les prêts de la banque centrale  » peuvent remplacer les banques commerciales dans l’octroi de prêts aux entreprises. ”

15 août 2019 : Blackrock Inc, le fonds d’investissement le plus puissant du monde (gérant environ 7 000 milliards de dollars de fonds d’actions et d’obligations), publie un livre blanc intitulé Dealing with the next downturn. Essentiellement, le document demande à la Réserve fédérale américaine d’injecter des liquidités directement dans le système financier afin d’éviter  » un ralentissement spectaculaire « . Là encore, le message est sans équivoque : « Une réponse sans précédent est nécessaire lorsque la politique monétaire est épuisée et que la politique fiscale seule ne suffit pas. Cette réponse impliquera probablement d’agir directement » :  » trouver des moyens de mettre l’argent de la banque centrale directement dans les mains des dépensiers des secteurs public et privé  » tout en évitant  » l’hyperinflation « . Parmi les exemples, citons la République de Weimar dans les années 1920 ainsi que l’Argentine et le Zimbabwe plus récemment.

22-24 août 2019 : les banquiers centraux du G7 se réunissent à Jackson Hole, dans le Wyoming, pour discuter du document de BlackRock ainsi que des mesures urgentes à prendre pour prévenir l’effondrement imminent. Selon les mots prémonitoires de James Bullard, président de la Réserve fédérale de St Louis : « Nous devons juste arrêter de penser que l’année prochaine les choses seront normales. ”

15-16 septembre 2019 : le ralentissement est officiellement inauguré par un pic soudain des taux repo (de 2 % à 10,5 %). « Repo » est l’abréviation de « repurchase agreement« , un contrat par lequel des fonds d’investissement prêtent de l’argent contre des actifs collatéraux (normalement des titres du Trésor). Au moment de l’échange, les opérateurs financiers (banques) s’engagent à racheter les actifs à un prix plus élevé, généralement au jour le jour. En bref, les pensions sont des prêts garantis à court terme. Ils constituent la principale source de financement des opérateurs sur la plupart des marchés, notamment la galaxie des produits dérivés. Un manque de liquidité sur le marché des titres de pensions peut avoir un effet domino dévastateur sur tous les grands secteurs financiers.

17 septembre 2019 : La Fed commence le programme monétaire d’urgence, pompant des centaines de milliards de dollars par semaine dans Wall Street, exécutant effectivement le plan « going direct » de BlackRock. (Sans surprise, en mars 2020, la Fed engagera BlackRock pour gérer le plan de sauvetage en réponse à la « crise COVID-19« ).

19 septembre 2019 : Donald Trump signe le décret 13887, établissant un groupe de travail national sur les vaccins contre la grippe dont l’objectif est d’élaborer un  » plan national quinquennal (Plan) visant à promouvoir l’utilisation de technologies de fabrication de vaccins plus agiles et évolutives et à accélérer le développement de vaccins qui protègent contre plusieurs ou tous les virus de la grippe. « Il s’agit de contrer « une pandémie de grippe » qui, « contrairement à la grippe saisonnière […], peut se propager rapidement dans le monde entier, infecter un grand nombre de personnes et provoquer des taux élevés de maladie et de décès dans les populations qui ne sont pas immunisées ». Comme quelqu’un l’a deviné, la pandémie était imminente, tandis qu’en Europe aussi des préparatifs étaient en cours (voir ici et ici).

18 octobre 2019 : à New York, une pandémie zoonotique mondiale est simulée lors de l’événement 201, un exercice stratégique coordonné par le Johns Hopkins Biosecurity Center et la Fondation Bill et Melinda Gates.

21-24 janvier 2020 : La réunion annuelle du Forum économique mondial a lieu à Davos, en Suisse, où l’on discute à la fois de l’économie et des vaccinations.

23 janvier 2020 : La Chine place Wuhan et d’autres villes de la province du Hubei en état de confinement.

11 mars 2020 : Le directeur général de l’OMS qualifie la Covid-19 de pandémie. Le reste appartient à l’histoire.

Relier les points est un exercice assez simple. Si nous le faisons, nous pourrions voir émerger un schéma narratif bien défini, dont le résumé succinct est le suivant : les lockdowns et la suspension globale des transactions économiques étaient destinés à 1) permettre à la Fed d’inonder les marchés financiers en difficulté avec de l’argent fraîchement imprimé tout en différant l’hyperinflation ; et 2) introduire des programmes de vaccination de masse et des passeports sanitaires comme piliers d’un régime néo-féodal d’accumulation capitaliste. Comme nous le verrons, ces deux objectifs se fondent en un seul.

En 2019, l’économie mondiale était en proie à la même maladie qui avait provoqué le resserrement du crédit de 2008. Elle étouffait sous une montagne insoutenable de dettes. De nombreuses entreprises publiques ne parvenaient pas à générer suffisamment de bénéfices pour couvrir les paiements d’intérêts sur leurs propres dettes et ne se maintenaient à flot qu’en contractant de nouveaux prêts. Les « entreprises zombies » (dont la rentabilité est faible d’une année sur l’autre, le chiffre d’affaires en baisse, les marges réduites, la trésorerie limitée et le bilan fortement endetté) se multiplient. L’effondrement du marché repo de septembre 2019 doit être replacé dans ce contexte économique fragile.

Lorsque l’air est saturé de matières inflammables, la moindre étincelle peut provoquer une explosion. Et dans le monde magique de la finance, tout se tient : un battement d’ailes de papillon dans un certain secteur peut faire s’écrouler tout le château de cartes. Sur des marchés financiers alimentés par des prêts bon marché, toute hausse des taux d’intérêt est potentiellement cataclysmique pour les banques, les fonds spéculatifs, les fonds de pension et l’ensemble du marché des obligations d’État, car le coût des emprunts augmente et les liquidités se tarissent. C’est ce qui s’est passé avec la « repocalypse » de septembre 2019 : les taux d’intérêt sont montés en flèche jusqu’à 10,5 % en quelques heures, une panique s’est déclenchée, affectant les marchés à terme, les options, les devises et d’autres marchés où les traders parient en empruntant des pensions. La seule façon de désamorcer la contagion était de jeter autant de liquidités que nécessaire dans le système – comme des canadairs lâchant des milliers de litres d’eau sur un feu de forêt. Entre septembre 2019 et mars 2020, la Fed a injecté plus de 9 000 milliards de dollars dans le système bancaire, soit l’équivalent de plus de 40 % du PIB américain.

Il convient donc d’inverser le discours dominant : la bourse ne s’est pas effondrée (en mars 2020) parce qu’il a fallu imposer des lockdowns, mais parce que les marchés financiers s’effondraient. Les lockdowns ont entraîné la suspension des transactions commerciales, ce qui a réduit la demande de crédit et mis fin à la contagion. En d’autres termes, la restructuration de l’architecture financière par une politique monétaire extraordinaire était subordonnée à l’arrêt du moteur de l’économie. Si l’énorme masse de liquidités injectées dans le secteur financier avait atteint les transactions sur le terrain, un tsunami monétaire aux conséquences catastrophiques aurait été déclenché.

Comme l’a affirmé l’économiste Ellen Brown, il s’agissait d’un « autre sauvetage », mais cette fois « sous couvert d’un virus ». De même, John Titus et Catherine Austin Fitts ont noté que la « baguette magique » Covid-19 a permis à la Fed d’exécuter le plan « going direct » de BlackRock, littéralement : elle a effectué un achat sans précédent d’obligations d’État, tout en émettant, à une échelle infiniment plus petite, des « prêts COVID » garantis par l’État aux entreprises. En bref, seul un coma économique induit donnerait à la Fed la marge de manœuvre nécessaire pour désamorcer la bombe à retardement qui se déclenche dans le secteur financier. Sous l’effet de l’hystérie collective, la banque centrale américaine a bouché les trous du marché des prêts interbancaires, évitant ainsi l’hyperinflation et le Conseil de surveillance de la stabilité financière (l’agence fédérale de surveillance des risques financiers créée après l’effondrement de 2008), comme nous l’avons vu iciCependant, le plan « going direct » doit aussi être considéré comme une mesure désespérée, car il ne peut que prolonger l’agonie d’une économie mondiale de plus en plus otage de la planche à billets et de l’inflation artificielle des actifs financiers.

Continuer la lecture de cet article sur le site du Salon philosophique [en anglais]

Le renforcement des pouvoirs de l’OMS — Le nouveau Traité international sur les pandémies, la fin de la souveraineté des Nations et le Nouvel ordre mondial

Sott.net ven., 08 oct. 2021

Note des éditeurs : Toutes les mesures appliquées dans le monde depuis 2020, y compris la vaccination obligatoire, sont légales en vertu du Règlement sanitaire international de 2005, signé par 196 pays.

Vous trouverez ci-dessous un article du Dr Urmie Ray BA, MA, Mmath, Ph.d. Cantab, publié sur le site Web de Principia Scientific International, une association d’intérêt communautaire à but non lucratif légalement enregistrée au Royaume-Uni en tant que société constituée à des fins caritatives. Principia Scientific International est une communauté autonome de scientifiques impartiaux du monde entier qui délibèrent, débattent et publient des réflexions de pointe sur un éventail de questions sans idée préconçue.

En attente d’un traité international habilitant l’OMS

Du 29 novembre au 1er décembre 2021, les États membres se réuniront en session spéciale avec l’OMS pour discuter et éventuellement signer un nouveau traité sur la préparation et l’intervention en cas de pandémie. Cette décision, prise en mars 2021, est soutenue par 26 nations, dont l’Australie, le Canada, l’Islande, la Norvège, la République de Corée, l’Afrique du Sud, l’Ukraine, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Uruguay et les États membres de l’Union européenne[1]. L’absence de la Russie, de la Chine et de l’Inde parmi ces 26 pays mérite d’être soulignée. Le Règlement sanitaire international (2005)[2] signé par 196 pays donne déjà aux États le droit légal de :

  • revoir l’historique des déplacements dans les zones touchées ;
  • examiner les preuves de l’examen médical et de toute analyse de laboratoire ;
  • exiger des examens médicaux ;
  • examiner les preuves de vaccination ou d’autre prophylaxie ;
  • exiger une vaccination ou une autre prophylaxie ;
  • placer les personnes suspectes sous observation de santé publique ;
  • mettre en place une quarantaine ou d’autres mesures sanitaires pour les personnes suspectes ;
  • mettre en œuvre l’isolement et le traitement si nécessaire des personnes affectées ;
  • mettre en œuvre la recherche des contacts des personnes suspectes ou affectées ;
  • refuser l’entrée des suspects et des personnes concernées ;
  • refuser l’entrée des personnes non affectées dans les zones affectées ; et
  • mettre en œuvre un filtrage de sortie et/ou des restrictions sur les personnes des zones affectées.

Autrement dit, toutes les mesures appliquées dans le monde depuis 2020, y compris la vaccination obligatoire, sont en effet légales en vertu de cet ancien traité. En particulier, il modifie de manière critique la définition de « quarantaine » par rapport à celle du Règlement sanitaire international (RSI) de 1969. Là, il n’est utilisé que dans l’expression « en quarantaine » définie comme

« un état ou une condition au cours duquel des mesures sont appliquées par une autorité sanitaire à un … moyen de transport ou conteneur, pour empêcher la propagation de maladies, de réservoirs de maladies ou de vecteurs de maladies de l’objet de la quarantaine. »[3]

Le RSI révisé de 2005 utilise le terme seul et le définit comme

« la restriction des activités et/ou la séparation des autres des personnes suspectes qui ne sont pas malades ou des bagages, conteneurs, moyens de transport ou marchandises suspects de manière à empêcher le propagation possible de l’infection ou de la contamination. »

Cela représente un changement subtil mais critique de la protection de la communauté à la restriction des libertés individuelles.

La mise en place de quarantaine et d’autres mesures coercitives sur tous, y compris la surveillance et la vaccination, est légalisée : l’expression « personnes suspectes » criminalise tout individu, sain et malsain. En effet, il couvre toute personne

« considérée par un État partie comme ayant été exposée, ou éventuellement exposée, à un risque de santé publique et qui pourrait être une source possible de propagation de maladie. »

L’utilisation de « éventuellement » et « possible » est importante [fondamentale ? – NdE].

https://archive.org/embed/international-pandemic-treaty_202110
Alors pourquoi la nécessité d’un nouveau traité ?

La réponse a été donnée par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus :

« C’est le seul changement majeur qui contribuerait le plus à renforcer la sécurité sanitaire mondiale et à autonomiser l’Organisation mondiale de la santé. »[4]

Le RSI révisé de 2005 laisse encore une certaine autorité aux États et exige certaines conditions pour qu’un événement sanitaire dans un État particulier soit considéré comme suffisamment grave au niveau mondial pour que l’État soit contraint de le communiquer à l’OMS.

Une fois communiquée, elle devient la prérogative du directeur général de l’OMS de déterminer si elle « constitue une urgence de santé publique », mais en collaboration avec cet État particulier. Même s’il faut ajouter qu’en cas de désaccord, le directeur général décide après consultation du comité d’urgence de l’OMS, et passé un certain délai, aucun État ne peut rejeter ou émettre de réserves sur le RSI ou ses éventuels amendements ultérieurs.

Pourtant, dans une certaine mesure, les mesures mises en œuvre restent le résultat d’un dialogue entre les « points focaux RSI » dans chaque pays et les « points de contact RSI de l’OMS ». Ce qui est particulièrement important, c’est que les mesures énumérées ci-dessus, bien que rendues légales par le RSI, ne peuvent en vertu de ce traité, être que recommandées par l’OMS, non imposées, et qu’il appartient aux États de procéder à leur imposition, et de vérifier si elles sont suivies par des moyens déjà existants dans leurs pays respectifs.[5]

Le nouveau traité remédierait aux « faiblesses » ci-dessus du RSI tel qu’il est considéré comme étant, en assurant « une vérification, un suivi et une conformité indépendants »Compte tenu de la finalité clairement exprimée de l’autonomisation de l’OMS, doit-on en conclure que « indépendant » signifie sous l’autorité de l’OMS plutôt que des États eux-mêmes ?[6] En outre, le RSI couvre « les dangers pour la santé publique et les urgences de santé publique de portée internationale »alors que le traité concernera « tous les dangers », pas seulement les pandémies. Dans ce dernier cas, il prendrait le relais du RSI une fois qu’une pandémie serait officiellement déclarée par l’OMS.[7]

Cela dit, le traité clarifierait probablement également l’idée exprimée dans les « orientations provisoires de planification pré-pandémique » du CDC de 2007[8], à savoir annuler la nécessité d’une pandémie pour mettre en œuvre des mesures restrictives. Il suffirait qu’un événement soit déclaré « urgence de santé publique à potentiel pandémique ». Étant donné que tout événement futur est toujours hypothétique, cela permet-il le maintien des mesures pour une durée indéterminée ?

Car on peut toujours prétendre qu’une pandémie se produira surtout si les mesures étaient levées. Cela soulève de nombreuses questions, d’autant plus que l’événement n’aurait plus besoin d’être « d’envergure internationale comme dans le RSI actuel ». Les « mesures », comme conseillé, devraient également aller au-delà du champ d’application actuel du RSI, « en particulier pour couvrir la production et la fourniture de vaccins, de diagnostics et de traitements »[9].

Contrairement au RSI, le traité irait également au-delà des questions sanitaires et permettrait la mise en œuvre de mesures contre les« perturbations sociales et économiques »ainsi que le« risque de catastrophe plus large »[10]. Serait-ce en effet non seulement légaliser la fin des critiques, et donc de la liberté d’expression, et permettre de contrôler tout antagonisme public contre les mesures restrictives par une« assistance internationale d’urgence »[11], et pas seulement par police nationale ou forces militaires, mais internationales ?

Bref, comme le pense le Dr Valentina Kiseleva, experte indépendante en bioéthique et biosécurité, le traité ne fournirait-il pas le cadre juridique international de dérogation aux droits civils et politiques garantis « même en cas d’urgence menaçant la vie de la nation » par les Principes de Syracuse sur les dispositions de limitation et de dérogation dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques rédigés en 1984[12], à savoir :

« le droit à la vie ; le droit de ne pas être soumis à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et à ne pas subir d’expérimentation médicale ou scientifique sans le libre consentement ; être libéré de l’esclavage ou de la servitude involontaire ; le droit de ne pas être emprisonné pour dette contractuelle ; le droit de ne pas être reconnu coupable ou condamné à une peine plus lourde en vertu d’une législation pénale rétroactive ; le droit à la reconnaissance en tant que personne devant la loi ; et la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ces droits ne sont susceptibles de dérogation sous aucune condition, même dans le but affirmé de préserver la vie de la nation » ?

Pour le principe de Syracuse, il suffit de s’assurer qu’« aucun État partie ne doit » en aucune circonstance « déroger aux garanties du Pacte ci-dessus ». Cependant, selon le nouveau traité, l’OMS, éventuellement avec l’aide d’autres organismes internationaux, ne deviendrait-elle pas une puissance planétaire occupante, chaque État étant une unité subordonnée collaboratrice, comme la France en 1940, et donc sans aucun pouvoir de veiller à ce que les droits non susceptibles de dérogation soient protégés ?

Dernier point mais non le moindre,

« essayer de réviser le RSI serait un long processus et prendrait plusieurs années. … En outre, tout amendement apporté au RSI n’entrera en vigueur que deux ans après son adoption. Un monde en crise ne peut pas se permettre d’attendre aussi longtemps. »[13]

Pourquoi une telle précipitation pour faire ratifier le traité ?

Il ne faut pas oublier que parmi les principaux contributeurs de l’OMS figurent la fondation Bill et Melinda Gates et l’alliance vaccinale (GAVI) qu’elle a créée en 2000 et dont elle a essentiellement fourni le financement initial, dans un

« partenariat public-privé unique […] des entreprises partenaires, des ONG, des groupes de défense, des associations professionnelles et communautaires, des organisations confessionnelles et le milieu académique, des fabricants de vaccins, y compris ceux des marchés émergents, des instituts de recherche et des instituts techniques de santé, ainsi que des gouvernements de pays en développement. »[14]

Principia Scientific International

« Un des rapports demande que l’autorité du chef de l’OMS soit renforcée par un mandat unique de sept ans sans possibilité de réélection (contre un mandat actuel de 5 ans reconductible), afin qu’il échappe aux pressions politiques. »

Euronews, 25 mai 2021

OMS - 1
OMS - 2

Le Covid-19 met en évidence la nécessité d’une action conjointe pour renforcer la structure du secteur de la santé internationale

Publié par l’Organisation mondiale de la santé, le 30 mars 2021

La pandémie de Covid-19 représente le plus grand défi auquel la communauté mondiale a été confrontée depuis les années 1940. À cette époque, les dirigeants politiques ont pris la mesure des ravages provoqués par les deux guerres mondiales et se sont réunis pour former le système multilatéral. Leurs objectifs étaient clairs : rassembler les pays, éloigner les tentations de l’isolationnisme et du nationalisme et faire face aux enjeux pour lesquels une solution commune n’était possible que dans un esprit de solidarité et de coopération, à savoir la paix, la prospérité, la santé et la sécurité.

Alors que nous luttons ensemble pour venir à bout de la pandémie de Covid-19, notre espoir est aujourd’hui le même de mettre en place une structure plus solide pour le secteur de la santé internationale afin de protéger les prochaines générations. Il y aura d’autres pandémies et d’autres situations d’urgence sanitaire de grande ampleur. Aucun gouvernement ni aucun organisme multilatéral ne peut, seul, faire face à cette menace. La question n’est pas de savoir si cela aura lieu, mais quand. Ensemble, nous devons être mieux à même de prévoir les pandémies, de les prévenir, de les détecter, de les évaluer et d’y réagir efficacement et d’une manière parfaitement coordonnée. La pandémie de Covid-19 nous a rappelé brutalement et dans la douleur que nul n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité.

Nous nous engageons donc à garantir un accès universel et équitable à des vaccins, à des médicaments et à des produits de diagnostic sûrs, efficaces et abordables pour cette pandémie et celles qui suivront. La vaccination est un bien public mondial et il nous faudra être en mesure de développer, de fabriquer et de déployer des vaccins dans les plus brefs délais.

C’est pour cette raison que le Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19 (Accélérateur ACT) a été mis sur pied, son objectif étant de promouvoir l’égalité d’accès aux tests, aux traitements et aux vaccins et d’apporter un soutien aux systèmes de santé à l’échelle de la planète. L’Accélérateur ACT s’est montré, à bien des égards, à la hauteur des attentes, mais l’accès équitable n’est pas encore une réalité. Nous pouvons en faire davantage pour l’encourager à l’échelle mondiale.

Dans cette optique, nous croyons que les pays devraient œuvrer ensemble à l’élaboration d’un nouveau traité international sur la préparation et la riposte aux pandémies.

Un tel engagement collectif renouvelé serait une étape importante pour consolider la préparation aux pandémies au plus haut niveau politique. La Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé lui servirait d’ancrage et il s’appuierait sur d’autres organisations sans lesquelles cette entreprise, menée à l’appui du principe de la santé pour tous, ne pourrait aboutir. Un tel traité se fonderait sur les actuels instruments mondiaux de la santé, en particulier le Règlement sanitaire international, de manière à lui garantir une assise solide et éprouvée qui nous servirait de point de départ pour améliorer les choses.

L’objectif principal de ce traité serait de promouvoir une démarche qui fasse intervenir l’ensemble des pouvoirs publics et de la société et qui renforce les capacités nationales, régionales et mondiales et la résilience face aux futures pandémies. Cela suppose notamment de consolider fortement la coopération internationale pour améliorer, par exemple, les systèmes d’alerte, la mise en commun des informations, la recherche, ainsi que la production et la distribution locales, régionales et mondiales de moyens médicaux et d’interventions de santé publique, comme les vaccins, les médicaments, les produits de diagnostic et les équipements de protection individuelle.

Ce traité ferait également sien le principe « Un monde, une santé » qui relie la santé des humains, des animaux et de notre planète. Enfin, un instrument de cet ordre devrait conduire à une plus grande responsabilisation mutuelle et à un partage des responsabilités, et favoriser la transparence et la coopération au sein du système international et à l’égard de ses règles et de ses normes.

Pour ce faire, nous travaillerons avec les chefs d’État et de gouvernement du monde entier et avec toutes les parties prenantes concernées, dont la société civile et le secteur privé. Nous avons la conviction que c’est à nous, en tant que dirigeants de nations et d’institutions internationales, qu’il incombe de veiller à ce que le monde tire les enseignements de la pandémie de Covid-19.

Au moment où le Covid-19 tire parti de nos faiblesses et de nos divisions, nous devons saisir cette occasion pour nous rassembler en tant que communauté mondiale en faveur d’une coopération pacifique qui aille au-delà de cette crise. Le renforcement de nos capacités et de nos systèmes pour y parvenir prendra du temps et exigera un engagement soutenu pendant de nombreuses années d’un point de vue politique, financier et de la société en générale.

Nous laisserons en héritage la solidarité qui sera la nôtre au moment de faire en sorte que le monde soit mieux préparé. C’est elle qui protégera nos enfants et nos petits-enfants et qui permettra que les futures pandémies affectent aussi peu que possible nos économies et nos sociétés.

La préparation aux pandémies a besoin d’un leadership mondial pour bâtir un système de santé mondial à la hauteur de ce millénaire. Pour que cet engagement devienne réalité, notre action doit être guidée par la solidarité, la justice, la transparence, l’inclusion et l’équité.

Signataires :

  • J. V. Bainimarama, Premier Ministre des Fidji ;
  • Prayut Chan-o-cha, Premier Ministre de Thaïlande ;
  • António Luís Santos da Costa, Premier Ministre du Portugal ;
  • Mario Draghi, Premier Ministre de l’Italie ;
  • P Klaus Iohannis, Président de la Roumanie ;
  • Boris Johnson, Premier Ministre du Royaume-Uni ;
  • Paul Kagame, Président du Rwanda ;
  • Uhuru Kenyatta, Président du Kenya ;
  • Emmanuel Macron, Président de la France ;
  • Angela Merkel, Chancelière de l’Allemagne ;
  • Charles Michel, Président du Conseil européen ;
  • Kyriakos Mitsotakis, Premier Ministre de la Grèce ;
  • Moon Jae-in, Président de la République de Corée ;
  • Sebastián Piñera, Président du Chili ;
  • Andrej Plenković, Premier Ministre de Croatie ;
  • Carlos Alvarado Quesada, Président du Costa Rica ;
  • Edi Rama, Premier Ministre de l’Albanie ;
  • Cyril Ramaphosa, Président de l’Afrique du Sud ;
  • Keith Rowley, Premier Ministre de Trinité-et-Tobago ;
  • Mark Rutte, Premier Ministre des Pays-Bas ;
  • Kais Saied, Président de la Tunisie ;
  • Macky Sall, Président du Sénégal ;
  • Pedro Sánchez, Premier Ministre de l’Espagne ;
  • Erna Solberg, Première Ministre de Norvège ;
  • Aleksandar Vučić, Président de la Serbie ;
  • Joko Widodo, Président de l’Indonésie ;
  • Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine ;
  • Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé.


L’Union européenne soutient le processus de l’Organisation mondiale de la santé en vue d’un traité sur les pandémies

Publié par le Conseil de l’Union européenne et dleConseil européen, le 15 juin 2021

Lors de l’Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l’OMS ont adopté, le 31 mai 2021, la décision d’examiner un nouveau traité international sur les pandémies lors d’une session extraordinaire qui se tiendra en novembre 2021. Le Conseil a adopté, le 20 mai 2021, une décision visant à soutenir l’ouverture de négociations concernant un traité international sur la lutte contre les pandémies dans le cadre de l’OMS. L’objectif de la décision du Conseil est de garantir la participation de l’Union européenne aux négociations portant sur des questions relevant de la compétence de l’Union européenne, compte tenu de l’adhésion éventuelle de l’Union européenne au traité.

Un tel traité appuierait les efforts internationaux visant à renforcer la sécurité sanitaire mondiale, notamment en ce qui concerne la préparation et la réaction aux urgences sanitaires, à la lumière des enseignements tirés de la pandémie.

Pourquoi un traité international ?

La pandémie de Covid-19 constitue un défi mondial. Aucun gouvernement ni aucune institution ne peut faire face seul à la menace que représentent de futures pandémies.

Un traité est un instrument juridiquement contraignant en vertu du droit international. Un traité international sur les pandémies, adopté dans le cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), permettrait aux pays du monde entier de renforcer les capacités nationales, régionales et mondiales et la résilience face à de futures pandémies.

Objectifs

La proposition de traité est guidée par un esprit de solidarité collective, ancré dans les principes d’équité, d’inclusion et de transparence.

Ni les gouvernements, pris isolément, ni la communauté internationale ne peuvent totalement prévenir les pandémies. Il n’empêche que la communauté internationale doit être bien mieux préparée et mieux coordonnée pour réagir à d’éventuelles futures pandémies, et ce tout au long du cycle de détection, d’alerte et de réaction.

Le traité énoncerait les objectifs et les principes fondamentaux, de façon à structurer l’action collective nécessaire pour lutter contre les pandémies.

Un traité international sur les pandémies permettrait d’accroître les efforts et de les faire converger sur :

  • la détection précoce et la prévention des pandémies ;
  • la résilience face à de futures pandémies ;
  • la réaction à d’éventuelles futures pandémies, notamment en assurant un accès universel et équitable à des solutions médicales, telles que les vaccins, les médicaments et les diagnostics ;
  • le renforcement du cadre international en matière de santé, l’OMS jouant le rôle d’autorité de coordination en ce qui concerne les questions sanitaires mondiales ;
  • le concept « Une seule santé », qui établit un lien entre la santé humaine, la santé animale et la santé de notre planète.

Plus précisément, un tel traité peut renforcer la coopération internationale dans un certain nombre de domaines prioritaires, tels que la surveillance, les alertes et la réaction, mais aussi la confiance générale dans le système de santé international.

Mesures incitatives et avantages

Amélioration de la surveillance des risques de pandémie

La surveillance des risques et, en particulier, le partage des connaissances sur les nouvelles maladies infectieuses se propageant des animaux à l’homme constitue un élément essentiel de la prévention de futures pandémies.

Cet objectif pourrait être atteint par les moyens suivants :

  • le renforcement des capacités de laboratoire et de surveillance nécessaires pour identifier les maladies animales dans tous les pays ;
  • l’amélioration de la collaboration entre centres de recherche partout dans le monde ;
  • une meilleure coordination du financement international des principales capacités.

Amélioration des mécanismes d’alerte

La création de niveaux d’alerte supplémentaires, en fonction de la gravité des risques sanitaires, améliorerait la précision de la communication sur les menaces pour la santé publique. Cela renforcerait la transparence et la légitimité des mesures de restriction ou des mesures en matière de santé.

Les technologies numériques et des outils novateurs pour la collecte et le partage des données ainsi que pour l’analyse prédictive peuvent contribuer à la communication en temps réel et à l’alerte rapide, ce qui permettrait dès lors de réagir plus rapidement.

Amélioration de la réaction

Fournitures médicales et services de santé

Comme cela a été démontré au cours de la pandémie de Covid-19, les chaînes d’approvisionnement et les systèmes logistiques mondiaux doivent être plus résilients pour faire face aux menaces sanitaires mondiales. Tous les pays devraient pouvoir bénéficier, sans interruption, d’un accès aux fournitures, médicaments et équipements essentiels, d’où qu’ils proviennent dans le monde.

La coordination mondiale en vue de la constitution efficace de stocks peut également permettre de réagir plus facilement aux pandémies. La capacité de déployer sur le terrain de l’équipement médical et des équipes médicales hautement qualifiées représenterait en outre un progrès pour la sécurité sanitaire au niveau mondial.

Recherche et innovation

La pandémie de COVID-19 a montré à quel point il est essentiel que la communauté scientifique se mobilise sans délai et que l’industrie soit à même d’accroître rapidement sa capacité de production.

Une approche coordonnée au niveau planétaire en vue de découvrir, mettre au point et distribuer des solutions médicales efficaces et sûres, par exemple des vaccins, des médicaments, des systèmes de diagnostic et des équipements de protection, serait bénéfique à la sécurité sanitaire collective.

Le partage d’informations sur les agents pathogènes, d’échantillons biologiques et de données génomiques ainsi que la mise au point de solutions médicales en temps utile (vaccins, traitements et diagnostics) sont essentiels pour améliorer la préparation aux pandémies au niveau mondial.

Amélioration des mécanismes de réaction

Les inégalités en matière d’accès aux vaccins, aux médicaments et aux diagnostics risquent de prolonger les pandémies et d’aggraver le tribut à payer, en termes de vies humaines et de santé, mais aussi pour nos sociétés et nos économies.

Le traité tirerait les enseignements de l’expérience acquise avec l’accélérateur d’accès aux outils contre le Covid-19 (dispositif ACT), le mécanisme COVAX et d’autres instruments collectifs mis au point depuis le début de la pandémie de Covid-19, afin de répondre de manière plus équitable aux besoins mondiaux lors de futures pandémies.

Amélioration de la mise en œuvre

La résilience des systèmes nationaux de santé publique constitue un élément crucial dans la lutte contre une pandémie. Les pays doivent pouvoir compter sur leurs systèmes de santé publique pour réagir efficacement lorsque survient une pandémie. Pour ce faire, il faudrait un mécanisme de rapport par pays plus solide, un recours plus généralisé aux évaluations externes conjointes et un meilleur suivi.

Rétablir la confiance dans le système de santé international

Le traité assurerait davantage de transparence, de responsabilisation et de partage des responsabilités au sein du système international. En outre, il établirait les bases d’une meilleure communication et d’une meilleure information des citoyens. La mésinformation risque de saper la confiance du public et de réduire l’efficacité des réponses apportées en matière de santé publique. Pour regagner la confiance des citoyens, il faudrait prévoir des mesures concrètes destinées à améliorer la diffusion d’informations fiables et exactes et à contrer la mésinformation à l’échelle mondiale.

Processus

Un traité international sur la lutte contre les pandémies serait un instrument universel qui pourrait prendre la forme d’une convention-cadre découlant de la constitution de l’OMS.

En effet, une disposition spéciale de la constitution de l’OMS, en l’occurrence son article 19, habilite l’Assemblée mondiale de la santé à négocier et adopter « des conventions ou accords se rapportant à toute question entrant dans la compétence de l'[OMS] ». Ainsi, cet article a été utilisé en 2003 pour l’adoption de la convention-cadre pour la lutte antitabac.

Le traité sur les pandémies serait adopté par les États membres de l’OMS réunis au sein de l’Assemblée mondiale de la santé. Une fois adopté au niveau international par l’Assemblée, le traité devrait être ratifié par le nombre requis de pays pour entrer en vigueur. Il ne deviendrait juridiquement contraignant que pour les pays qui le ratifient au niveau national.

Un tel traité s’appuierait sur les instruments internationaux existants dans le domaine de la santé, en particulier sur le règlement sanitaire international, assurant une base solide et éprouvée sur laquelle se fonder.

Contexte

La proposition de traité international sur les pandémies a été annoncée pour la première fois par le président du Conseil européen, Charles Michel, lors du Forum de Paris sur la paix, en novembre 2020.

« Nous devons aller plus loin et tirer les leçons de la pandémie. On constate qu’il est absolument crucial de pouvoir agir plus vite et de façon plus coordonnée, pour faire en sorte que des équipements médicaux soient disponibles et pour s’échanger très rapidement des informations afin de protéger au mieux nos citoyens. »

~ Charles Michel, président du Conseil européen, discours lors du Forum de Paris sur la paix, 12 novembre 2020

Cet appel en faveur d’un traité international sur les pandémies a également été mis en évidence par les dirigeants du G7 dans leur déclaration du 19 février 2021.

Les dirigeants de l’Union européenne sont convenus, le 25 février 2021, de travailler à un traité international sur les pandémies.

« Nous sommes déterminés à faire progresser la sécurité sanitaire mondiale, notamment en renforçant l’Organisation mondiale de la santé et en œuvrant à l’élaboration d’un traité international sur les pandémies dans le cadre de cette organisation. »

~ Déclaration des membres du Conseil européen, 25 février 2021

Notes

  1. Organisation mondiale de la santé : « Session extraordinaire de l’Assemblée mondiale de la Santé en vue d’envisager d’élaborer une convention, un accord ou un autre instrument international de l’OMS sur la préparation et la riposte aux pandémies ». A74/A/CONF./7 – Point 17.3 de l’ordre du jour, 25 mai 2021.
  2. Organisation mondiale de la santé : « Règlement sanitaire international (2005) ». Troisième édition. 1 janvier 2016. ISBN: 9789242580495. [Texte original sur Fedlex]
  3. Organisation mondiale de la santé : « Révision du Règlement sanitaire international ». Résolutions et décisions (WHA58.3).
  4. Bill Chappell : « The ‘Time Has Come’ For A Global Pandemic Treaty, WHO’s Tedros Says ». NPR, May 31, 2021.
  5. OMS : « Révision du Règlement sanitaire international ». Résolutions et décisions (WHA58.3).
  6. Haik Nikogosian and Ilona Kickbusch : « How would a pandemic treaty relate with the existing IHR (2005)? » The BMJ Opinion, May 23, 2021.
  7. Idem.
  8. Eric Toner, M.D. : « CDC Releases Interim Planning Guidance for Mitigation of Pandemic Influenza ». Clinicians’ Biosecurity News. JHSPH Center for Health Security, February 7, 2007.
  9. Haik Nikogosian and Ilona Kickbusch : « How would a pandemic treaty relate with the existing IHR (2005)? » The BMJ Opinion, May 23, 2021.
  10. Idem.
  11. Idem.
  12. Commission des droits de l’homme des Nations unies : « Principes de Syracuse concernant les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui autorisent des restrictions où des dérogations ». 28 septembre 1984, E/CN.4/1985/4. [PDF]
  13. Haik Nikogosian and Ilona Kickbusch : « How would a pandemic treaty relate with the existing IHR (2005)? » The BMJ Opinion, May 23, 2021.
  14. À propos de GAVI : www.gavi.org/fr/notre-alliance/a-propos.

Références

Source de l’article publié le 7 octobre 2021 : Guy Boulianne

La « monnaie numérique programmable » : La prochaine étape de la nouvelle normalité ?

par Kit Knightly.

La phase finale de la guerre contre l’argent liquide est arrivée : l’argent est remplacé par des coupons soumis à un contrôle total de l’État.

S’inspirant du modèle du bitcoin, les banques centrales envisagent de produire leurs propres « monnaies numériques ». En supprimant tout ce qui reste de vie privée, en s’octroyant un contrôle total sur chaque transaction, en limitant même ce pour quoi les gens ordinaires sont autorisés à dépenser leur argent.

Dès l’apparition du bitcoin et d’autres crypto-monnaies, vendus comme un moyen d’échange indépendant et alternatif en dehors du statu quo financier, ce n’était qu’une question de temps avant que cette nouvelle alternative ne soit absorbée, modifiée et redéployée au service de l’État.

Voici les « monnaies numériques des banques centrales » : la réponse grand public au bitcoin.

Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, les « monnaies numériques des banques centrales » (CBDC en anglais) sont exactement ce à quoi elles font penser, des versions numérisées de la livre/dollar/euro, etc. émises par les banques centrales.

Comme le bitcoin (et d’autres crypto-monnaies), la CBDC serait entièrement numérique, ce qui contribuerait à la guerre actuelle contre l’argent liquide. Toutefois, contrairement aux crypto-monnaies, elle ne comporterait aucun cryptage préservant l’anonymat. En fait, ce serait totalement l’inverse, ce qui pourrait mettre fin à l’idée même de confidentialité financière.

Il se peut que vous n’ayez pas beaucoup entendu parler des plans des CBDC, perdus comme ils le sont dans l’enchevêtrement de la « pandémie » en cours, mais la campagne existe bel et bien, et se poursuit dans les coulisses depuis des mois. Aujourd’hui même, Reuters et le Financial Times ont publié des articles à ce sujet. C’est une longue et lente escroquerie, mais une escroquerie quand même.

Les pays où l’idée a le plus progressé sont la Chine et le Royaume-Uni. Le yuan numérique chinois est en cours de développement depuis 2014 et fait l’objet de tests continus et généralisés. Le Royaume-Uni est loin d’avoir atteint ce stade, mais le chancelier Rishi Sunak s’efforce de promouvoir une livre numérique que la presse appelle « Britcoin ».

D’autres pays, dont la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud et la Malaisie, ne sont pas loin derrière.

Les États-Unis étudient également cette idée. Jerome Powell, directeur de la Réserve fédérale, a annoncé la publication prochaine d’un rapport détaillé sur le « dollar numérique ».

L’émission d’un euro numérique pour les particuliers est aussi à l’étude.

Les propositions relatives au fonctionnement de ces CBDC devraient suffire à déclencher des signaux d’alarme, même dans les esprits les plus confiants.

La plupart des gens n’apprécieraient pas l’idée que le gouvernement surveille « toutes les dépenses en temps réel », mais ce n’est pas le pire.

L’idée de loin la plus dangereuse est que toute future monnaie numérique devrait être « programmable ». Cela signifie que les personnes qui émettent l’argent auraient le pouvoir de contrôler la façon dont il est dépensé.

Il ne s’agit pas d’une interprétation ou d’une « théorie du complot », il suffit d’écouter Agustin Carstens, directeur de la Banque des règlements internationaux, s’exprimant plus tôt cette année:

Reprenons cette citation, en la soulignant :

« La différence essentielle [avec une CBDC] est que la banque centrale aurait un contrôle absolu sur les règles et règlements qui détermineront l’utilisation de cette expression de la responsabilité de la banque centrale, et qu’elle disposerait de la technologie nécessaire pour les faire appliquer ».

…ce qui vous indique non seulement qu’ils veulent et recherchent ce pouvoir, mais aussi comment ils le justifient pour eux-mêmes. Ils transforment l’argent des autres en une « expression de leur responsabilité », et considèrent donc qu’il est normal qu’ils le contrôlent.

Un article paru dans The Telegraph, en juin dernier, était tout aussi franc [c’est nous qui soulignons] :

« L’argent numérique pourrait être programmé de manière à ce qu’il ne soit dépensé que pour des produits de première nécessité ou des biens qu’un employeur ou un gouvernement considère comme raisonnables ».

L’article cite ensuite Tom Mutton, un directeur de la BoE :

« Vous pourriez introduire la programmabilité […] Cela pourrait avoir des effets bénéfiques sur le plan social, en empêchant une activité qui est considérée comme socialement nuisible d’une certaine manière ».

Les gouvernements et les employeurs s’assurent que l’argent qu’ils émettent ne peut être utilisé que pour des choses « raisonnables », et non pour des activités « socialement nuisibles » ? Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour voir comment ce système pourrait évoluer et transformer la société en un véritable cauchemar dystopique.

En Chine, le processus a déjà commencé, avec un manque de subtilité caractéristique. Alors qu’ils progressent vers la mise en circulation de leur monnaie numérique, ils interdisent toutes les crypto-monnaies pour éliminer la concurrence et il est déjà connu que le yuan numérique sera programmable.

L’approche de l’Occident sera probablement moins directe, mais pas moins contraignante pour autant.

Le Britcoin ne sera probablement introduit que dans des « circonstances particulières ». À commencer, comme le dit The Telegraph, par les prestations de l’État. Elles seront marquées pour n’être dépensées qu’en « produits de première nécessité ». (Bien sûr, si le revenu de base universel est mis en place, alors il est possible que la majorité des gens se retrouvent avec des « prestations de l’État »).

Il n’est pas difficile non plus de voir l’argent programmable alimenter le récit de la « protection du NHS », où les gens ne sont pas autorisés à dépenser l’argent de l’État en sucre, cigarettes ou alcool. Ou encore, les personnes inscrites sur les listes d’attente d’organes, ou diagnostiquées avec certaines maladies, voient leurs salaires et leurs dépenses contrôlés.

Dans l’ensemble, cependant, la nature de la tyrannie britannique est d’être officieuse. Ainsi, le gouvernement britannique fera tout un plat pour renoncer à son propre pouvoir de programmer l’argent, se démarquant ainsi positivement de la Chine… mais il ne prendra aucune mesure pour empêcher les grandes entreprises de « programmer » les salaires qu’elles émettent.

Ainsi, alors que l’État contrôle le yuan numérique en Chine, la livre numérique sera soumise au contrôle des entreprises et utilisée pour mettre en œuvre le partenariat tacite entre l’État et les entreprises qui définit le véritable fascisme.

Cela commencera probablement par de petites mesures prévisibles destinées à « limiter la concurrence ». McDonald’s, par exemple, fera en sorte qu’il soit impossible de dépenser son salaire chez Burger King, et vice versa. Coke et Pepsi. Starbucks et Costa. Vous voyez l’idée.

Nous avons assisté à la montée de la « cancel culture », un âge culturel de la politique identitaire et du « virtue signalling ». Eh bien, imaginez comment la monnaie programmable s’intègre dans tout ça. Les entreprises pourraient s’engager à « combattre la haine », et empêcher leurs employés de donner de l’argent à des partis politiques, des groupes religieux, des organisations caritatives ou des individus figurant sur une liste noire.

À l’ère du Covid, nous avons vu comment les auteurs/acteurs/chanteurs qui sortent du rang font l’objet d’une chasse aux sorcières dévastatrice, mais imaginez un monde où les entreprises pourraient « renoncer à ceux qui répandent la désinformation », en rendant impossible de dépenser les salaires qu’elles émettent pour des œuvres d’art/films/musique/livres de critiques virulents du gouvernement.

Peut-être que les entreprises feront en sorte que les employés non vaccinés soient soumis à davantage de restrictions salariales que les employés vaccinés. Peut-être qu’un salaire de personne non vaccinée ne pourra pas être dépensé dans les cinémas ou les boîtes de nuit, pour « arrêter la propagation du virus ».

John Cunliffe, directeur adjoint de la Banque d’Angleterre, a déclaré au Telegraph :

« On pourrait imaginer des contrats intelligents dans lesquels l’argent serait programmé pour n’être libéré que si quelque chose se produit ».

Peut-être les employeurs supprimeront-ils complètement le choix et feront-ils d’un test négatif et/ou d’un rappel de vaccin une condition préalable au déblocage de votre salaire. Cela pourrait s’appliquer à toutes sortes de comportements à l’avenir.

Le Forum économique mondial a une vision claire de l’avenir où les gens « ne possèdent rien et sont heureux ». Si l’on combine cela avec une guerre prolongée contre l’accession à la propriété, on peut imaginer que les employeurs et les gouvernements émettent de l’argent qui peut être dépensé pour payer un loyer, mais pas une hypothèque.

Imaginez maintenant le « Green New Deal » naissant. Des limites strictes sur la quantité d’argent que vous pouvez dépenser en essence, plastique ou viande.

Seulement X dollars par an pour les vols. Seulement Y livres sur le bœuf. Tout cela pour le bien de la planète.

L’argent, qui était une expression de l’indépendance, ne sera plus qu’un système de coupons entièrement soumis aux caprices des multinationales.

Nous sommes en 2030.
Pour réduire votre empreinte CO2, votre achat de nourriture avec de l’argent numérique
a été refusé parce que vous avez dépassé la limite de kilométrage de votre voiture.
Tout cela est suivi grâce à votre identité numérique.
15 points de crédit social ont été déduits de votre passeport pour le changement climatique.

Tout cela aurait ressemblé à de la paranoïa débridée il y a seulement deux ans, mais seriez-vous honnêtement surpris de voir cette suggestion dans The Guardian, ces jours-ci ?

Une monnaie numérique programmable aurait, codée en elle, la capacité de contrôler toute notre société. Et il semble que c’est là que la Nouvelle Normalité se dirige.


source : https://off-guardian.org

via https://cv19.fr

Appel aux personnes qui suivent les consignes sanitaires.

Partagez cette vidéo à toutes les personnes qui, avec les meilleures intentions du monde, croient bien faire. Et si nous en discutions sereinement dans la logique démocratique plutôt que d’exclure, censurer et dénigrer ?

Comme je l’ai écris dans mon texte Nouvelle terre, du Corona à l’apocalypse“, je rends hommage à toutes les personnes qui résistent en cette période à la peur, à la folie et la montée du totalitarisme.

Cela demande des compétences particulières aujourd’hui de résister avec calme et sagacité au mépris social, au harcèlement, au rejet, à l’agressivité dès lors qu’on fait valoir le droit à notre intégrité physique, au doute et au principe de précaution.

Quelles sont ces compétences particulières ?

Du bon sens certes mais aussi de l’intelligence émotionnelle, la vraie celle qui nous permet de sortir de la prison du cerveau limbique qui nous ramène à l’instinct grégaire d’un animal de meute tantôt loup, tantôt mouton et dans tous les cas pigeon dans les mains machiavéliques et faussement paternelles des gouvernements et des big pharma et leur recherche sans fin de profits.

Si vous êtes de celles et ceux sceptiques devant de telles affirmations, je vous invite vivement à visionner ici mon choix de vidéo et articles qui risquent de vous ébranler quelque peu.

Vous qui ne regardez que les informations des médias traditionnels, voici un choix synthétique des meilleurs contre arguments, ceci afin de vous permettre d’acquérir une vue équilibrée de la situation.

Et permettez-moi de vous poser la question : Où mettez-vous la limite ?

Où et quand mettrez-vous la limite pour comprendre que cette crise n’a rien de sanitaire et dire “ça suffit” ?

Est ce au 3ème confinement, ou au 4ème ?

Sera-ce à la 3° dose obligatoire pour avoir votre pass, ou à la 4ème, la 5ème , la x ème tous les 4 mois ?

Sera-ce quand vous verre l’hécatombe autour de vous dû à ces injections (qui commence à se voir) et qu’on vous dira que cela n’a rien à voir, que ce sont des phémonènes sans causalité et que c’est sans doute un autre variant qui en est responsable ?

Sera-ce quand les nouveaux nés devront être vaccinés alors qu’ils ont 100 fois plus de chance de mourrir du vaccin que du virus ?

Sera-ce quand vous verrez des non vaccinés privés de tous leurs droits et mis dans des camps pour non vacinés “pour les protéger” ?

Sera-ce quand vous comprendrez, trop tard, que vous êtes tracé, traqué numériquement et que l’accès à certains droits vous seront refusés en fonction de votre statut médical ou du bon vouloir du gouvernement, comme en avec le “crédit social” en chine ?

Quand allez-vous enfin cesser que l’on vous prenne un(e) imbécile, tout juste bon à obéir jusqu’à vous détruire la santé et à remplir les poches de Big Pharma et des GAFAM ?

Il est encore temps de vous réveiller.

Pour vous gardiens du vivant, du bon sens, de la dignité et de l’humanité, voici ma sélection actuelle de 4 informations minimales à connaitre pour résister avec intelligence à la bouffée délirante actuelle.

Le choix a été difficile, tant les médecins, experts et intellectuels de bon sens sont nombreux a déconstruire le narratif de la peur.

La suite sur ce lien

L’heure de la surveillance:  » Humains augmentés et intelligence artificielle « 

Patrick Jaulent, PhD Computer & Science Expert en cyber surveillance, ancien directeur au sein d’une des plus grandes agences de cyber surveillance, nous fait une synthèse (ou un rapprochement d’informations) qui nous permet de voir vers quel monde « ils » veulent nous emmener:

  • QR code ADN
  • Formation d’experts en reconnaissance faciale
  • Lois et projets de loi sur la surveillance en relation avec ces technologies de reconnaissance et de surveillance
  • Système de reconnaissance sur base du rythme cardiaque
  • Technologies basées sur laser infra-rouge de longue portée pour compléter la reconnaissance faciale par la reconnaissance du rythme cardiaque

Source: Radio Réveil

EN COMPLEMENT:

NTD Le modèle du contrôle chinois copié en Occident – Technologie quantique

Le pass sanitaire c’est la première expérience de crédit social dans le monde démocratique

L’usage du pass sanitaire se généralise dans le monde. Éric Verhaeghe, énarque et auteur du livre «Le Great Reset: mythes et réalités» (Éd. Culture & Racines), explique au micro de Rachel Marsden que c’est la première étape d’un projet de contrôle étatique mondialiste.

Le site d’Eric Verhaeghe: le courrier des stratèges

Voir sur son site: 10 mesures urgentes pour en finir avec le COVID en 2022

Le pass sanitaire a été conçu en 2018

Dans ce document officiel de l’union européenne (agence soumise à qui vous savez), vous pourrez voir que le passeport vakxinal avait déjà été prévu en 2018, avec une étude de faisabilité de 2019 à 2021, et une mise en place en 2022. Pour ce type de projet, on voit qu’ils sont dans les temps.

Lisez bien les passages surlignés.

L’injection et les rappels tous les ans, permettent à l’oligarchie d’inoculer des substances leur permettant de contrôler votre état de santé, et de rendre malade voire faire mourrir les indésirables.

Le terme C0ViD a un double sens, celui affiché (Coronavirus Disease) et celui occulte (Certificate of Vaccination and Identification), qui est le vrai programme de l’oligarchie.

Le pass sanitaire leur permet de contrôler qui a le droit de travailler, de voyager, de consommer, d’accéder aux soins et services.

L’obligation de vaccination de certaines professions notamment médicales a pour but d’éliminer les récalcitrants, et de conserver les covidiots collabos, ce qui permettra à l’oligarchie de contrôler entièrement le corps médical, les pompiers et les gendarmes.

Source: Jean-Luc @ investisseurpro.com

Contrôle mental: les origines, le projet, les méthodes

Echange vidéo (1h50) entre Ariane Bilheran et Donde Vamos

Nous sommes dans une période de sidération dans laquelle il est difficile de comprendre les logiques et les dynamiques en cours.
Il est alors nécessaire de faire un pas de côté et regarder l’histoire pour comprendre les origines de ce que nous vivons aujourd’hui.
Il existe bien une cohérence dans la dynamique actuelle qui s’inscrit dans les idéologies des élites d’hier. Cette suite logique est celle de l’idéologie eugéniste.

Quel est le projet eugéniste ? Quelles formes a-t-il prises ? Quelles méthodes sont mises en œuvre ? Et enfin, quels sont nos leviers d’action ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre avec Ariane Bilheran et Donde Vamos.

Ariane Bilheran est normalienne (Ulm), psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, chargée de cours à l’Université, auteur, conférencière, consultante. Auteur de plus de vingt-cinq ouvrages, ses domaines d’expertise sont le harcèlement, la paranoïa, les déviances du pouvoir et la reprise de son pouvoir personnel.

Donde Vamos est un pseudonyme, car elle aborde des sujets extrêmement sensibles. C’est une ex-journaliste professionnel pour la presse écrite et pour le web, qui a quitté son métier, car le contexte médiatique ne lui permettait plus d’exercer selon ses aspirations et en cohérence avec ses valeurs. Elle démarre donc le blog Donde Vamos fin 2007. Elle s’intéresse, en autre, aux problèmes de la pédocriminalité et des réseaux pédophiles.

https://odysee.com/@AKINA:7/2021-08-25-CM1-Ariane-Bilheran-Donde-Vamos-HD4:9?r=GnrsskFEpg18NsDfULxvVZ79K5JwPsgn

🔗 Retrouvez Ariane BILHERAN et Donde VAMOS sur la toile :
✅ Site internet de Ariane BILHERAN : https://www.arianebilheran.com/
✅ Site internet de Donde VAMOS : http://dondevamos.canalblog.com/
✅ Site internet du Dr J. REISMAN : http://www.drjudithreisman.com/
​✅ Pôle de traductions : https://www.thetranslationbridge.com/fr

Serait-il imaginable que l’élite globale ait déclaré la guerre à l’humanité?

Source Liliane Held hawam

Deloitte ne met pas au conditionnel le modèle de la nouvelle médecine. Il vous l’affirme en invitant ses clients à se mettre à jour avec ce qui s’en vient. Ecoutez plutôt. (Comme ce genre de vidéos n’est pas censuré, profitez de la traduction offerte par Youtube)

Deloitte, en champion des cabinets de conseil, qui couvre le secteur de la santé, nous offre cette vidéo qui remonte à mars 2019. Bien avant les histoires covidiennes donc.

Dans ce document, nous démontrons que l’individu sain devient, par une volonté de mettre en place une autre forme de médecine, un malade qui s’ignore et que les appareils vont prédire ces maladies avant même que les symptômes apparaissent. Pour ce faire, le personnel de santé est invité à faire évoluer ses compétences pour être capable de répondre à la demande. Le contrôle sera sévère, n’en doutons pas.

Ainsi, les populations humaines sont sommées à accepter un nouveau paradigme techno-médico-sanitaire qui doit changer en profondeur leur identité, leur droit à disposer de leur corps, ET de leur intimité. Sont-elles consentantes ou pas est le dernier des soucis de ces individus qui s’acharnent à modifier la nature humaine afin de réaliser leur rêve, au minimum centenaire: contrôler la vie sur terre par la technologie.

Dans une étude sur la surveillance sanitaire permanente d’un individu connecté, les auteurs ont eu un sursaut d’inquiétude au niveau éthique. Ils y soulignent en passant les problèmes que poseraient la collecte massive de données. « Des quantités considérables de données seront générées avec le développement des technologies de capteurs et de la science des matériaux en raison de la détection omniprésente allant de l’Internet des objets (IoT) aux soins de santé. Ainsi, des méthodes statistiques et informatiques, telles qu’une gamme de techniques d’apprentissage automatique, peuvent être utilisées dans le traitement des données et l’extraction efficace d’informations. Des capacités d’analyse de données en temps réel sont souhaitées pour une gestion robuste des données (Paulovich et al., 2018). Les problèmes éthiques et moraux dans la collecte, l’analyse et le stockage des données, en particulier les données concernant la santé personnelle, doivent être correctement résolus pour protéger la vie privée. « 

https://lilianeheldkhawam.com/2021/07/08/complements-dinfos-sur-les-vaccins-a-base-de-graphene-la-conductivite-electronique-et-les-telecommunications-a-vous-de-voir/

Dans la même étude, on a une représentation d’un individu infiltré de capteurs à base de graphène qui permettent la surveillance permanente de la santé.

… Voici en écho une représentation compatible de l’humain posé sur un téléphone portable qui semble scanné et dont les données sont numérisées et donc récupérées par le Big data.

Regardez cette image incroyable publiée début 2019 par le numéro1 des consultants (secteur de santé inclus). L’individu est représenté sur son cellulaire avec une lumière qui sert à décoder les informations sur sa santé qui sont par la suite numérisée et transmise à un centre de gestion (envie d’écrire plutôt commandement) sanitaire. Vous constaterez le biocapteur au niveau du front. Image déjà présente en mai 2019

the-future-of-health-deloitte-us Télécharger

Une étude de Nature confirme que la technologie et son Big Data est une donnée incontournable de la Nouvelle médecine (envoyée 7 avril 2020)

Fig. 1: The interconnected digital technologies used in the public-health response to COVID-19.

En avril 2020, ce schéma était prêt avec tout le protocole que nous connaissons aujourd’hui! Bluetooth du smartphone au centre du processus. Comme sur l’image de Deloitte d’avant 2019!

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L’élite globalisée livre sa guerre contre le virus

Larry Summers, président du pannel de hauts responsables (comprenez de délégués de la Planète finance) pour la prévention des pandémies, appelle la communauté internationale à investir 15 milliards de dollars par an dans des fonds supplémentaires et pour une refonte majeure de l’infrastructure mondiale de gouvernance de la santé.

« C’est un moment profond dans les relations internationales et dans la politique étrangère« , a déclaré Summers plus tôt cette semaine. « Pour la première fois dans l’histoire, la sécurité de la plupart des peuples du monde dépendra moins de la résistance aux adversaires étrangers et de l’équilibre des pouvoirs que de la réponse à des menaces communes et de la promotion de la coopération
https://lilianeheldkhawam.com/2021/07/22/devinez-qui-dicte-les-ordres-a-vos-autorites-sanitaires/

On voit la terminologie liée à la sécurité, ou à la résistance aux adversaires. Et même si elle n’est utilisée que dans un but rhétorique, elle interpelle et renvoie à cette phrase du président Macron qui avait dit «Nous sommes en guerre face à un ennemi invisible».

Et maintenant, regardez cette présentation de Bill Gates qui use de visuel digne des militaires. Sauf que dans son cas, il a remplacé les soldats de plomb en miniatures en blouse blanche. La nouvelle armée du Nouveau Monde.

Les soldats ont été remplacés par le personnel de santé pour faire face à une promesse de pandémies à répétition.

L’Onu a entendu les responsables des cordons de la bourse sans lesquels les salaires onusiens risqueraient d’avoir quelques petits soucis. Ainsi en mai 2021, le chef de l’ONU lança lui aussi un: « Nous sommes en guerre » contre le C0VlD. Et de préciser: le monde est « en guerre » contre le C0VlD-19,appelant la communauté internationale à aller au-delà de la solidarité et à entrer en « économie de guerre » pour stopper le virus. 
https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/nous-sommes-en-guerre-contre-le-covid-dit-le-chef-de-l-onu_2151430.html

Gates mandate les consultants dans le cadre de sa guerre sanitaire

Gates mandate des consultants que l’on retrouve en train de coacher des gouvernants, voire plus si entente. 
https://lilianeheldkhawam.com/2021/08/09/jusquou-va-linfluence-de-la-firme-mckinsey-en-france-dans-la-promotion-du-vaccin-et-de-la-mise-en-place-du-pass/

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A noter que McKinsey ne pointe qu’à la 6ème place dans le classement Gartner. Deloitte est le numéro 1
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Et en bon généraux, les gouvernants se chargent du terrain

Afin de réaliser sur le terrain la formation d’une armée de personnel médical soumis aux ordres, il va falloir restreindre les libertés individuelles par un contrôle piloté par l’Etat. Tout comme le sont les soldats militaires. Les médecins et autres infirmiers doivent devenir des gens qui appliquent des protocoles/règlements/procédures/etc. sans trop se poser de questions. Mais ils doivent aussi s’adapter à la médecine personnalisée et prédictive hautement connectée comme vu ci-dessus dans la vidéo de Deloitte.

Les médecins contemporains et autres intervenants dans le domaine médical doivent se former et s’adapter à la techno-médecine, ou disparaître.https://lilianeheldkhawam.com/2021/07/25/nanosante-le-metier-de-medecin-voue-a-disparaitre-changement-du-paradigme-medical/.

C’est à cela que servira le Conseil national de certification. A faire changer les mentalités des médecins qui veulent encore soigner avec des molécules. Ils doivent passer à la technologie. Et c’est un ordre.

Ainsi, en France, sous le titre de Conseil national de certification, le Conseil des ministres du 19 juillet 2021 a ordonné la mise en place d’une Certification périodique de certains professionnels de santé. Et voici en quoi elle consiste:

Le ministre des solidarités et de la santé a présenté une ordonnance relative à la certification périodique de certains professionnels de santé. L’article 5 de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin, d’une part, de créer une procédure de certification indépendante de tout lien d’intérêt permettant, à échéances régulières au cours de la vie professionnelle, de garantir le maintien des compétences, la qualité des pratiques professionnelles, l’actualisation et le niveau des connaissances, et, d’autre part, de déterminer les professionnels concernés par cette procédure de certification, les conditions de sa mise en oeuvre et de son contrôle, les organismes qui en sont chargés, les conséquences de la méconnaissance de cette procédure ou de l’échec à celle-ci, ainsi que les voies de recours ouvertes à l’encontre de ces conséquences.
L’ordonnance détermine les principes structurants applicables à la certification périodique, dont les modalités d’application seront largement définies par voie réglementaire après concertation avec l’ensemble des parties prenantes.

Elle complète le titre II du livre préliminaire de la quatrième partie du code de la santé publique consacré au « Développement professionnel continu ». Un chapitre II relatif à la certification périodique des professionnels de santé est ainsi ajouté :

https://www.vie-publique.fr/discours/280808-conseil-des-ministres19072021-certification-periodique-professions-sante

  • il définit les objectifs de la certification périodique, le champ des actions qui participent à celle-ci (actualisation des connaissances et des compétences, amélioration de la qualité des pratiques professionnelles et de la relation avec le patient, prise en compte de la santé individuelle du praticien), la périodicité de l’obligation (tous les six ans), ainsi que les sept professions qui sont assujetties à l’obligation de certification (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues) ;
  • il crée un Conseil national de la certification périodique chargé de définir la stratégie, la promotion, le déploiement ainsi que les orientations scientifiques de la certification périodique ;
  •  il prévoit que les actions de certification sont librement choisies par le professionnel de santé, le cas échéant en lien avec son employeur, parmi une liste figurant dans un référentiel national de certification périodique ;
  • les référentiels sont élaborés par les conseils nationaux professionnels, sur la base d’une méthode arrêtée par le ministre chargé de la santé sur proposition de la Haute Autorité de santé et après avis du Conseil national de la certification périodique. Ces référentiels sont approuvés par arrêté du ministre chargé de la santé, qui peut saisir au préalable pour avis la Haute Autorité de santé ;
  • il confie le contrôle du respect de l’obligation de certification périodique aux ordres professionnels ;
  •  il instaure, au bénéfice de chaque professionnel, des comptes individuels qui retracent les actions de certification périodique suivies. Il prévoit que ces comptes seront gérés par une autorité administrative qui sera désignée par voie réglementaire. (lire la suite sur le site de vie-publique.fr)

Un cabinet d’avocat traduit cette décision. Ainsi, le texte définit la notion de certification, crée une instance nationale de pilotage, prévoit la création de référentiels et institue un dispositif de contrôle. 
https://accens-avocats.com/blog/2021/07/22/professions-de-sante-creation-dun-dispositif-obligatoire-de-certification-individuelle-periodique-des-competences/

Cette décision a amené le site « Observatoire du mensonge » à publier un article qui est devenu viral et qui est combattu par les médias du système:

https://observatoiredumensonge.com/2021/07/26/haro-sur-les-medecins-non-alignes-derriere-letat-macron/

Bref, nous retiendrons 2 données incompressibles. D’abord, l’élite se sent en guerre, ensuite le nouveau paradigme qui change la pratique médico-sanitaire doit changer la nature humaine, la vie en société, en famille, ainsi que l’intrusion dans la sphère intime du couple, des toilettes, etc.

Ce changement de paradigme, s’il était expliqué clairement serait probablement rejeté par tout un chacun.
Alors comment le mettre en place sans faire la guerre aux populations?

Liliane Held-Khawam

Le C0VlD_19 et les mécanismes des régimes totalitaires

Posted by Jean-Dominique Michel

Évoquer un déferlement totalitaire, un basculement vers la dictature ou rappeler les heures sombres de notre histoire soulève des tempêtes d’indignation chez les bien-pensants là où l’adoption de lois violant massivement les droits constitutionnels ou établissant une ségrégation éthiquement détestable et prohibée par l’ordre juridique les laisse amorphes.

Sans doute faut-il voir derrière cela une mauvaise conscience refoulée quant au fait d’avoir adhéré à des dérives aussi problématiques que celles qu’on nous impose en pure perte depuis 18 mois. Pour continuer à enfoncer le clou, combien de fois faudra-t-il rappeler que la Suède, le Texas, les Pays-Bas et désormais l’Angleterre ont renoncé à toutes les mesures liberticides sans connaître la moindre conséquence dommageable ?

Comment peut-on décemment continuer à affirmer que ces mesures de plus en plus violentes et graves sont nécessaires alors qu’on a la preuve sous le nez que ce n’est pas le cas ?! « Eyes Wide Shut » semble être la bonne réponse.

L’inconfort de voir les choses en face combiné au coût (politique mais même psychique) de se rendre compte que cela fait un an et demie que l’on fait fausse route et qu’on a provoqué un désastre économique et social en pure perte compromet la possibilité d’une prise de conscience pour nos dirigeants. Comme il en est pour les médias (qui ont fait du marketing et non de l’information tout au long de cette affaire) aussi bien que pour les scientifiques qui ont cautionné une science frelatée par les conflits d’intérêts en fermant les yeux sur l’avalanche de falsifications qui a enseveli la science digne de ce nom.

Ce débat est actuellement impossible tellement les élites en perdition sont à cran. Mauro Poggia, le ministre de la Santé du canton de Genève, allant jusqu’à invoquer la mémoire de ses parents, résistants héroïques sous Mussolini en Italie pour contester que nous soyons face à une dérive totalitaire et moucher ceux qui s’estiment être des résistants.

Je m’associe en toute sincérité et pleinement à l’hommage qu’il a rendu à ses parents. Le courage et l’abnégation des ces Justes pendant les années sombres du fascisme est infiniment admirable et doit servir de référence incontournable. On voit mal toutefois la pertinence d’invoquer cette mémoire pour nier la dérive en cours, dont le ministre en question est en Suisse  parmi les plus zélés à vouloir qu’elle aille toujours plus loin.

Qu’il commence par reconnaître les exemples suédois, hollandais ou texan (états dont les résultats n’ont de loin pas été pires que ceux du canton où il est aux affaires) qui n’envisagent aucunement de se doter d’un pass sanitaire et nous entrerons en matière. Avant cela nous constaterons avec regret qu’il reste avec ses pairs prisonnier d’une funeste ornière conduisant vers toujours plus d’autoritarisme et de mesures de contrainte inutiles, à toujours plus d’atteintes aux libertés fondamentales et en réalité à toujours plus de dommages sanitaires et sociaux.

Cette réalité du « totalitarisme doux » comme l’a appelé Michel Maffesoli en 1978 dans sa thèse de doctorat d’Etat, nous sommes en plein dedans. « Doux » d’oxymore élégant étant devenu entretemps hélas un lourd euphémisme. « Masqué » serait peut-être plus approprié (en plus d’être tendance) puisqu’il s’agit en effet d’un totalitarisme à visage couvert, nié par les cohortes de la bien-pensance qui se réclament pourtant des valeurs qui devraient les inciter eux aussi à entrer en  résistance.

A moins que le trait -cinglant- de Léo Ferré affirmant que « la gauche a toujours été la salle d’attente du fascisme » ne soit en définitive tristement vrai. A voir quarante et un députés socialistes français réclamer la vakxination (en vérité expérimentation génique) obligatoire, on voit mal comment éviter le constat.

Une personne civilisée peut-elle envisager de voir un autre être humain inoculé de force et contre son gré, plaqué au sol au besoin par des soldats ou des policiers ?! Et pour celles et ceux qui verraient dans cette description une énième affirmation outrancière de ma part, on pourra essayer de leur ouvrir les yeux sur le fait que cette situation existe actuellement dans les prisons françaises, avec semble-t-il déjà des mutineries face à l’obligation vakxinale ignoble faite aux détenus.

Je sais combien la référence fait hurler, mais le fameux « Code de Nuremberg » (effectivement sans valeur juridique à cette nuance près qu’il a influencé de façon majeure les conventions internationales qui en ont découlé) a été établi précisément suite aux abus en ce sens de la médecine nazie. Il y a un moment ou il faut juste finir par percuter au sujet de la pente sur laquelle nous n’en finissons pas de glisser. Et ceci, de surcroît, pour une expérimentation médicale au profil de risque incertain, dont le principe même est interdit en population générale.

Bref, nous cumulons les transgressions, illustrant ce que le Pr Maffesoli montre depuis quelques décennies : la faillite morale, politique et spirituelle des élites au pouvoir (cette caste médiatico-politique « qui a le pouvoir de dire ou de faire »), pour laquelle aucun des socles inaliénables de notre civilisation ne semble plus être autre chose qu’une vieillerie éventuellement pittoresque mais avant tout obsolète.

Le Serment d’Hippocrate ? Asservi aux prescriptions des méthodologistes payés par l’industrie pharmaceutique.

Le principe de précaution relatif à un traitement expérimental ? Noyé sous le flot des communiqués publicitaires de Big Pharma, devenant vérité scientifique une fois parvenus dans l’oreillette des gouvernants.

L’habeas corpus prohibant depuis des siècles que l’autorité (le seigneur) disposât du corps de ses sujets ? « Colifichet éthique d’un autre temps » selon la scientocratie triomphante.

La convention d’Oviedo (de son nom complet « Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine, dite Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine ») ? Une rêverie idéaliste des années ’70.

Même la Constitution a été foulée aux pieds en France par un « conseil de sages » dont le président se trouve être le père du directeur associé pour la France du cabinet de consultants chargé d’organiser le marketing de la campagne vakxinale en France. Lequel président n’a tout de même pas jugé bon de se récuser (« voyons ! »). Cet acte lui aussi des temps anciens, alors obligatoire lorsqu’on avait un conflit d’intérêts et qui s’avère aujourd’hui aussi désuet que les chapeaux melon et les moustaches en guidon de vélo pour les hommes.

Bref, pour aider les « Eyes Wide Shutters » à commencer à y voir clair, je publie ici le premier volet d’un nouvel éclairage sur la bouffée paranoïaque et totalitaire qui s’est emparée de nos systèmes sociétaux. Le second suivra avec les regards sur la réalité évoquée d’un psychologue-psychothérapeute et d’une médecin-psychiatre.

Nous commencerons donc par un premier bouquet de réflexions de haut vol : tout d’abord, une interview lucide, triste et belle titrée Penser que l’on va revivre normalement est une arnaque de Michel Rosenzweig, philosophe et psychanalyste souvent cité sur ce blog. « L’atmosphère devient irrespirable » y souligne-t-il – ce dont il est faut être de gauche ou de droite « normales » hélas semble-t-il pour ne pas s’apercevoir ! Pour accéder à l’entretien : cliquer ici.

Autre référence majeure évidemment, Ariane Bilheran, docteure en psychopathologie, spécialiste des délires paranoïaques dans leurs manifestations individuelles et collectives, également experte auprès des tribunaux. Dans deux séries d’articles intitulés Psychologie du totalitarisme et Chroniques du totalitarisme publiés dans l’Antipresse ainsi que sur son blog, elle décortique avec virtuosité mais de manière guère rassurante les événements en cours. Pour accéder aux articles : cliquer ici.

Enfin, à signaler, l’audition, dans le cadre des travaux du comité présidé par l’avocat allemand Reiner Fuellmich, du Pr Mattias Desmet. Celui-ci enseigne la psychologie clinique à l’université de Gand en Belgique et s’est spécialisé dans la formation de masse typique des régimes totalitaires. Son analyse de la situation actuelle devrait inciter les réticents à sortir du déni tellement elle éclaire la réalité de cette « hypnose collective » qui s’est instaurée et paraît savamment entretenue par les puissants intérêts qui en profitent. L’audition se déroule en anglais, avec une traduction sous-titrée en français dans la vidéo qui suit :

https://crowdbunker.com/embed/aIJpNp94uV

Pourquoi certaines personnes soutiennent-elles la tyrannie alors que d’autres la défient ?

Il existe une question fondamentale qui hante les pages de l’histoire et qui n’a jamais été traitée de manière satisfaisante. Il existe de nombreuses écoles de pensée sur le pourquoi et le comment de la montée de la tyrannie dans une société donnée, et toutes manquent leur cible en termes d’explications, principalement parce qu’elles laissent toutes leurs préjugés gouverner leurs conclusions et les aveuglent sur les aspects plus profonds du pouvoir et de la conspiration. En d’autres termes, ils ne sont prêts à descendre dans le terrier du lapin que jusqu’à un certain point, puis ils nient l’existence même de ce terrier.

L’hypothèse commune en matière d’autocratie ou d’oligarchie est que les gens sont « stupides » et facilement manipulés pour suivre des personnalités convaincantes qui font des promesses qu’elles n’ont pas l’intention de tenir. Il s’agit là d’une simplification abusive. En vérité, le niveau de manipulation nécessaire pour attirer une majorité de personnes dans une dictature est si complexe qu’il requiert une compréhension avancée de la psychologie humaine.

Dans notre ère moderne, on ne peut pas simplement ordonner aux gens de se soumettre sous la menace d’une arme, du moins pas tout de suite. Il faut les inciter à se conformer, et non seulement cela, mais il faut aussi leur faire croire que c’était LEUR idée depuis le début. Sans cette dynamique d’autocensure et d’auto-mise en esclavage, la population finira par se rebeller, quelle que soit l’oppression du régime. Une tyrannie de mille ans ne peut exister que si un certain nombre de personnes sont amenées à l’applaudir, ou si elles en bénéficient directement.

Et c’est là que se trouve la véritable clé du totalitarisme : il ne prospère que parce qu’une partie inhérente de toute société donnée l’aime secrètement et souhaite qu’il existe. Nous pourrions appeler ces personnes des idiots utiles, mais c’est bien plus que cela. Ils ne sont pas nécessairement inconscients de ce qu’ils font ; ils comprennent dans une certaine mesure qu’ils contribuent à la destruction des libertés d’autrui… et ils s’en délectent. Bien sûr, il y a des élitistes et des mondialistes qui lancent des conspirations de base et cherchent à exercer de plus en plus de contrôle, mais ils ne pourraient pas accomplir grand-chose sans l’aide de l’armée de sociopathes détraqués qui vivent parmi nous.

Cette caractéristique étrange et destructrice est toujours visible aujourd’hui à la lumière des confinements du C0VlD et de la pression pour les vakxinations obligatoires. Il est clair que certaines personnes sont trop préoccupées par les décisions de santé personnelle des autres. La science et les statistiques prouvent que le virus n’a rien à craindre pour eux, mais ils ignorent la science. Ils ont soif du goût du pouvoir. Ils sont devenus un culte qui ignore toute logique et exige la fidélité à leur récit frauduleux. Ils ne se soucient pas des faits, ils se soucient seulement que nous nous conformions.

Eh bien, comme je l’ai dit maintes et maintes fois : Nous ne nous plierons pas !

Et c’est ainsi que commence le conflit épique, une histoire aussi vieille que la civilisation elle-même. Il y a deux types de personnes dans ce monde : Ceux qui veulent contrôler les autres, et ceux qui veulent qu’on les laisse tranquilles. Mais qu’est-ce qui motive les maniaques du contrôle ? Pourquoi sont-ils tels qu’ils sont ? Examinons quelques-unes des causes…

Le moteur de la peur

Il y a des gens qui sont motivés par le succès, le mérite, l’espoir, la prospérité, la foi, l’optimisme, l’amour et l’honneur. Et puis, il y a les personnes guidées par la peur. Il existe des centaines de peurs différentes, mais seulement quelques façons de réagir à chacune d’entre elles. Les collectivistes répondent à la peur par un besoin désespéré de microgérer leur environnement ; ils croient que s’ils peuvent dicter les gens et les événements dans une certaine mesure, ils peuvent éliminer les résultats inattendus et être libérés de la peur. Mais la vie ne fonctionne pas ainsi et ne fonctionnera jamais ainsi.

Le niveau d’influence que ces personnes recherchent est si loin d’elles qu’elles ne pourront jamais l’atteindre. En d’autres termes, ils ne seront jamais satisfaits tant qu’ils n’auront pas obtenu davantage. Leurs peurs les hanteront toujours, car les peurs ne peuvent être traitées de l’extérieur, mais seulement de l’intérieur.

De plus, les choses qu’ils craignent tournent souvent autour de leur propre narcissisme et sont de leur propre fabrication. Ils ont peur de l’échec, mais ils travaillent rarement assez dur pour réussir. Ils ont peur de s’exposer, mais uniquement parce qu’ils mentent constamment. Ils craignent les conflits, mais uniquement parce qu’ils sont faibles de corps et de caractère. Ils ont peur de la mort, car ils ne croient en rien de plus grand qu’eux-mêmes. Ils revendiquent la domination de leur environnement parce qu’ils croient à tort qu’ils peuvent tromper le destin et les conséquences de leurs propres choix terribles.

La sécurité de la populace

La question de la peur s’étend à la mentalité commune des totalitaires et à la manière dont ils trouvent la sécurité. L’idée de se tenir sur ses deux pieds et de défendre ses principes face à l’opposition leur est complètement étrangère. Ils évitent ces situations à tout prix et la notion de risque leur est odieuse. Ils cherchent donc plutôt à se fondre dans la foule. Cela leur permet de se sentir en sécurité dans l’obscurité tout en exerçant une force par le biais d’une action collective. Ils peuvent se sentir puissants tout en étant pitoyables et faibles.

Ces personnes opèrent presque toujours par le biais de grands groupes à l’esprit unique qui punissent toute dissension dans les rangs, généralement avec des gardiens qui modèrent les motivations de la ruche.

La foule elle-même est une arme, son seul but, au-delà du confort de ses adhérents, est de détruire les personnes qui n’ont pas les mêmes croyances ou valeurs que les contrôleurs. Il n’y a pas de but défensif à la foule, c’est un outil d’assassin, c’est une bombe nucléaire. Et, comme nous l’avons vu dans toutes les dictatures modernes, des bolcheviks en Russie aux fascistes en Allemagne en passant par les communistes dans la Chine de Mao, la foule totalitaire est capable d’assassiner plus de personnes que n’importe quelle arme nucléaire existante, tout cela au nom du « plus grand bien du plus grand nombre ».

Une fausse piété à la place de l’estime de soi

Tous les tyrans se croient justes dans leur cause, même lorsqu’ils savent que leurs actions sont moralement odieuses. J’ai pu observer cette dynamique en pleine démonstration lors des mandats de vakxination et des initiatives de passeports vakxinaux. Considérez un instant que 99,7 % de la population n’est pas menacée par le virus C0VlD ; elle n’en mourra pas et, dans la grande majorité des cas, elle s’en remettra rapidement. Pourtant, la secte du C0vlD soutient constamment que les personnes qui refusent les mandats, les confinements et les vakx1s mettent les autres en danger, et que c’est pourquoi nous devons être « forcés » à nous soumettre.

La plupart d’entre eux savent, d’après les données, que le C0VlD n’est pas une menace, mais le récit leur donne l’occasion d’appliquer leur pouvoir par le biais d’un « jugement moral », et donc ils mentent, et ils continuent à mentir au sujet des données jusqu’à ce qu’ils pensent que le mensonge sera accepté comme une réalité. Il s’agit d’un aspect commun à la plupart des sectes et des religions fondamentalistes qui se sont égarées – l’habitude des adhérents de privilégier les mensonges aux faits et aux preuves, non pas parce qu’ils essaient de protéger leur foi, mais parce que cela leur donne la possibilité de se sentir pieux et supérieurs à ceux qu’ils sont déterminés à blesser.

Ceux qui ne sont pas d’accord sont qualifiés d’hérétiques, de moins que rien, de terroristes sans foi ni loi. La foule anti-mandat est ainsi dépouillée de son humanité et est dépeinte comme démoniaque. Les personnes qui veulent rester libres deviennent des monstres, et les monstres totalitaires deviennent des héros chargés de sauver le monde. Comme l’a dit un jour l’auteur Robert Anton Wilson :

« Les obéissants se considèrent toujours comme des vertueux plutôt que des lâches. »

L’amour d’une cage

J’ai l’impression de comprendre cet état d’esprit dans une certaine mesure, mais je suis toujours choqué par la façon dont les gens qui grattent pour avoir du pouvoir sur les autres semblent aussi aimer être les esclaves du système. Je ne suis pas sûr que ce soit ironique, car l’autoritarisme tient certaines de ses promesses de « sécurité » tant que les personnes impliquées sont prêtes à renoncer à tout élan de liberté. Si vous faites ce que l’on vous dit à tout moment et que vous servez le système sans faillir, il y a de bonnes chances que vous puissiez vous accrocher aux maigres nécessités de la survie. Vous vivrez une vie, mais probablement pas une vie heureuse.

Pour ceux qui se surpassent et mettent de côté tout principe personnel afin d’atteindre les objectifs du système, ils peuvent même jouir d’un minimum de richesse par rapport à leurs pairs. Vous voyez, dans une société despotique, les personnes les plus dépourvues d’honneur sont celles qui sont les plus récompensées. Ils n’ont pas besoin de mérite, d’accomplissement, de compétences ou même d’intelligence ; tout ce qu’ils doivent faire, c’est vendre leur âme et faire tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de l’oligarchie. Ils n’ont pas besoin d’être bons dans quoi que ce soit, tout ce qu’ils ont à faire c’est d’être mauvais, et pour certaines personnes, c’est facile.

De cette façon, le système devient une couverture confortable dans laquelle des déviants inutiles peuvent être emmaillotés. Ils s’y enveloppent et se prélassent dans sa chaleur. Ils ne sont pas concernés par la liberté, car celle-ci leur semble froide. La liberté peut être isolante et l’existence du choix est terrifiante. Lorsque tous vos choix sont faits pour vous, il n’y a jamais de doute ou de stress interne. Tout ce que vous devez faire, c’est vous réveiller chaque jour et obéir.

Pour les personnes faibles et ignorantes, la soumission est un cadeau plutôt qu’une malédiction. Ils croient qu’une cage est faite pour être dorée, pas pour s’en échapper, et que quiconque cherche à s’échapper doit être fou ou dangereux. Si des personnes libres existent, les esclaves sont obligés de remettre en question leur propre condition et leur propre conformité, donc tout le monde doit être asservi pour éliminer tout doute de la société. L’esprit de ruche est placé au-dessus de tout.

Les défiants et les libres

Les petits tyrans qui infiltrent l’humanité considèrent probablement les défenseurs de la liberté comme des créatures extraterrestres venues de bien au-delà des limites de leur univers. Ils n’arrivent pas à comprendre comment il est possible pour quelqu’un de défier le système, de s’opposer à la foule ou à la collectivité, même lorsqu’il est en infériorité numérique ou lorsque le risque est si élevé. Ils supposent qu’il s’agit d’une forme de folie ou d’un manque d’intelligence ; car comment quelqu’un d’intelligent pourrait-il penser avoir une chance de se défendre contre la dictature ?

Les libertariens sont des individualistes par nature, mais nous nous soucions également des libertés des autres. Il existe un récit de propagande commun qui prétend que les individualistes sont « égoïstes », mais ce n’est pas du tout le cas. Il ne suffit pas que nous soyons les seuls à échapper à l’esclavage, nous ne resterons pas non plus à regarder les autres être contraints à l’esclavage. Nous sommes prêts à risquer nos vies non seulement pour nous sauver, mais aussi pour sauver les générations futures de l’autocratie.

Alors que les passeports vakxinaux et les mandats continuent de s’intensifier, les totalitaires se trouveront encore plus désorientés, car chaque nouveau mécanisme de contrôle donnera un élan encore plus grand à la rébellion, et franchement, à ce stade, ce sera nous, ou eux. Ils ne cesseront pas leur quête de domination et nous ne nous y plierons pas, nous sommes donc dans une impasse. Nos deux tribus ne peuvent coexister au sein de la même société, peut-être même pas sur la même planète.

La vérité est que si le volontarisme était un idéal valorisé, alors tout ce combat pourrait être évité. Si le culte collectiviste était prêt à accepter l’idée qu’il peut choisir de vivre dans un environnement hautement microgéré alors que d’autres peuvent choisir de vivre indépendamment, alors il n’y aurait pas de crise. Nous pourrions facilement suivre des chemins différents. Mais ce n’est pas ainsi que pensent les totalitaires : pour eux, tous les gens sont des biens meubles, nous sommes des biens à mettre au pilori et à rééduquer jusqu’à ce que nous voyions la lumière. Et si nous ne voyons pas la lumière, nous devons être éliminés et effacés.

C’est pourquoi ils sont totalement responsables de la guerre qui s’annonce. Ils ne peuvent s’empêcher de s’emparer de nos gorges et de nos esprits. Ils sont accros à la suprématie. Ils vivent dans un rêve fiévreux et la seule drogue qui leur rafraîchit les veines est l’oppression totale de tous ceux qui les entourent. Je vois ce qui va se passer et ce n’est pas joli pour les deux camps, mais ce sera particulièrement horrible pour les collectivistes parce qu’ils ne peuvent pas imaginer un scénario dans lequel ils perdent. Ils sont tellement certains de leur prééminence et de la sécurité de leurs prisons auto-imposées qu’ils verront l’échec comme un fantôme, un fantôme qui ne peut pas les toucher. Il suffirait d’une poignée de défaites mineures pour les faire tomber, mais il faudrait pour cela que les défenseurs de la liberté deviennent plus organisés qu’eux.

La conclusion est la suivante : Les systèmes tyranniques sont planifiés par des groupes et des gouvernements élitistes et ce sont eux qui profitent le plus de la destruction des libertés publiques. Il s’agit bel et bien d’une conspiration, et le verrouillage des pandémies et la réponse forcée aux vakx1s ne font pas exception. Cependant, les systèmes tyranniques ne pourraient pas être exécutés sans l’aide d’un plus grand contingent psychopathe de la population, et ces personnes se rassemblent pour que des choses terribles se produisent. C’est comme s’ils entendaient un sifflet à chien silencieux lorsque le totalitarisme s’élève, ou qu’ils sentaient le sang des victimes innocentes dans l’air.

Traitez-les de gauchistes, de communistes, de collectivistes, comme vous voulez, mais sachez que les mondialistes ne sont pas notre seule préoccupation. Il y a un mur de péons égocentriques et avides de pouvoir sur le chemin, et ils veulent tous les morceaux qu’ils peuvent obtenir de la table du grand garçon. Ils ne sont pas inconscients, ils n’ont pas été trompés pour faire les choses qu’ils font. Ce sont des gens tristes et pathétiques, mais leurs ambitions sont toujours dangereuses, et ils continueront à sortir du bois au fur et à mesure que l’agenda du C0VlD progresse.

Source: Alt Market, le 12 août 2021 – Traduction par Aube Digitale

Coronalibi: l’analyse des véritables causes de cette crise et du totalitarisme qui en découle, par l’économiste Bernard Monot

L’effondrement économique et financier a déjà débuté, nous allons changer de système. Pour l’économiste Bernard Monot, le pass sanitaire instauré par Emmanuel Macron s’inscrit totalement dans la logique du Great Reset proposé par le Forum économique de Davos.
Il s’agit là de justifier la décroissance économique et le contrôle de la population, première étape de la réinitialisation du régime capitaliste.
L’économiste de Natixis le déclare : « Le capitalisme dans sa forme actuelle va forcément mourir« , victime du mondialisme spéculatif. Et preuve de l’effondrement du château de cartes de notre système économique, Bercy vient de rétablir, le 2 juin, le contrôle des capitaux sortants de France pour anticiper une panique bancaire avec le choc systémique qui s’annonce : une banqueroute des banques. Bernard Monot évoque aussi la réforme des retraites comme condition au déblocage du plan de relance européen et la prochaine élection présidentielle.

A écouter absolument pour bien comprendre.

Sur le même thème et en complément:

À force de s’acharner sur les lanceurs d’alerte, les journalistes des rares médias indépendants et les penseurs libres, les anti-complotistes de tout bord – très nombreux au temps du coronavirus – ont réussi à faire imposer le confinement à plus du tiers de l’humanité !
En censeurs scélérates, ces chantres de la pensée unique mondialiste cautionnent tout et n’importe quoi pourvu que le projet du Grand Reset, si cher à leurs maîtres de l’hyperclasse, se mette en place, de gré ou de force.
En habile observateur, Marc Gabriel Draghi, dans une minutieuse prospection chronologique de l’année 2020, revient sur les dessous de cette dictature sanitaire annoncée et son caractère disproportionné édicté par les gouvernements, suppôts du capitalisme financier transnational, qui visent principalement à paupériser, par la dette, des populations déjà exsangues et saignées à blanc depuis longtemps, tout en les privant de leurs dernières libertés.
Au fil des événements décortiqués et analysés, mois par mois, par l’auteur, le lecteur s’apercevra que l’omnipotence de BlackRock, l’escroquerie QAnon ou encore le lancement des monnaies numériques des banques centrales (CBDC), sans oublier le « quoi qu’il en coûte » de Macron et le retour aux affaires de l’eurolâtre Mario Draghi, révèlent un seul et unique objectif : asseoir le Nouvel ordre mondial !
Désormais, les peuples n’ont que le choix de se lever contre les diktats du monde en voie de réinitialisation forcenée ou d’accepter de périr, par la peur, la division et la domestication, dans un système de totalitarisme digital à la devanture verte…
Après le grand succès de son premier essai : Le règne des marchands du Temple – Le gouvernement des Banquiers, l’auteur nous dévoile maintenant les véritables tenants et aboutissants du Grand Reset mondial…
Date de parution : 8 mai 2021
Auteur : Marc Gabriel Draghi
Prix : 20 DT – 17 €
ISBN : 9789938913330
Format : 13 x 19,5 cm
Nb de pages : 236

Devinez qui dicte les ordres à vos autorités sanitaires

par Liliane Held-Khawam.

Le monde dans lequel nous vivons est celui de la convergence. D’ailleurs, le concept transhumaniste fait lui-même converger différentes disciplines pour finir par déboucher un jour sur un produit high-tech dérivé de l’humain, et par extension de la société digitalisée.

Si quelqu’un essaie de vous faire croire que les industriels ont développé ces dernières semaines sous la pression d’un virus des produits basés sur la nanotechnologie/la biotechnologie/la technologie de l’information et de la communication/de la science cognitive, c’est que c’est un menteur. Ces différents domaines de la technoscience travaillent main dans la main depuis près de 100 ans. Et ce qu’ils font, c’est faire converger les connaissances pour:

  1. Apprivoiser la mort et s’offrir la vie éternelle pour les uns
  2. Améliorer les performances de ceux qui vont servir pour qu’ils donnent un maximum, en un minimum de temps, sans que la chose ne leur coûte trop en matière de soins, prise en charge des familles, etc. comme cela fut le cas du temps de l’esclavage. L’hygiène des pauvres n’étant pas extraordinaire, elle peut engendrer des épidémies qui remettraient en question le souci soulevé sous le point 1.

Pourtant le nouveau monde n’est pas que celui de la convergence technologique. Il est aussi celui du centrage et de l’ancrage de la société non plus sur une identité collective, une constitution nationale, une croyance théologique, ou autre, mais sur les flux financiers.

Rome, le 27 janvier 2021 – Les membres du G20 ont convenu d’établir un groupe d’experts indépendant de haut niveau (HLIP) sur le financement des biens communs mondiaux pour la préparation et la riposte aux pandémies . La décision a été prise par les membres lors des premières réunions des Délégués des Finances et de la Banque centrale du G20, le mardi 26 janvier. La « pandémie de Covid-19 » a créé une crise sanitaire mondiale, qui entraîne des crises économiques et sociales à travers le monde. Malgré les réponses sanitaires et économiques rapides des pays, les coûts humains, économiques et sociaux restent sans précédent dans l’histoire récente

Le cœur du nouveau modèle de société est financier.

L’économiste, membre du Club de Rome, star de la planète médiatico-économique du moment Kate Raworth l’a magnifiquement représenté dans son célèbre beignet.

Les humains, tout comme les États, n’ont plus à posséder des biens (casés dans la catégorie commons) sont coincés entre les flux financiers, cœur du système, et l’économie. Ils ne sont que des ressources parmi d’autres livrés à la toute-puissance finance qui subitement détient un rôle essentiel, et même vital.

La haute finance est ainsi devenue l’Alpha et l’Omega d’une société dépossédée, démotivée, mais surtout déshumanisée. En voie de robotisation. Et la micro-élite financière compte bien mener à son terme cette transmutation de l’humanité.

Eugénisme actif mais requalifié, pour les besoins de la cause, de libéral.

C’est donc avec une envie d’exploser de rire, si cela n’avait été tragique, que j’ai découvert les têtes du panel indépendant de haut niveau sur le financement de la préparation et de la réponse à une pandémie mondiale. Voici les membres du panel. Si vous suivez ce blog, vous ne devriez pas être surpris de découvrir que les cordons de la bourse en matière de santé ont été centralisés et remis à des financiers. Ce petit monde de banquiers, banquiers centraux, ministres de la santé, et autres représentants des investisseurs se réjouit très certainement de ce nouveau jalon historique qui les rapproche tous les jours un peu plus de ce monde-entreprise préparé depuis de nombreuses décennies… Grand moment d’émotion donc.

Cette équipe a la charge de :

Proposer des solutions concrètes pour combler ces lacunes de manière systématique et durable, et pour tirer le meilleur parti des ressources des secteurs public, privé et philanthropique et des institutions financières internationales.

Vous constaterez aussi au passage que le logo de cette aréopage inclut l’appellation « Commons » puisque le faux libéralisme n’est rien d’autre qu’un pillage généralisé des ressources qui doit se terminer lorsque ces personnages et leurs mandants auront mis la main sur les dernières miettes de propriétés encore privées. Et dans notre cas, il s’agit d e la santé de l’humanité, un bien commun indispensable à la Compagnie mondiale qui est en train de se mettre en place en lieu et place des États.

En mettant la main sur la santé de manière aussi ostentatoire, ces personnes vont pouvoir modifier la sphère médicale dans le sens de la nanomédecine et de l’hôpital du futur. Qui paie, commande…

L’enjeu ultime va être celui de transformer l’humanité non pas en un Common d’esclaves, mais en une machine humaine connectée en permanence à leur système « d’exploitation » grâce auquel ils peuvent la surveiller 24/24, 7 jours/7. Jacques Attali expliquait déjà fort bien certains aspects de la chose en 2008.https://www.dailymotion.com/embed/video/xjrx3a?autoplay=1

Merci à l’équipe de Nouveau-Monde d’avoir rappelé cet entretien…

Je vous laisse lire ce que mon ami Bruno Bertez a écrit sur le sujet.

Voici 2 extraits de Dépossession où nous retrouvons :

1- M Summers qui lutte pour la suppression du Cash

L’alliance banco-financière veut, voire exige, la suppression du cash. Évalué à environ 10% de la masse monétaire en circulation. La suppression de la prérogative de battre monnaie rendra ainsi obsolète la principale raison d’être constitutionnelle des banques centrales nationales. Ça tombe bien, la technologie dite du « blockchain », qui a émergé de nulle part au lendemain de la crise des subprimes (notamment avec le bitcoin), ne nécessite pas de supervision par un « tiers de confiance ». Normalement, cette technologie devrait être amenée à remplacer, à terme, le système bancaire classique. Pour ce faire, la suppression du cash est indispensable.

En 2016 le thème du World Economic Forum (WEF)  portait sur la suppression du cash. Klaus Schwab, fondateur du WEF y avait fait référence à « la quatrième révolution industrielle », en parlant de la révolution digitale… Mais c’est la publication sur le site de l’organisation qui attire l’attention. Dans « Qui sera le roi de ce monde sans cash », un nouveau monde nous est présenté avec moult références à un roi, une couronne dormante, une révolution globale et un nouvel ordre mondial. Une terminologie qui a tout de même de quoi interpeller. Et l’article de nous faire entendre que les petits acteurs auraient une chance de remporter la mise… « La révolution sans cash est en marche. Les gouvernements, les entreprises, les start-ups et les consommateurs peuvent avoir des motivations différentes pour détrôner le cash mais le résultat final sera probablement le même. Mais avec la mondialisation où « gros » est traditionnellement « beau », ce sont les plus petits acteurs – start-ups, petites entreprises et consommateurs – qui vont en définitive façonner le nouvel ordre mondial. Et pour ceux qui aiment l’innovation et les idées nouvelles ce ne peut être qu’une bonne chose ». Le texte n’indiquait en revanche pas les sources de financement desdites startups…

Les plus grands acteurs de la haute finance internationale vont défiler lors de cette rencontre : Bill Gates (Microsoft), Blythe Masters (ex. JP Morgan et inventrice des produits dérivés qui sont à l’origine de la crise des subprimes, reconvertie depuis dans la promotion du Blockchain), Michel Sapin (alors ministre de l’Économie), Christine Lagarde (FMI) ou William White (OCDE). Leurs discours étaient convergents et militaient en faveur de la société sans cash.

Mme Blythe Masters, qui prône la suppression du K, fut accusée par The Guardian d’être la femme qui a inventé les armes financières de destruction massive, et même de manipulation des prix du marché de l’énergie. Son parcours est d’autant plus intéressant pour nous qu’elle est une double ambassadrice du nouveau monde qui se met en place. Une fois en tant que militante de la suppression du cash, et une autre fois en tant que promotrice de la blockchain et des actifs digitalisés.

Blythe ne quitta la JP Morgan qu’en 2014, mettant un terme à 27 ans de carrière. La crise des subprimes à cause de laquelle, elle fut pointée du doigt, ne fut pas source de rupture de collaboration. En fait, JP Morgan devient un client de la nouvelle société Digital Asset dont elle est CEO depuis 2015.

Selon le site web de la société, la plateforme d’actifs digitalisés, que développe l’entreprise de Mme Blythe, serait la seule à avoir été développée en fonction des besoins de production des plus grandes institutions financières de la planète. Vous ne serez donc pas étonnées de trouver certaines références sur son site, telles que : Goldman Sachs, JP Morgan, Accenture, IBM, Santander, ABN_AMRO, Price Waterhouse Coopers (un des partenaires mondiaux). Le client IBM a par exemple dévoilé récemment son « Blockchain as a service » basé sur la technologie open source « Hyperledger fabric », qui a servi à développer la version 1.0 de Linux Foundation (Info Hightech). Dans ce monde si petit de la haute finance et de la haute technologie, nous découvrons que Mme Masters est aussi présidente du conseil de Linux Foundation, dont les produits sont le fruit de l’open source,et donc de « l’économie de partage » prônée par l’élite de la finance internationale… C’est par cette technologie de la Blockchain que le cash devrait être remplacé.

Des économistes américains qui font autorité au sein du monde académique international, se joignent à ces voix du WEF pour imposer la suppression du cash. On peut compter sur l’ancien secrétaire au Trésor américain, le professeur Lawrence Summers et l’ancien économiste en chef du FMI et professeur à Harvard Kenneth Rogoff, qui préconisent le retrait progressif des grosses coupures. « Selon Rogoff, éliminer les gros billets pourrait également servir la politique monétaire : en période de déflation, les banques centrales auraient alors plus de latitude pour imposer des taux d’intérêt négatifs, puisque la menace d’une ruée vers les banques pour récupérer les dépôts en numéraire aurait ainsi disparu ». (Alan Wheatley. Mais voilà que MM Summers et Rogoff sont des membres du G30, le think tank dont nous avons déjà parlé. Ils siègent donc avec de nombreux banquiers centraux (y compris MM. Paul Volcker, Ben Bernanke, et Jean-Claude Trichet), certains patrons des grandes banques too-big-to-fail, ainsi que des principaux gestionnaires d’actifs concentrateurs des  richesses planétaires…

Dans les faits, une méga alliance qui regroupe des gouvernements, des entreprises et des fondations globales a vu le jour. Better than cash alliance fut fondée par Bill& Melinda Gates Foundation (parmi les principaux promoteurs et sponsors avec la Citi et Omidyar net.), Citibank, Mastercard, Omidyar Network de Pierre Omidyar du fondateur de eBay, USAID et Visa Inc. Une série d’organisations internationales en sont membres. On y compte la Catholic Relief Services, Care, la World Food Program, World Savings Banks Institute (Institut de l’Épargne bancaire mondiale), ou la Clinton Development Initiative…

Le Fonds d’équipement des Nations unies (United Nations Capital Development Fund, UNCDF), qui vise à accompagner la réalisation des « objectifs du Millénaire » des Nations unies dans les pays les moins avancés, sert de secrétariat à Better Than cash alliance. Le Fonds héberge d’ailleurs l’Alliance dans ses locaux de New York. Enfin, celle-ci travaille étroitement avec les organisations supranationales. Elle représente même un outil d’implémentation du G20 Global Partnership for Financial Inclusion.

2- La menace que font courir les partenariats multipartites à la démocratie et aux États en général

Le puissant partenariat multipartite « banques-banquiers centraux-gestionnaires d’actifs » se retrouve dans le Group of Thirty, Groupe des Trente ou G30. Ce think tank est une organisation privée qui traite des affaires économiques internationales et monétaires. Il rassemble de prestigieux membres de la corporation « banquiers-banquiers centraux-gestionnaires d’actifs » sous la présidence d’une personnalité dont le CV est impressionnant. Nous en retiendrons juste que M Frenkel est à la fois président et CEO du G30, tout en étant président de la JP Morgan Chase International et qu’il est aussi un ancien banquier central.1

À côté de lui, figurent des banquiers centraux tels que : MM Draghi et Trichet, actuel et ancien patron de la BCE ou M Dudley, patron de la Réserve fédérale de New York. Nous y trouvons un autre banquier central reconverti en banquier commercial présidant au sort d’UBS qui est M Weber. M P Hildebrand, ancien président de la banque centrale suisse, devenu vice-président de Blackrock, ainsi que M Fischer, ancien vice-président de la Réserve fédérale et ancien gouverneur de la Banque d’Israël font partie des trente. Relevons encore au passage la présence de professeurs d’économie, dont certains sont d’ardents défenseurs de la suppression du cash.

Nous voyons ainsi une plus grande proximité entre les banquiers centraux et leurs pairs des banques commerciales et des gérants d’actifs qu’avec les citoyens qui les ont chargés constitutionnellement de défendre la politique monétaire, pilier existentiel des États et du bien-être sociétal. Ce faisant, le principe de fonctionnement d’une banque centrale nationale est dévié de sa mission de base qui suppose une indépendance sous le contrôle de son gouvernement.2

Cette proximité interroge à plus d’un titre dont le plus important est que le processus complet de la politique et de la gestion financière et monétaire planétaire, en passant par la création de la monnaie et l’administration des richesses, sont concentrés entre les mains de finalement peu de personnes. La politique des banques centrales de ces dernières années a apporté au reste des partenaires de la haute finance de l’argent frais à profusion, ainsi que les garanties des États et de l’économie réelle. Partant de ce constat, aucun État, aucune entreprise, aucun individu, ne peut plus fonctionner en dehors de la gestion de ce processus financier et monétaire global. Par conséquent, ceci confère une puissance hors normes au groupe de personnes qui dirige ledit processus !


source : https://lilianeheldkhawam.com

  1. Gouverneur de la Banque d’Israël entre 1991 et 2000.
  2. L’article 99 de la Constitution suisse dit : « En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération ».

Le Totalitarisme en Mode Start-Up. Et autres fragments désordonnés sur le C0VlD Démocratique.

Par Guillaume de Rouville pour Mondialisation.ca

Tout le génie de la démocratie occidentale contemporaine est de parvenir à rendre son totalitarisme imperceptible à la grande masse de ses concitoyens et à lui donner des qualités acceptables, agréables et désirables.

Un totalitarisme sans nom, passant inaperçu, comme une idéologie furtive, sans visage bien identifiable et dont seuls quelques énergumènes complotistes impuissants, et égarés dans les abysses reculés du net, arrivent à caractériser la nature profonde, complexe et ambigüe.

Le totalitarisme de grand-père, c’est fini. Celui du Goulag, des Killing Fields, des camps d’internement et de concentration, c’est dépassé. Plus besoin d’enlever des gens en masse pour les exécuter sommairement dans une fosse commune qu’il faudra remblayer. Inutile de se salir les mains à creuser des trous et des tranchées ou d’ouvrir des salles de tortures dans les sous-sols humides et mal éclairés de bâtiments sinistres gardés par tout une soldatesque ignare qu’il faut nourrir, saouler, loger et payer. Nul besoin de réclamer des aveux dont il faudrait faire un rapport que plus personne n’a le temps ni de lire ni d’archiver. Toutes ces vieilles méthodes sont contre-productives, anciennes, désuètes et sentent bon le 20ième siècle et ses technologies aujourd’hui dépassées.

Le totalitarisme de grand-père est obsolète et ne fait plus rêver. Il faut évoluer avec son temps. Il faut s’adapter aux nouvelles technologies. L’ancien totalitarisme était grossier, pataud, visible, revendiqué. Il venait avec ses gros sabots ; il s’imposait par la force ; il martelait son crédo à coup de crosses sur la tête des récalcitrants ; sa violence était visible, bruyante, sale et puante. Sa visibilité le rendait vulnérable ; il pouvait susciter une réaction, un sursaut, un cri du corps et de l’esprit.

Le totalitarisme moderne doit être affable, subtile, doux, consenti, woke, branché, cool, innovant, disruptif, responsable, durable et écologique.
Il doit nous faire aimer la peur qu’il nous inspire.

Grand-mère ne sera pas abattue à bout portant devant une caméra pour éduquer les masses.
On lui offrira gentiment la primeur d’un vakx1 expérimental qui lui aura été administré gratuitement et avec les égards que l’on doit à son âge. Elle sourira devant la caméra et tout un staff médical l’applaudira pour la remercier d’avoir été si gentille et obéissante.
C’est grand-mère qui aura montré l’exemple ; la victime se faisant complice de son mauvais sort.

La crise sanitaire a été l’occasion, pour nos Princes de Davos et leurs affidés bureaucrates, de montrer toute l’étendue de leur savoir-faire dans ce totalitarisme en mode start-up qui définira notre régime politique pour les années à venir si nous nous abstenons de réagir.

Nous sommes entrés dans l’ère du C0VlD Démocratique, mélange subtile d’innovations technologiques et de progressisme social au service de la prison digitale universelle.
Ce totalitarisme a pu s’épandre sur la terre meuble de l’Occident sans résistance et sans obstacle majeurs, parce que nos bourgeois cultivés sont incapables de penser le mal en démocratie.
Pour eux, le visage du mal sera toujours celui de Joseph ou d’Adolf, ou, quand ils se targuent d’un peu plus de culture, celui de cet étrange étranger qui, sous les tropiques africaines ou dans les confins asiatiques, maintient ses peuples sous sa férule autocrate et sauvage.
Ne pouvant penser le mal en démocratie, le bourgeois cultivé ne peut attribuer à ses représentants la moindre intention mortifère, ni le souffle nauséabond d’une pensée malfaisante.

Ainsi, quoi qu’il fasse, l’État démocratique est absous par ses sujets ; sa nature même le disculpe par avance de toute intention criminelle ; il ne peut mal faire en son empire.
Ses crimes sont des progrès. Ses meurtres, des manifestations de justice ou d’équité, et, pourquoi pas, l’incarnation de son génie technologique et innovant.
Penser autrement, ce serait montrer du dégoût pour la démocratie, du mépris pour nos institutions.

Hésiter à s’injecter dans les veines le miracle technologique de la start-up Moderna, ce serait refuser les Lumières occidentales.

Quelques erreurs entremêlées éventuellement d’un peu d’incompétence peuvent être imputées de temps à autres à nos Princes démocrates. Au-delà, nous entrerions sur le territoire du complotisme, c’est-à-dire dans les eaux troubles de cette curieuse secte qui marigote dans le scepticisme le plus abjecte, qui croit à la volonté humaine et à la possibilité du mal au sein même des zones démocratiques délimitées par les lignes de démarcation progressistes.

Moins les crimes des démocraties occidentales sont imaginables pour nos bourgeois cultivés, plus ils sont réels. Car plus on se refuse à croire possible le mal commis, plus il se commet aisément et sans frein et se répète à l’envi.

Le Pouvoir, qui reste le Pouvoir quel que soit le régime sous lequel il s’épanouit (démocratique ou non), c’est-à-dire une Métaphysique de la Domination et une Physique de la Contrainte, cherche sur le terrain qu’il s’est choisi à persévérer dans son être, autrement-dit à accroitre sa puissance et sa gloire. Il n’est ni bien ni mal, mais s’exprime pas sa capacité à abuser en permanence de son hubrisLe Pouvoir est par nature l’abus de Pouvoir.

Le Pouvoir a compris l’avantage qu’il avait à tenter sa chance sur le champ démocratique pour étendre son domaine sans culpabilité ni gêne. La Démocratie occidentale lui offre un terrain de chasse où il prend moins de risques et rencontre moins d’obstacles, puisque les sujets sur lesquels il s’exerce ne parviennent pas à concevoir sa nature profonde, à en saisir les contours, à en voir les finalités, à en percevoir le côté sombre.

Pour le Pouvoir, la Démocratie sert d’alibi à sa nature abusive. Le Pouvoir le sait et en profite pour avancer et se renforcer sur ce terreau poreux qu’est l’Occident démocratique. Il sait que son crime restera invisible à la masse de ses victimes qui iront jusqu’à consentir à leurs souffrances.

Les démocraties occidentales ont ainsi pu commettre le plus vaste et le plus subtil des crimes de l’histoire humaine, par :

  1. Le nombre des auteurs engagés (les délinquants et criminels sanitaires, politiques, médiatiques, conscients de leurs méfaits et souvent profiteurs de cette guerre menée contre les peuples),
  2. La quantité des complices enrôlés (les milliers de petites mains sales, plus ou moins impliquées, plus ou moins volontaires et lucides, profitant rarement de leur propres bassesses),
  3. L’étendue du champ géographique de son emprise,
  4. La cohérence de leurs délires incohérents,
  5. La maîtrise méthodique et technologique de leurs folies.

L’ensemble de ces caractéristiques forment l’originalité de ce crime contre l’humanité qui n’est visible que pour les quelques esprits libres qui ont le courage de voir le réel en face : les « Complotistes ».

Deux éléments qui rendront le crime difficile à combattre :

  1. Le Dogme de l’Infaillibilité Démocratique évoqué plus haut : « En démocratie, le crime est impossible ». Peu nombreux sont ceux qui ont une parfaite conscience du crime, de son ampleur et de ses caractéristiques propres ;
  2. Si ce dogme fini par être ébranlé cependant, les coupables espèrent pouvoir compter sur le nombre incommensurable de leurs complices afin d’échapper à la vindicte des peuples et à la sévérité de la justice.

Le miracle totalitaire du C0VlD-19 est, en effet, d’avoir réussi à brouiller les lignes entre la culpabilité des uns et l’innocence des autres.
Un crime dont chacun porte une part d’abîme.
Qui oserait dénoncer un tel crime alors qu’il a été à la fois son exécuteur et sa victime, son volontaire sadique et son damné consentant ?
Certes, certains ont été plus bourreaux que d’autres, mais une dose significative de culpabilité a été acceptée par la masse absurde et amorphe des foules démocratiques.

Il eut suffi pourtant de lever le museau, de ne pas consentir totalement, de désobéir même à petite dose, pour que le miracle totalitaire ne se produisit pas.
Il a fallu consentir à notre misère pour qu’il advienne et s’installe dans notre quotidien et dans nos lendemains déchantés pour une éternité sans horizon.

Face à ce totalitarisme, de quelle utilité peut être la désobéissance civile ?

La désobéissance civile, c’est le renoncement qui se pare des vertus de la révolte.
C’est brandir une pancarte de protestation devant les portes de l’enfer et dire au bourreau qui y traîne ses victimes : « Je ne suis pas d’accord avec ton choix, mais je ne t’empêcherai pas d’accomplir ta besogne. Je te respecte dans ta différence ».

Face à ce totalitarisme, peut-on se contenter de chanter son opposition à l’air putride du temps, offrir un spectacle de rue en guise de protestation ?

Le calvaire devient ainsi aisément supportable. La colère est dressée, la rage se fait douce et polie. L’inhumain montre un visage affable et familier.
Tout devient festif, donc insignifiant.
Tout est spectacle, donc inoffensif.

Pour le bourgeois cultivé, seuls les vakx1s russes et chinois sont douteux ; car ils ne sont ni démocratiques, ni innovants, ni progressistes.

Louis XIV avait réussi à enfermer un seul individu dans un masque de fer et il fut le symbole de l’absolutisme.

L’État démocratique est parvenu à masquer tous ses sujets dans des tissus de papier et on l’a dit protecteur.
Les sujets démocrates se sont laissé momifier sans résistance aucune, sans regret, sans conscience d’avoir fauté. Ils ont même chéri ces fichus qu’il eut été aisé de déchirer ou de brûler.
Mais non, ils ont tenu à s’en faire un uniforme pour le restant de leurs jours.

Sous le régime du C0VlD Démocratique épris de modernité :

  • La propagande se fait marketing ;
  • Le dogme devient communiqué de presse ;
  • Le sceptique est un « complotiste » ;
  • Les miradors sont digitalisés ;
  • L’autodafé est remplacé par la censure digitale ;
  • Vous ne disparaissez plus (nécessairement) physiquement, mais socialement et les algorithmes se chargent de votre liquidation numérique. Une sorte d’exécution à bits portants ;
  • On ne va plus écouter le petit père du peuple ou le Führer dans un grand stade à l’esthétique virile et populaire ; on préfère s’empresse d’aller applaudir un conférencier de la Silicon Valley dans une réunion TED, assis dans un fauteuil capitonné. Si l’on se lève, c’est pour aller partager quelques anecdotes inoffensives et petits fours délicats avec d’autres bourgeois cultivés. Ou aller pisser.
  • Le Mal dégénère et devient méconnaissable pour un quidam démocrate. Il a perdu son apparence sombre et terrifiante ; il s’est adapté à chaque segment du marché des foules démocratiques qui en ont fait l’objet de leur appétence consumériste. Sa violence est diffuse. Elle n’est plus frontale ; elle n’a plus la couleur écarlate du sang répandu, ni l’odeur âcre des corps triturés par des instruments de torture. Le Mal a perdu ses formes rugueuses sur lesquelles venaient se fracasser les espérances populaires ; il s’est apprêté d’atours aimables et séduisants pour attirer à lui ses clients.

L’algorithme a remplacé le bâton et la matraque. Vous rentrerez dans le rand subrepticement, par le moyen technique, sans vous en rendre compte.
Le mouchard que vous portez sur vous, s’immiscera bientôt dans vos neurones sans prévenir.
Au bout du chemin de ce totalitarisme en mode start-up, vous serez enchaînés à vos données[1].
Tous incubés. Confinés. Intubés. Vakxinés.

Les vakxinés sous thérapie génique ne sont pas vus comme des cobayes ; ils sont célébrés par les médias et les marchés comme des Early Adopters, des pionniers à l’avant-garde de l’innovation qu’il nous faut admirer et imiter.
Ils sont montés dans le train du progrès sans se demander quelle était la destination finale.

Les autres (nous, en sommes), des fâchés qui ne comprennent rien au sens de ce progrès.
L’espoir, c’est le prochain iPhone. Le prochain vakx1 Moderna. On veut être le premier à les tester.
À les subir.

L’espoir est incarné par un objet ; ce n’est plus une idée ou une vertu théologale. L’espoir est un produit innovant.

Tester son produit auprès de ses consommateurs, avant même qu’il ne soit au point, est au cœur de la logique start-up.

Nos techno-tyrans ont donné un nom savant à ce produit inachevé[2] déjà mis en vente : le MVP, le Minimum Viable Product[3]

Les rats et les souris de laboratoires n’étant pas leurs clients, Moderna et Pfizer ont donc testé sur les peuples dociles leur produit (MVP) en cours d’élaboration (sans passer par la cage animale).

Ce qui compte ce n’est pas la perfection du produit, mais l’acte d’achat.

Pour savoir si un test est réussi, on ne s’intéresse guère à la qualité intrinsèque du produit, mais à la réussite de son business model : s’achète-t-il ?
Qu’importe si le vakx1 n’est pas au point, puisqu’il s’écoule.
Qu’importe s’il tue, puisqu’il rapporte.
L’argent qu’il génère est la preuve de son efficacité et de son innocuité.
L’espèce humaine comme MVP.

Tester jusqu’à l’humain.

Si l’humain n’apporte pas satisfaction on le remplace. Satisfait ou recyclé.
Bill Gates fut notre Big Brother des temps modernes ; notre premier tyran planétaire 2.0.
Hélas, nous n’avons pas eu de Charlot pour se moquer de lui !

La logique start-up est une logique révolutionnaire qui asservit l’humain à ses fins technologiques.
Elle le traite en produit pour s’en servir, puis en déchet pour s’en débarrasser.

Le C0VlD-19 est l’aboutissement du totalitarisme (démocratique) en mode start-up.
Pour assurer son succès il fallait l’alliance du progressisme et de l’innovation[4].

C’est le rôle du progressisme de rendre la marchandise séduisante.

Le miracle totalitaire du C0VlD-19 n’aurait jamais pu avoir lieu sur un terreau conservateur.
Pour un progressiste, la liberté est un obstacle à l’accomplissement de ses rêves d’égalité et de progrès. Il faut donc rendre le vakx1 obligatoire, sans discrimination aucune (afin que nul ne puisse y échapper).
L’obligation vakxinale pour tous est un signe d’égalité.

Aux États-Unis, plus on était un gouverneur Démocrate et progressiste et plus on réprimait les libertés et imposait des confinements longs, durs et cruels.
Observez par vous-mêmes la Californie (Démocrate) et la Floride (Républicaine). Écoutez les réactions d’hystéries libérales dès que le Texas et l’Iowa eurent décidé de lever les principales restrictions aux libertés en début d’année 2021.

Se faire vakxiner contre le C0VlD-19, c’est cool, woke, féministe et pourquoi pas anti-raciste. En tous cas, c’est progressiste.
On se vakxine ainsi par solidarité et non en raison du risque encouru ou de l’intérêt médical.
S’injecter une thérapie génique sur laquelle nous n’avons aucun recul, cela ne peut pas faire de mal, puisque l’Innovation c’est le Bien.

La victime est extatique devant son piqueur. Elle en tomberait presque amoureuse.
Elle a la servitude béate et la souffrance heureuse.
Puisque sa mort est remboursée par la sécurité sociale, elle l’accepte avec un bonheur serein.
Sa mort est innovante, alors pourquoi s’en plaindre ?
Elle mourra la tronche en selfie ; pas le temps de faire la moue au moment de sa mort vakxinale ; toute sa vie aura été un cliché Instagram. Une vie influencée. Une vie d’inoculée.

Face à ce totalitarisme, pas un fonctionnaire qui ait moufté.
Pas un intellectuel qui ait gesticulé.
Pas un citoyen qui ait beuglé. Ou à peine.
Tous à la niche et bons spectateurs de leur propre déchéance et de leur crasse morale.

« Car c’en fut un de spectacle, et même un des pas tristes, des pas dénués de moyens, avec tout le décor et la tragédie qui va avec ; du concentré d’enculés jusqu’au bout de la nuit ! ; du sadisme, de la morgue, de la picouse ; du mijoté de saltimbanques et, au final, beaucoup de pognon quand même pour un quarteron d’ordures et un petit carré d’enflures ».

Guillaume de Rouville

À suivre …

*

« Non une dictature, ça n’est pas ça. C’est pas un endroit où toutes vos libertés sont maintenues, où on a maintenu tout le cycle électoral, (…), où vous pouvez exercer de vos droits, où on rembourse tous vos tests, où le vakx1 est gratuit,(…) ça s’appelle pas une dictature, je pense que les mots ont un sens. »

Emmanuel Macron, jeudi 15 juillet 2021

« Cela montre qu’il y a, parmi ceux qui ne sont pas encore vakxinés, une toute petite minorité qui ne croit pas au progrès, à la raison. »

Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, 15 juillet 2021

« J’en ai assez de cette espèce de dictature des antivax. »

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député en Seine-Saint-Denis, 16 juillet 2021.

Cet article a été publié initialement sur le site de l’auteur :

http://lidiotduvillage.org/2021/07/15/le-totalitarisme-en-mode-start-up/

Image en vedette : https://lemediaen442.fr/macron-essayer-la-dictature-cest-ladopter/

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[1] Ce ne sont d’ailleurs point les vôtres : votre identité est une marchandise digitale monétisée avec votre propre argent. Vous n’êtes qu’un personaedans l’étude de marché global qui teste en permanence votre rentabilité.
[2] Qui achèvera bien ses consommateurs.
[3] Produit Minimum Viable.
[4] Nous reviendrons sur ce sujet important et, notamment, sur le rôle joué par BLM et les Antifas aux États-Unis pour faire tomber Donald J. Trump lors du premier épisode de la première saison du C0VlD-19.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Guillaume de Rouville, Mondialisation.ca, 2021

Devenir résistant et résilient quand le monde est sous le choc

Rien n’est plus comme avant et rien ne sera jamais plus comme avant, et ceci est une bonne nouvelle. Le futur, c’est nous qui le créons aujourd’hui. C’est-à-dire que ce que nous allons léguer aux futures générations dépend à 100% de choix et actions.

Et force est de constater que devenir résistant et résilient sont les maitres mots en 2021.

Être résistant, c’est rester connecté quoi qu’il arrive à ses valeurs. Et être résilient, c’est apprendre et se préparer en cas d’effondrement systémique et de décisions politiques avec des lois liberticides.

Plus que jamais, il est nécessaire d’agir dans le réel, dans sa vie privée, seul et collectivement. Et rappelez-vous l’avenir appartiendra aux résistants et aux résilients.

Telegram le canal sans censure : https://t.me/mikadenissot

Ce n’est pas la Shoah, mais les dictatures commencent comme ça !!

 L’édito de Charles Sannat | 19 Juil 2021 |

Les manifestations anti pass-vakxinal ont été aussi massives que majeures. C’est, comme il était assez prévisible, une véritable mobilisation, spontanée en pleine torpeur estivale ce qui n’est jamais arrivé.

Dit autrement, cette mobilisation citoyenne est sans précédent.

Une bataille qui va aussi se gagner sur les mots. 

Je comprends parfaitement pourquoi des milliers de gens font le parallèle entre la Shoah et la Seconde Guerre mondiale et le pass-sanitaire, car effectivement, pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale on fait une distinction entre deux groupes de gens, et dans le référentiel historique collectif l’analogie est évidente.

Est-elle adaptée ?

En fait ce n’est même plus la question.

Les médias et le pouvoir ont décidé qu’une telle comparaison était outrancière et que la formuler c’était très mal et c’était se moquer de ceux qui avaient été déportés. Il est également évident qu’une telle comparaison, si le gouvernement la laissait faire, serait en termes de communication très dommageable car, être assimilé dans l’esprit de la population à des nazis, ce n’est pas du meilleur effet.

Le gouvernement et les médias aux ordres sont d’une très grande sensibilité par rapport à de telles comparaisons. Mélenchon ne s’y est pas trompé en demandant aux Insoumis d’éviter de s’engager sur cette voie. C’est une question de stratégie de communication.

Discriminations, inégalités, perte de liberté, chemin vers la dictature…

Pour gagner cette bataille des mots, nous en avons d’autres à notre disposition.

Toutes les dictatures commencent par des lois d’exception, sans exception.

Il faut refuser toutes les politiques qui discriminent, parce qu’elles créent des précédents fâcheux et rapidement fascistes.

Il faut refuser toutes les lois liberticides parce qu’il arrive un moment, où à force de réduire les libertés, il ne vous en reste plus.

Ce n’est pas une question médicale !

Quel est l’objectif ?

Qu’elles sont les alternatives ?

Dans la vie, il y a rarement un chemin unique ou une solution simpliste, surtout lorsque l’on parle de problème complexes.

Imaginez que la vakxination est LA solution est totalement crétin, inepte et les médecins et tous les grands professeurs de plateaux finiront par passer pour ce qu’ils sont, des fayots zélés d’un système, pas de grands hommes.

Les gens qui défileront prochainement dans les rues semaines après semaines ne sont pas des « anti-vaxx » mais des anti-pass. Cela n’a rien à voir.

Le pass sanitaire est une ânerie qui se heurtera à la réalité

Si l’on pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, à quoi va aboutir la mise en place de « pass » ?

Simple.

Vous aurez des queues épouvantables de gens qui sont les « meilleurs » des citoyens d’après nos quelques vedettes qui veulent « pourrir » la vie des non-vakxinés.

La réalité c’est qu’ils vont pourrir la vie des vakxinés qui auront tous les « pass » qu’il faut. Ils devront faire la queue et s’emmerder des heures pour rentrer faire des courses dans des centres commerciaux dont on peut de surcroît franchement se passer. Amazon se frottera les mains. Les ventes à distance vont exploser.

Deuxième effet, il apparaîtra rapidement que les vakxinés se contamineront entre eux, et pour obtenir ce résultat brillant, il aura en plus fallu qu’ils attendent sous un soleil de plomb ou sous la pluie de la rentrée de pouvoir montrer leur précieux sésame.

Entre les vakxinés qui seront rebutés par la réalité, les vakxinés qui refusent également que l’on rejette une grande partie de la population et n’iront plus dans ces lieux par solidarité et enfin les non-vakxinés qui resteront tranquillement chez eux, je peux vous prévoir grâce à une lecture attentive de mes Poules de Cristal, un « joyeux » bazar…

Le pass ne passera pas !

Reprenons.

Il faut faire attention aux mots employés pour susciter l’adhésion du plus grand nombre. alors que l’on parle de discrimination à tout bout de champs. Il est hors de question de discriminer avec un pass, de ficher, de noter, d’autoriser ou d’interdire les actes de la vie courante en fonction d’un statut. C’est dans toute dictature, toujours pour le « bien », ou pour de « bonnes raisons », et c’est parce que l’on déshumanise une catégorie que l’on peut un jour, éventuellement, se retrouver avec des massacres, des pogroms, des génocides ou des actes de grandes violence. Il faut donc refuser la déshumanisation systématiquement.

Ensuite, il faut appliquer une politique systématique de boycott de tous les endroits qui mettront en place le pass.

C’est l’Etat qui l’impose. Ils n’y « sont pour rien », n’est pas un argument recevable. Ils appliquent une loi inique que le bon sens et l’humanisme doit nous faire refuser. Boycotter, encore, et encore, tous les jours que l’on soit vakxiné ou pas.

Enfin, réclamer un véritable débat, demander que l’on cesse de nous mentir comme c’est le cas depuis le début de l’épidémie, que l’on explique les risques, les dangers, les effets secondaires, que l’on cesse de nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au pass. Nous pouvons faire autrement sans avoir à nous lancer dans cette voie sans issue, prélude à la mise en place d’un contrôle social où vous serez bipés, scannés à chaque étape de votre vie. Il existe mille et une façons de lutter contre cette épidémie sans recourir au pire. Encore, faudrait-il pour cela faire avec le peuple et non contre le peuple.

Croyez-moi, ce n’est plus du tout une question médicale.

C’est une question de liberté, c’est une question de droits de l’homme, c’est une question également constitutionnelle.

Si le pass est mis en place, alors, notre Constitution n’est plus qu’un torchon que vous pouvez jeter.

C’est également la nécessité de rappeler à ceux qui nous dirigent que gagner des élections ce n’est pas un permis d’emmerder la population et qu’aujourd’hui les contre-pouvoirs prévus ne marchent plus comme ils le devraient ce qui amènent à une concentration des pouvoirs trop importante dans les mains d’un seul homme qui, en l’espèce, ne sait pas en user avec sagesse.

Le boycott et la non-violence restent des méthodes efficaces. Frappez-les au porte-monnaie ! Frappez-les durement, et mettez tous vos sous de côté. Faites dérailler la reprise économique de le Maire. Faites la grève de la consommation. Achetez chez les petits et fuyez les gros. Vous verrez, lorsque les gros manqueront, et parce que c’est une histoire de gros sous, ils feront plier l’Elysée aussi bien que le ministre de la santé.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

Chroniques du totalitarisme 1 – La mise au pas du 12 juillet 2021

Source: Anne Bilhéran

Article prévu pour parution dans l’Antipresse, abonnez-vous !
Autorisation exceptionnelle donné pour une parution avant l’heure ici, au vu de l’actualité. Un immense merci à Slobodan Despot et à l’Antipresse, pour faire vivre le contradictoire, et tracer l’étroit sentier de vérité des témoins.

« Nous avons poussé si loin la logique dans la libération des êtres humains des entraves de l’exploitation industrielle, que nous avons envoyé environ dix millions de personnes aux travaux forcés dans les régions arctiques et dans les forêts orientales, dans des conditions analogues à celles des galériens de l’Antiquité. Nous avons poussé si loin la logique, que pour régler une divergence d’opinions, nous ne connaissons qu’un seul argument : la mort. »

Koestler, A. Le Zéro et l’Infini.

« Nous avons poussé si loin la logique dans notre politique sanitaire au nom de la santé pour tous, que nous persécutons les soignants, médecins et infirmiers, et les malades. Notre nouvelle définition de la santé est l’indifférence au consentement, le refus des soins adaptés et de la prescription par les médecins. Nous soignons les bien-portants (nous nommons malades des gens qui ne le sont pas) et délaissons les vrais malades. Le corps de chaque citoyen appartient désormais à l’État qui peut en jouir comme bon lui semble pour ses expérimentations médicales, et celui qui ne s’y soumettra pas, nous le négligerons, le maltraiterons puis le tuerons, qu’il s’agisse d’un malade qui désirait être soigné, ou d’un soignant qui désirait travailler », pourra tout aussi bien dire un haut cadre repentant du nouveau parti du totalitarisme sanitaire actuel.

Le discours d’Emmanuel Macron du 12 juillet 2021 a opéré comme un coup de semonce dans la société française. Le pouvoir s’y est exprimé de façon tyrannique, clivant la société en deux catégories : les bons citoyens obéissants, et les autres. Sur les autres, la coercition sera exercée ; le pouvoir entend « soumettre ou démettre ». Nous nageons en plein harcèlement de masse, et je rappellerai la définition que j’en avais donné en 2006 : « Le harcèlement est un phénomène politique lié à l’histoire de l’humanité. Il « vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou un groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur » (Bilheran, 2006). Mode d’expression de l’abus de pouvoir, de l’autoritarisme, de la tyrannie, il s’oppose à l’autorité comme le pouvoir injuste s’oppose au pouvoir juste. Il est la méthode parfaite d’asservissement utilisée par les paranoïaques dont je dis souvent qu’il est le « chef-d’œuvre »[1]. »

Bien entendu, un tel discours est traumatique et sidérant. Revendiquer le « choix de la liberté » en imposant de telles contraintes, avec une telle violence (chantage, menace etc.), sur les vies, serait un paradoxe risible, si cela n’entraînait pas des conséquences tragiques.

Que cherche le harcèlement ?[2] Conduire à l’autodestruction. Cette autodestruction débute par l’inflammation émotionnelle suscitée par les harceleurs : peur, colère, rage, impuissance, tristesse etc. Maîtrisons nos émotions. Qu’elles soient des guides, mais ne commandent pas. Car si les émotions commandent, elles nourrissent le sadisme des harceleurs. Elles font leur jouissance.

Que craignent les harceleurs ? Que nous les envisagions tels qu’ils sont : des fous, des pervers ou des paranoïaques qui font des crises de tyrannie car ils n’ont pas grandi, et demeurent psychiquement immatures, sans capacité de maîtriser leurs pulsions de transgression et de meurtre. Et que nous puissions leur opposer notre indifférence, celle du parent qui ne cèdera pas au caprice. Les peuples doivent éduquer leurs gouvernants, et non le contraire. Les ministres sont étymologiquement, les serviteurs du peuple. Un gouvernement qui prétend éduquer son peuple bascule aisément en tyrannie.

Pour cela il faut bien réfléchir : sur quels pans de nos vies les harceleurs ont-ils une prise ? Il est inutile de crier sa colère à un harceleur : il s’en délectera. Certains s’imaginent qu’en éliminant le pouvoir harceleur, avec des méthodes révolutionnaires, le problème sera solutionné ! Rien n’est moins sûr, car le venin de la paranoïa s’est immiscé dans le corps social, la méfiance de tous contre tous, le clivage et la persécution des jugés « non-essentiels », inutiles, dangereux ou mauvais. Ce n’est pas nécessairement parce que l’on élimine le gourou de la secte que la secte s’arrête. Parfois, la tête du gourou repousse. Et même, ce peut être en pire.

En revanche, ne plus donner rien de soi, ceci est un long processus qui demande un travail de distanciation interne, mais nécessaire. Nous avons l’illusion de nous connaître. Nous croyons naïvement que si l’on nous supprimait nos repères, nous ne saurions pas faire face. Le totalitarisme risque de pousser de nombreuses personnes au fond de leurs retranchements, dans ce lieu de leur être où elles toucheront l’expérience de l’amour inconditionnel, de la transcendance, de la pulsion de vie, de l’énergie spirituelle comme le nommait Bergson, ce qui en retour leur donnera la foi, la force, le courage et la détermination.

L’heure de la persécution paranoïaque a sonné. Les ennemis semblent désignés, mais ne nous y trompons pas. Il ne faut jamais croire le langage de la perversion. Elle vous assure que, si vous consentez à faire ce que vous ne souhaitez pas faire, alors vous serez tranquille et tout ira bien pour vous. Elle exige que vous renonciez à un petit bout de territoire de vous-même. Puis, la boîte de Pandore étant ouverte, il vous sera toujours demandé plus, et encore plus. C’est le fonctionnement même de l’emprise perverse, de la mise en esclavage psychique et physique.

Alors, peut-être qu’aujourd’hui certains se rassurent, en se disant que, s’ils sont des citoyens obéissants, ils seront épargnés, puisque la vindicte désigne une catégorie d’individus en particulier dans un corps social désormais considéré malade, et qu’il conviendrait d’amputer. C’est une erreur.

Dans les systèmes harceleurs, tous ceux qui se soumettent docilement et font du zèle, espérant passer entre les gouttes, finissent par être persécutés puis exécutés.

Car la paranoïa est une folie raisonnante ; il faut entendre qu’elle n’a rien de rationnel et ne s’embarrasse pas de contradictions. Au diable la logique ! La logique devient ce que l’angoisse psychotique exige : de la persécution, du sang, des morts, pour se calmer, toujours temporairement. Aussi, cela procède à l’arbitraire, et par vagues. Tous les totalitarismes ont agi ainsi.

Soljenitsyne nota bien l’incrédulité des gens ; ils pensaient être de bons citoyens bolchéviques, n’avoir rien à se reprocher et pourtant, les rafles ne les épargnaient pas ! Cette incrédulité leur donnait ainsi l’illusion que quelqu’un s’apercevrait bien de leur innocence… mais rien n’est plus faux car leur erreur était la croyance aveugle en l’existence d’une rationalité, dans ce qui n’était qu’une folie empruntant de façon frauduleuse l’apparence de la raison.

Ne pas comprendre qu’il s’agit d’une folie au sens propre, d’une psychose paranoïaque qui perfuse sa contagion délirante dans le collectif, rend vulnérable.

L’individu perd du temps à tenter de justifier une logique rationnelle et raisonnable à ce qui n’est que langage infatué d’un délire ne s’embarrassant pas du principe de non-contradiction ! Ne pas se préparer psychologiquement au déferlement de la violence est une erreur, aussi. Car la paranoïa fait régresser les individus psychologiquement fragiles, et ils sont nombreux, dans la « banalité du mal »[3], celle que la charge traumatique du discours d’Emmanuel Macron a autorisée cette semaine en France. J’ai recueilli plusieurs témoignages de refus de soins d’êtres humains dans des hôpitaux ou cliniques car ils n’étaient pas « vaccinés »., notamment celui d’un chantage aux soins pulmonaires contre obligation vaccinale à un jeune non-vacciné, ou encore le refus de soins dentaires à un retraité non-vacciné, ou encore un ultimatum donné à une personne diabétique avec blessure : elle ne serait plus reçue, même en urgence, sans test ou sans ce que le pouvoir a convenu d’appeler un « vaccin ».

Le peuple français est harcelé, et certains, pensant atténuer la violence du harcèlement sur leur personne, font du zèle pour devenir les instruments de persécution des autres. Ils n’ont vraisemblablement eux non plus pas compris comment cela fonctionne… L’arbitraire, la logique de quotas, la recherche du mouvement éternel permettant d’assurer un contrôle des masses sont les ressorts des passages à l’acte du pouvoir totalitaire. Combien de maltraitances, combien de détresse, combien de souffrances, combien de persécutions, combien de morts, ce nouveau régime laissera-t-il dans l’Histoire ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’arrêtera pas en si mauvais chemin.

La psychose paranoïaque s’engage toujours au bout du déferlement totalitaire, avant d’agoniser en un râle exsangue, dans les mares de sang qu’elle a elle-même provoquées.

Puisque, depuis plus d’un an, nous ne parlons plus que de maladies et de morts, l’heure est venue pour ce type de questionnements métaphysiques : au moment de ma mort, aurai-je été en accord avec ma conscience concernant mon passé, mes actes, mes paroles ? Car il n’y aura rien d’autre que nous emporterons avec nous, que le scrupule moral dont notre conscience est le maître, et qu’elle nous oppose dans son miroir. « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »[4]… est-ce cela que l’on désire pour soi-même ?

Le totalitarisme accule à un choix, le non-choix devenant un choix par défaut : soit accepter de se faire avaler dans la pieuvre géante, en renonçant à son intimité et à tout ce qui constitue son individualité (le sacrifice total exigé par la paranoïa), soit déclarer sacré l’être humain en tant que régi, non pas par les nouvelles lois de la nouvelle normalité totalitaire, mais par des lois transcendantes et immuables (ne pas tuer, ne pas transgresser).

Nous voici encore et toujours revenus à Créon et Antigone.

Où placer le sacré dans notre existence ?

« Il n’y a que deux conceptions de la morale humaine, et elles sont à des pôles opposés. L’une d’elles est chrétienne et humanitaire, elle déclare l’individu sacré, et affirme que les règles de l’arithmétique ne doivent pas s’appliquer aux unités humaines – qui, dans notre équation, représentent soit zéro, soit l’infini. L’autre conception part du principe fondamental qu’une fin collective justifie tous les moyens, et non seulement permet mais exige que l’individu soit en toute façon subordonné et sacrifié à la communauté – laquelle peut disposer de lui soit comme d’un cobaye qui sert à une expérience, soit comme de l’agneau que l’on offre en sacrifice. »[5]

Seule la Littérature est capable de restituer l’expérience totalitaire, car elle invite à retourner dans l’intime, cet intime que le pouvoir paranoïaque veut dévorer, de façon cannibale, en bloquant les issues de secours à l’incorporation, l’intime des sentiments, les états d’âme, la vibration de l’être en proie à ses doutes, à ses errances, à son désespoir mais également à sa volonté, à ses aspirations, à ses décisions, à ses convictions. Dans le cadre des ateliers « Littérature et Totalitarisme », qui auront lieu à partir du 12 août 2021, je mettrai notamment au travail l’œuvre de Koestler, Le Zéro et l’Infini[6].

Un dernier mot : nous ne sommes que de passage… dans ce « theatrum mundi », où nous jouons tous des rôles, desquels nous sommes plus ou moins dupes, où les uns et les autres se jugent (de mauvais citoyens mettant en danger les autres en n’acceptant pas les contraintes imposées par le gouvernement, de mauvais citoyens contribuant à la perte des libertés etc.), je suggère de revenir en ce moment à la méthode phénoménologique de Husserl dont je perçois de plus en plus qu’elle a été conceptualisée en réaction à l’idéologie totalitaire nazie : l’épochè.
Qu’est-ce que l’épochè ?
C’est la suspension du jugement, un antidote salutaire face à la surinterprétation paranoïaque qui a contaminé l’espace social. Suspendre son jugement face au délire, ne pas tenter d’y rentrer ni de le comprendre à tout prix, suspendre son jugement face à la surexposition des signes et des interprétations données. Suspendre son jugement et s’en distancer, pour ne pas sombrer dans les effets projectifs en miroir (que l’on voit si souvent dans les phénomènes harceleurs), et notamment, ne surtout pas sombrer dans « la fin justifie les moyens », adage politique selon lequel, pour se libérer du tyran, et au nom d’un autre idéal tyrannique (liberté et abolition de l’oppresseur « à tout prix »), il devient permis de devenir tyran à son tour en utilisant des méthodes similaires.

Ataraxie (suspension des émotions – absence de troubles émotionnels) et épochè (suspension du jugement) sont des outils de la philosophie, qui peuvent aider au témoignage, car c’est bien le témoin qui en définitive humanisera toute cette affaire, en ce qu’il inscrira les traces et la mémoire, et fera vivre l’adage latin « Homo sum humani a me nihil alienum puto »[7].

Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

[1] « Le harcèlement, chef-d’œuvre de la paranoïa », article paru dans Santé mentale n° 243, décembre 2019. https://www.arianebilheran.com/post/le-harcelement-chef-d-œuvre-de-la-paranoia
[2] Pour ceux qui souhaitent approfondir les mécanismes du harcèlement, je renvoie à ma somme sur le sujet : https://www.arianebilheran.com/product-page/harcelement-psychologie-et-psychopathologie
[3] Pour reprendre l’expression d’Hannah Arendt.
[4] Poème « La Conscience » de Victor Hugo.
[5] Koestler, A. Le Zéro et l’Infini.
[6] https://www.arianebilheran.com/service-page/atelier-littérature-et-totalitarisme
[7] Terence repris par Montaigne dans le célèbre « je suis un homme, et rien d’humain ne m’est étranger ».