Devenir résistant et résilient quand le monde est sous le choc

Rien n’est plus comme avant et rien ne sera jamais plus comme avant, et ceci est une bonne nouvelle. Le futur, c’est nous qui le créons aujourd’hui. C’est-à-dire que ce que nous allons léguer aux futures générations dépend à 100% de choix et actions.

Et force est de constater que devenir résistant et résilient sont les maitres mots en 2021.

Être résistant, c’est rester connecté quoi qu’il arrive à ses valeurs. Et être résilient, c’est apprendre et se préparer en cas d’effondrement systémique et de décisions politiques avec des lois liberticides.

Plus que jamais, il est nécessaire d’agir dans le réel, dans sa vie privée, seul et collectivement. Et rappelez-vous l’avenir appartiendra aux résistants et aux résilients.

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Chroniques du totalitarisme 1 – La mise au pas du 12 juillet 2021

Source: Anne Bilhéran

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Autorisation exceptionnelle donné pour une parution avant l’heure ici, au vu de l’actualité. Un immense merci à Slobodan Despot et à l’Antipresse, pour faire vivre le contradictoire, et tracer l’étroit sentier de vérité des témoins.

« Nous avons poussé si loin la logique dans la libération des êtres humains des entraves de l’exploitation industrielle, que nous avons envoyé environ dix millions de personnes aux travaux forcés dans les régions arctiques et dans les forêts orientales, dans des conditions analogues à celles des galériens de l’Antiquité. Nous avons poussé si loin la logique, que pour régler une divergence d’opinions, nous ne connaissons qu’un seul argument : la mort. »

Koestler, A. Le Zéro et l’Infini.

« Nous avons poussé si loin la logique dans notre politique sanitaire au nom de la santé pour tous, que nous persécutons les soignants, médecins et infirmiers, et les malades. Notre nouvelle définition de la santé est l’indifférence au consentement, le refus des soins adaptés et de la prescription par les médecins. Nous soignons les bien-portants (nous nommons malades des gens qui ne le sont pas) et délaissons les vrais malades. Le corps de chaque citoyen appartient désormais à l’État qui peut en jouir comme bon lui semble pour ses expérimentations médicales, et celui qui ne s’y soumettra pas, nous le négligerons, le maltraiterons puis le tuerons, qu’il s’agisse d’un malade qui désirait être soigné, ou d’un soignant qui désirait travailler », pourra tout aussi bien dire un haut cadre repentant du nouveau parti du totalitarisme sanitaire actuel.

Le discours d’Emmanuel Macron du 12 juillet 2021 a opéré comme un coup de semonce dans la société française. Le pouvoir s’y est exprimé de façon tyrannique, clivant la société en deux catégories : les bons citoyens obéissants, et les autres. Sur les autres, la coercition sera exercée ; le pouvoir entend « soumettre ou démettre ». Nous nageons en plein harcèlement de masse, et je rappellerai la définition que j’en avais donné en 2006 : « Le harcèlement est un phénomène politique lié à l’histoire de l’humanité. Il « vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou un groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur » (Bilheran, 2006). Mode d’expression de l’abus de pouvoir, de l’autoritarisme, de la tyrannie, il s’oppose à l’autorité comme le pouvoir injuste s’oppose au pouvoir juste. Il est la méthode parfaite d’asservissement utilisée par les paranoïaques dont je dis souvent qu’il est le « chef-d’œuvre »[1]. »

Bien entendu, un tel discours est traumatique et sidérant. Revendiquer le « choix de la liberté » en imposant de telles contraintes, avec une telle violence (chantage, menace etc.), sur les vies, serait un paradoxe risible, si cela n’entraînait pas des conséquences tragiques.

Que cherche le harcèlement ?[2] Conduire à l’autodestruction. Cette autodestruction débute par l’inflammation émotionnelle suscitée par les harceleurs : peur, colère, rage, impuissance, tristesse etc. Maîtrisons nos émotions. Qu’elles soient des guides, mais ne commandent pas. Car si les émotions commandent, elles nourrissent le sadisme des harceleurs. Elles font leur jouissance.

Que craignent les harceleurs ? Que nous les envisagions tels qu’ils sont : des fous, des pervers ou des paranoïaques qui font des crises de tyrannie car ils n’ont pas grandi, et demeurent psychiquement immatures, sans capacité de maîtriser leurs pulsions de transgression et de meurtre. Et que nous puissions leur opposer notre indifférence, celle du parent qui ne cèdera pas au caprice. Les peuples doivent éduquer leurs gouvernants, et non le contraire. Les ministres sont étymologiquement, les serviteurs du peuple. Un gouvernement qui prétend éduquer son peuple bascule aisément en tyrannie.

Pour cela il faut bien réfléchir : sur quels pans de nos vies les harceleurs ont-ils une prise ? Il est inutile de crier sa colère à un harceleur : il s’en délectera. Certains s’imaginent qu’en éliminant le pouvoir harceleur, avec des méthodes révolutionnaires, le problème sera solutionné ! Rien n’est moins sûr, car le venin de la paranoïa s’est immiscé dans le corps social, la méfiance de tous contre tous, le clivage et la persécution des jugés « non-essentiels », inutiles, dangereux ou mauvais. Ce n’est pas nécessairement parce que l’on élimine le gourou de la secte que la secte s’arrête. Parfois, la tête du gourou repousse. Et même, ce peut être en pire.

En revanche, ne plus donner rien de soi, ceci est un long processus qui demande un travail de distanciation interne, mais nécessaire. Nous avons l’illusion de nous connaître. Nous croyons naïvement que si l’on nous supprimait nos repères, nous ne saurions pas faire face. Le totalitarisme risque de pousser de nombreuses personnes au fond de leurs retranchements, dans ce lieu de leur être où elles toucheront l’expérience de l’amour inconditionnel, de la transcendance, de la pulsion de vie, de l’énergie spirituelle comme le nommait Bergson, ce qui en retour leur donnera la foi, la force, le courage et la détermination.

L’heure de la persécution paranoïaque a sonné. Les ennemis semblent désignés, mais ne nous y trompons pas. Il ne faut jamais croire le langage de la perversion. Elle vous assure que, si vous consentez à faire ce que vous ne souhaitez pas faire, alors vous serez tranquille et tout ira bien pour vous. Elle exige que vous renonciez à un petit bout de territoire de vous-même. Puis, la boîte de Pandore étant ouverte, il vous sera toujours demandé plus, et encore plus. C’est le fonctionnement même de l’emprise perverse, de la mise en esclavage psychique et physique.

Alors, peut-être qu’aujourd’hui certains se rassurent, en se disant que, s’ils sont des citoyens obéissants, ils seront épargnés, puisque la vindicte désigne une catégorie d’individus en particulier dans un corps social désormais considéré malade, et qu’il conviendrait d’amputer. C’est une erreur.

Dans les systèmes harceleurs, tous ceux qui se soumettent docilement et font du zèle, espérant passer entre les gouttes, finissent par être persécutés puis exécutés.

Car la paranoïa est une folie raisonnante ; il faut entendre qu’elle n’a rien de rationnel et ne s’embarrasse pas de contradictions. Au diable la logique ! La logique devient ce que l’angoisse psychotique exige : de la persécution, du sang, des morts, pour se calmer, toujours temporairement. Aussi, cela procède à l’arbitraire, et par vagues. Tous les totalitarismes ont agi ainsi.

Soljenitsyne nota bien l’incrédulité des gens ; ils pensaient être de bons citoyens bolchéviques, n’avoir rien à se reprocher et pourtant, les rafles ne les épargnaient pas ! Cette incrédulité leur donnait ainsi l’illusion que quelqu’un s’apercevrait bien de leur innocence… mais rien n’est plus faux car leur erreur était la croyance aveugle en l’existence d’une rationalité, dans ce qui n’était qu’une folie empruntant de façon frauduleuse l’apparence de la raison.

Ne pas comprendre qu’il s’agit d’une folie au sens propre, d’une psychose paranoïaque qui perfuse sa contagion délirante dans le collectif, rend vulnérable.

L’individu perd du temps à tenter de justifier une logique rationnelle et raisonnable à ce qui n’est que langage infatué d’un délire ne s’embarrassant pas du principe de non-contradiction ! Ne pas se préparer psychologiquement au déferlement de la violence est une erreur, aussi. Car la paranoïa fait régresser les individus psychologiquement fragiles, et ils sont nombreux, dans la « banalité du mal »[3], celle que la charge traumatique du discours d’Emmanuel Macron a autorisée cette semaine en France. J’ai recueilli plusieurs témoignages de refus de soins d’êtres humains dans des hôpitaux ou cliniques car ils n’étaient pas « vaccinés »., notamment celui d’un chantage aux soins pulmonaires contre obligation vaccinale à un jeune non-vacciné, ou encore le refus de soins dentaires à un retraité non-vacciné, ou encore un ultimatum donné à une personne diabétique avec blessure : elle ne serait plus reçue, même en urgence, sans test ou sans ce que le pouvoir a convenu d’appeler un « vaccin ».

Le peuple français est harcelé, et certains, pensant atténuer la violence du harcèlement sur leur personne, font du zèle pour devenir les instruments de persécution des autres. Ils n’ont vraisemblablement eux non plus pas compris comment cela fonctionne… L’arbitraire, la logique de quotas, la recherche du mouvement éternel permettant d’assurer un contrôle des masses sont les ressorts des passages à l’acte du pouvoir totalitaire. Combien de maltraitances, combien de détresse, combien de souffrances, combien de persécutions, combien de morts, ce nouveau régime laissera-t-il dans l’Histoire ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’arrêtera pas en si mauvais chemin.

La psychose paranoïaque s’engage toujours au bout du déferlement totalitaire, avant d’agoniser en un râle exsangue, dans les mares de sang qu’elle a elle-même provoquées.

Puisque, depuis plus d’un an, nous ne parlons plus que de maladies et de morts, l’heure est venue pour ce type de questionnements métaphysiques : au moment de ma mort, aurai-je été en accord avec ma conscience concernant mon passé, mes actes, mes paroles ? Car il n’y aura rien d’autre que nous emporterons avec nous, que le scrupule moral dont notre conscience est le maître, et qu’elle nous oppose dans son miroir. « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »[4]… est-ce cela que l’on désire pour soi-même ?

Le totalitarisme accule à un choix, le non-choix devenant un choix par défaut : soit accepter de se faire avaler dans la pieuvre géante, en renonçant à son intimité et à tout ce qui constitue son individualité (le sacrifice total exigé par la paranoïa), soit déclarer sacré l’être humain en tant que régi, non pas par les nouvelles lois de la nouvelle normalité totalitaire, mais par des lois transcendantes et immuables (ne pas tuer, ne pas transgresser).

Nous voici encore et toujours revenus à Créon et Antigone.

Où placer le sacré dans notre existence ?

« Il n’y a que deux conceptions de la morale humaine, et elles sont à des pôles opposés. L’une d’elles est chrétienne et humanitaire, elle déclare l’individu sacré, et affirme que les règles de l’arithmétique ne doivent pas s’appliquer aux unités humaines – qui, dans notre équation, représentent soit zéro, soit l’infini. L’autre conception part du principe fondamental qu’une fin collective justifie tous les moyens, et non seulement permet mais exige que l’individu soit en toute façon subordonné et sacrifié à la communauté – laquelle peut disposer de lui soit comme d’un cobaye qui sert à une expérience, soit comme de l’agneau que l’on offre en sacrifice. »[5]

Seule la Littérature est capable de restituer l’expérience totalitaire, car elle invite à retourner dans l’intime, cet intime que le pouvoir paranoïaque veut dévorer, de façon cannibale, en bloquant les issues de secours à l’incorporation, l’intime des sentiments, les états d’âme, la vibration de l’être en proie à ses doutes, à ses errances, à son désespoir mais également à sa volonté, à ses aspirations, à ses décisions, à ses convictions. Dans le cadre des ateliers « Littérature et Totalitarisme », qui auront lieu à partir du 12 août 2021, je mettrai notamment au travail l’œuvre de Koestler, Le Zéro et l’Infini[6].

Un dernier mot : nous ne sommes que de passage… dans ce « theatrum mundi », où nous jouons tous des rôles, desquels nous sommes plus ou moins dupes, où les uns et les autres se jugent (de mauvais citoyens mettant en danger les autres en n’acceptant pas les contraintes imposées par le gouvernement, de mauvais citoyens contribuant à la perte des libertés etc.), je suggère de revenir en ce moment à la méthode phénoménologique de Husserl dont je perçois de plus en plus qu’elle a été conceptualisée en réaction à l’idéologie totalitaire nazie : l’épochè.
Qu’est-ce que l’épochè ?
C’est la suspension du jugement, un antidote salutaire face à la surinterprétation paranoïaque qui a contaminé l’espace social. Suspendre son jugement face au délire, ne pas tenter d’y rentrer ni de le comprendre à tout prix, suspendre son jugement face à la surexposition des signes et des interprétations données. Suspendre son jugement et s’en distancer, pour ne pas sombrer dans les effets projectifs en miroir (que l’on voit si souvent dans les phénomènes harceleurs), et notamment, ne surtout pas sombrer dans « la fin justifie les moyens », adage politique selon lequel, pour se libérer du tyran, et au nom d’un autre idéal tyrannique (liberté et abolition de l’oppresseur « à tout prix »), il devient permis de devenir tyran à son tour en utilisant des méthodes similaires.

Ataraxie (suspension des émotions – absence de troubles émotionnels) et épochè (suspension du jugement) sont des outils de la philosophie, qui peuvent aider au témoignage, car c’est bien le témoin qui en définitive humanisera toute cette affaire, en ce qu’il inscrira les traces et la mémoire, et fera vivre l’adage latin « Homo sum humani a me nihil alienum puto »[7].

Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

[1] « Le harcèlement, chef-d’œuvre de la paranoïa », article paru dans Santé mentale n° 243, décembre 2019. https://www.arianebilheran.com/post/le-harcelement-chef-d-œuvre-de-la-paranoia
[2] Pour ceux qui souhaitent approfondir les mécanismes du harcèlement, je renvoie à ma somme sur le sujet : https://www.arianebilheran.com/product-page/harcelement-psychologie-et-psychopathologie
[3] Pour reprendre l’expression d’Hannah Arendt.
[4] Poème « La Conscience » de Victor Hugo.
[5] Koestler, A. Le Zéro et l’Infini.
[6] https://www.arianebilheran.com/service-page/atelier-littérature-et-totalitarisme
[7] Terence repris par Montaigne dans le célèbre « je suis un homme, et rien d’humain ne m’est étranger ».

Macron: sortir du jeu pervers

Si vous ne connaissez pas votre cerveau, ils s’en occuperont pour vous.

3 points à comprendre absolument, quitter la scène de la manipulation perverse, payer le prix de ses choix.

Accéder aux bons outils pour se poser les bonnes questions permet d’agir au lieu de réagir. Si vous ne faites pas partie de la solution, vous faites partie du problème.

https://qactus.fr/2021/07/14/q-videos-ek-macron-france-sortir-du-jeu-pervers/

Lien alternatif: https://lbry.tv/@emakrusi:5/La-Voix-d-Ema-Macron-Poker-perversion-et-guerre-psychologique:7

Pourquoi il serait illégal d’imposer des vakx1s expérimentaux à toute la population

Le gouvernement cherche à imposer une obligation vakxinale à l’ensemble de la population. S’agissant de vakx1s expérimentaux qui sont loin d’avoir terminé leurs phases d’expérimentation, une telle obligation serait toutefois illégale avant cette échéance. En attendant, le droit français, comme le droit international, exigent le consentement libre et éclairé de chaque citoyen.

Épisode 52

Par Philippe Ségur, professeur de droit public à l’Université de Perpignan Via Domitia

* * *

Quatre vakx1s anti-covid sont aujourd’hui autorisés en France : le vakx1 Moderna, le vakx1s Pfizer & BioNTech (nom de marque : Comirnaty), le vakx1 Astrazeneca (nom de marque : Vaxzevria) et le vakx1 Johnson & Johnson (nom de marque : Janssen). La vakxination – technique médicale consistant à inoculer une substance capable de procurer une immunité contre une maladie infectieuse – est la réponse prioritairement choisie par les pouvoirs publics français en réponse à la pandémie de covid-19. Devant les résistances d’une partie de la population, la question de savoir s’il ne faudrait pas la rendre obligatoire pour les soignants, voire pour tous les Français, a fait son entrée dans le débat public (1).

De manière générale, l’obligation vakxinale trouve son fondement dans plusieurs textes internationaux et nationaux. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966 prévoit qu’afin de garantir le droit à la santé individuel, les États devront prendre les mesures nécessaires pour assurer « la prophylaxie et le traitement des maladies épidémiques » (art. 12). En France, c’est le ministre chargé de la santé qui élabore la politique de vakxination et la loi qui détermine quels vakx1s sont obligatoires. Onze d’entre eux le sont aujourd’hui pour les enfants (art. L3111-2 CSP) (2). Les professionnels de santé et thanatopracteurs sont également assujettis à certaines obligations vakxinales de même que les voyageurs qui souhaitent se rendre en Guyane. Il est, par ailleurs, admis que « lorsqu’un petit nombre de décès survient dans le cadre d’un programme de vakxination dont le seul but est de protéger la santé de la société en éliminant les maladies infectieuses », cela ne constitue pas une atteinte au droit à la vie protégé par la Convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950 (3). Les bénéfices de la vakxination, en effet, ne sont plus à démontrer : elle a permis l’éradication de la variole, une diminution de 99% des cas de poliomyélite entre 1988 et 2016, une réduction considérable des cas de tétanos, rougeole, diphtérie, coqueluche, etc (4).

Dans une affaire récente, la Cour européenne des droits de l’homme a paru donner des gages aux États désireux d’imposer cette obligation en matière de lutte contre la covid-19. Dans l’arrêt Vavřička du 8 avril 2021, elle a considéré que si la vakxination obligatoire des enfants était une ingérence dans la vie privée, celle-ci était nécessaire dans une société démocratique au nom de la solidarité sociale (5). Ce jugement, assorti du fait que le gouvernement français était intervenu dans la procédure, a été interprété comme un argument supplémentaire en faveur de l’obligation. Cela d’autant plus que le Conseil constitutionnel avait déjà refusé en 2015 de déclarer contraire à la Constitution l’obligation de vakxination infantile contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos (6).

La crise sanitaire née de la pandémie de covid-19 pourrait donc justifier de rendre la vakxination obligatoire par voie législative pour un motif de santé publique. Le caractère exceptionnel des circonstances ne doit cependant pas faire oublier celui du moyen médical employé pour la faire cesser, à savoir le caractère inédit des procédés vakxinaux utilisés. Ainsi l’autorisation de mise sur le marché qui a été donnée aux fabricants en procédure accélérée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) est conditionnelle. Selon l’EMA, ce type d’autorisation est délivrée « sur la base de données moins complètes que ce qui est normalement requis » et suppose que le fabricant s’engage à « fournir des données cliniques complètes à l’avenir ». Les rapports européens publics d’évaluation (EPAR) rendus au sein de l’Agence européenne des médicaments pour Pfizer (7) et Moderna (8) indiquent que les laboratoires pharmaceutiques doivent encore « fournir les résultats de l’essai principal, qui se poursuit pendant deux ans ». L’autorisation de mise sur le marché a été octroyée à Pfizer le 21 décembre 2020 jusqu’en décembre 2022. Le « rapport final de l’étude clinique » sera remis en décembre 2023. Pour Moderna, l’autorisation a été donnée le 6 janvier 2021 jusqu’en janvier 2023. Le « rapport final de l’étude clinique » sera remis en décembre 2022. Le fait qu’il s’agisse d’une vakxination en phase expérimentale ne saurait donc faire de doute.

Pour les deux autres vakx1s, l’autorisation de mise sur le marché est également conditionnelle. Le vakx1 AstraZeneca a été autorisé le 29 janvier 2021 et le vakx1s Johnson & Johnson le 11 mars 2021. Les sociétés qui les commercialisent devront continuer de « de fournir les résultats des essais cliniques, qui sont en cours », comme l’indiquent les rapports d’évaluation du premier et du second (9). Pour AstraZeneca, les « rapports d’étude cliniques finaux » sont attendus le 31 mai 2022 (10). Ceux du vakx1 Johnson & Johnson sont attendus le 31 décembre 2023 (11). La formule « essai clinique » utilisée par l’Agence européenne est sans équivoque. Cette notion est définie par la directive 2001/20/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001 (12). Selon ce texte, un essai clinique est une « investigation menée chez l’homme, afin de déterminer ou de confirmer les effets cliniques, pharmacologiques et/ou les autres effets pharmacodynamiques d’un ou de plusieurs médicaments expérimentaux (…) dans le but de s’assurer de leur innocuité et/ou efficacité ». On notera, par exemple, qu’en dehors même des incertitudes relatives à leur technique spécifique – ARNm ou ADN recombiné (13) –, « aucune étude de cancérogénicité n’a été réalisée » pour le vakx1 Moderna et « aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée » pour les vakx1s PfizerAstraZeneca et Johnson & Johnson.

L’ensemble de ces informations suffisent à convaincre que la pandémie de covid-19 a conduit les autorités sanitaires à autoriser une expérimentation vakxinale à grande échelle inédite dans l’histoire de la médecine. En période d’urgence, rien ne paraît juridiquement s’y opposer tant sur le plan de la santé individuelle afin de protéger les personnes vulnérables que sur le plan de la santé publique pour éviter la saturation des structures hospitalières. En revanche, le caractère expérimental de la vakxination invite le juriste à en recontextualiser l’usage, car en cette matière, le droit interne comme le droit international ont historiquement construit la notion de consentement du sujet comme garde-fou pour empêcher toute dérive (I). Dès lors, ce principe du consentement semble suffisamment bien établi pour constituer un obstacle à l’obligation vakxinale aussi longtemps que les phases de tests cliniques ne seront pas terminées (II).

I. Le libre consentement, un frein à l’expérimentation médicale

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, vingt médecins et trois fonctionnaires nazis seront accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et jugés à Nuremberg du 9 décembre 1946 au 20 août 1947. Le jugement du Tribunal militaire américain des 19 et 20 août 1947 (14) établit une liste des dix critères retenus pour apprécier les expérimentations reprochées aux accusés et connus aujourd’hui sous le nom de « Code de Nuremberg » (15). Parmi eux, se trouve le principe du consentement éclairé du sujet. Pour leur défense, les accusés prétendaient qu’en temps de guerre, le serment d’Hippocrate ne tenait plus et que l’État pouvait décider de faire primer l’intérêt de la science sur celui de l’individu pour le bénéfice de la Nation. En réponse à cet argument, les juges de Nuremberg définirent des principes qui ne devaient pas dépendre d’une consécration juridique déterminée – c’est-à-dire du droit de tel ou tel État – mais d’une éthique médicale universelle et même du droit international (16). C’est pourquoi le Pacte international sur les droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations-Unies le 16 décembre 1966, prévoit à son tour qu’« il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique » (art. 7).

En raison de leur atrocité, les crimes des médecins nazis ont laissé croire qu’il s’agissait d’un accident monstrueux de l’Histoire, faisant ainsi oublier ce qu’Hannah Arendt appelle « la banalité du mal ». Or, tout au long du XXe siècle, d’autres drames ont résulté d’expérimentations médicales sans l’accord des personnes (17). L’histoire des États-Unis où elles sont bien documentées est édifiante : alimentation d’enfants retardés avec des céréales radioactives par des chercheurs du MIT à la Fernald State School (Massachusetts) dans les années 1940 et 1950 (18)  faux traitements administrés à des Noirs atteints de syphilis par le Service de santé publique de Tuskegee (Alabama) de 1932 à 1972 (19), contamination d’enfants handicapés mentaux à l’hépatite par deux médecins universitaires à la Wilowbrook State School de New York de 1956 à 1972 (20), essai sur 20 000 Américains du thalidomide – un sédatif responsable de graves malformations fœtales – sur simple prescription par des généralistes à la fin des années 1950 et jusqu’en 1961 (21), injection de cellules cancéreuses à des malades âgés et indigents au Jewish Chronicle Disease Hospital de Brooklyn en 1963 (22), etc.

Ces exemples attestent que pour certains, la fin peut toujours justifier les moyens. C’est pourquoi l’Association médicale mondiale, une organisation non gouvernementale de médecins créée en 1947, a jugé bon d’adopter en juin 1964 la déclaration d’Helsinki. Il s’agit du premier texte international postérieur à Nuremberg qui revient sur les questions d’éthique dans l’expérimentation. Ce texte affirme que « la participation de personnes capables à une recherche médicale doit être un acte volontaire » (art. 25). En France, les principes du Code de Nuremberg inspirent largement les garanties apportées par le droit. Ils ont été repris par le Comité consultatif national d’éthique dans un avis rendu en 1984 (23) et par le rapport du Conseil d’État sur les sciences de la vie, l’éthique et le droit en 1988 (24)  C’est toutefois la loi du 20 décembre 1988, dite loi Huriet-Sérusclat, qui a prévu pour la première fois une permission spécifique pour les essais médicaux sur des volontaires en bonne santé – jusqu’alors interdits – tout en tout en rappelant la nécessité d’un « consentement libre, éclairé et exprès » (25).

II. Le libre consentement : un obstacle à l’obligation vakxinale

A- L’encadrement juridique des expérimentations

Les recherches médicales, y compris quand elles comportent une finalité thérapeutique, sont aujourd’hui régies par la loi du 5 mars 2012, dite loi Jardé (26). Selon le Code de la santé publique, aucune recherche interventionnelle impliquant la personne humaine ne peut être pratiquée « sans son consentement libre et éclairé recueilli par écrit, après que lui a été délivrée l’information prévue » (article 1122-1-1). Les recherches interventionnelles sont celles « qui comportent une intervention sur la personne non justifiée par sa prise en charge habituelle » (article 1121-1), c’est-à-dire une intervention non dénuée de risque pour les personnes qui y participent. En font partie les recherches sur les médicaments, mais aussi les thérapies cellulaires ou les thérapies géniques comme le rappelle l’INSERM. Par leur nature comme par leur méthodologie expérimentale, les quatre vakx1s anti-covid semblent entrer dans cette catégorie. Quant à l’information préalable, elle doit inclure notamment « les risques prévisibles » et « les éventuelles alternatives médicales » (article 1122-1).

Ces recherches interventionnelles supposent un avis favorable d’un organisme régional, le Comité pour la Protection des Personnes (CPP), qui dépend de l’Agence Régionale de Santé (ARS), suivi d’une autorisation par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM). En principe, le fait de ne pas avoir recueilli ce consentement est puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende par le Code pénal (art. 223-8). Néanmoins, la question du vakx1 anti-covid a entraîné le dessaisissement des autorités sanitaires françaises au profit de l’Agence européenne des médicaments (EMA) sur le fondement du Règlement (CE) n° 726/2004 du 31 mars 2004. En ce qui concerne les « médicaments à usage humain contenant une nouvelle substance active », notamment pour le traitement des maladies virales, ce règlement prévoit, en effet, une autorisation centralisée d’autorisation au niveau européen. En d’autres termes, ces médicaments doivent recevoir une autorisation de l’Agence européenne des médicaments (EMA) valable pour tous les États membres de l’Union européenne. Ce dessaisissement fait alors obstacle à une éventuelle action devant le juge français pour non-respect de la procédure d’avis et d’autorisation en droit interne, puisque sous la pression des circonstances, celle-ci s’est vu substituer une procédure européenne. En revanche, il ne dispense en rien de l’obligation d’obtenir l’accord des personnes.

Au sein du Conseil de l’Europe, la Recommandation n°R(90)3 du Comité des Ministres concernant la recherche médicale sur l’être humain, adoptée le 6 février 1990, énonce un certain nombre de principes. Selon le troisième, « aucune recherche médicale ne peut être effectuée sans le consentement éclairé, libre, exprès et spécifique de la personne qui s’y prête » et, selon le treizième, « les personnes susceptibles de faire l’objet de recherches médicales ne doivent pas être incitées à s’y soumettre d’une manière qui compromette leur libre consentement ». Ce texte, s’il vaut engagement politique et éthique, n’a cependant pas de valeur juridique obligatoire. En revanche, le règlement (CE) du 31 mars 2004 prévoit d’une manière contraignante au sein de l’Union européenne le respect de certaines exigences éthiques lors de la conduite d’essais cliniques de médicaments autorisés au niveau européen (point 16). Ces exigences sont prévues par la directive 2001/20/CE du 4 avril 2001 qui se réfère explicitement à la déclaration d’Helsinki et qui prévoit elle aussi le consentement éclairé (art. 3). Enfin, la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de juger en 2002 que l’imposition d’un traitement sans le consentement du patient est « une atteinte à l’intégrité physique de l’intéressé » (27) et que « les vakxinations obligatoires en tant que traitements médicaux non volontaires constituent une ingérence dans le droit au respect de la vie privée » (28).

Une question demeure : ce principe s’applique-t-il lorsque l’expérimentation consiste en un vakx1 ? La réponse est positive, car la directive du 4 avril 2001 vise les médicaments tels qu’ils sont définis par un autre texte, la directive 65/65/CEE du 26 janvier 1965. Selon celle-ci, un médicament est « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. Toute substance ou composition pouvant être administrée à l’homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier des fonctions organiques chez l’homme ou l’animal est également considérée comme médicament » (art. 1er). Les vakx1s anti-covid répondent sans conteste à cette définition. Dans la mesure où ils sont encore en phase expérimentale, ils sont soumis aux principes éthiques imposés par le règlement de 2004. La règle du consentement libre et éclairé à une expérimentation est donc bien établie en droit français comme en droit de l’Union européenne.

B- Inviolabilité du corps humain et dignité de la personne

Si l’arrêt Vavřička rendu par la Cour européenne le 8 avril 2021 ne fait pas obstacle à l’obligation vakxinale anti-covid, il ne la rend pas pour autant plausible ni juridiquement acceptable. Dans cette affaire, il s’agissait de vakx1s longuement éprouvés qui ne suscitent plus que des contestations marginales chez les adversaires radicaux de toute vakxination. Il en va tout autrement des vakx1s anti-covid. Ceux-ci se trouvant, de l’aveu même de l’Agence européenne des médicaments, en phase d’essais cliniques, il paraît difficile de les imposer compte tenu des garanties juridiques existantes. Une obligation vakxinale dans un contexte d’expérimentation risquerait fort de se heurter à la sanction du juge, ce d’autant plus que le droit français est fondé sur le principe de l’inviolabilité du corps humain. Cette prohibition s’exprime dans l’adage Noli me tangere, « ne me touche pas », repris de la parole du Christ ressuscité à Marie Madeleine (29) et traduisant le caractère sacré du corps. Si ce principe d’inviolabilité n’a pas reçu de consécration constitutionnelle, il traverse toutefois tout notre système juridique et est couvert par la « sauvegarde de la dignité de la personne », notion plus large que le Conseil constitutionnel a élevé au rang de principe constitutionnel dans sa décision du 27 juillet 1994 à propos de la loi relative au respect du corps humain (30).

Il est commun de dire que l’expérimentation médicale profite à l’espèce humaine tout entière bien qu’elle puisse s’exercer au détriment éventuel de celui qui s’expose à ses risques. Autrement dit, le bénéfice attendu par le plus grand nombre vaudrait bien le danger encouru par quelques-uns. Cependant l’expérimentation médicale sur l’être humain ne peut pas se réduire à une équation qui la rendrait aussi évidente qu’un calcul avantages/inconvénients. En effet, un tel raisonnement postule sa finalité désintéressée en faisant l’économie de ses déterminants économiques, politiques et sociaux. Dans l’affaire Vavřička, le juge Wojtyczek a observé dans une opinion dissidente publiée à la suite de l’arrêt « qu’il n’a été soumis à la Cour aucun élément propre à montrer que les États ayant mis en place l’obligation vakxinale obtiennent de meilleurs résultats en matière de santé publique que les États qui n’ont pas instauré cette obligation ». La remarque est cruciale et lourde d’implications.

Conclusion

Il faut se garder d’une vision idéalisée de la rationalité scientifique qui conduirait à faire abstraction des enjeux de pouvoir, des intérêts financiers et des stratégies institutionnelles qui la conditionnent. La recherche médicale possède sa propre logique de déploiement qui n’est pas nécessairement humaniste et qui peut être assujettie à la quête du profit comme l’a rappelé encore récemment l’affaire du Médiator (31). C’est un fait, par ailleurs, que la rationalité pure échappe à toute norme morale et menace de se retourner contre elle-même comme l’a montré Max Horkheimer (32). Un marqueur de la civilisation peut alors se transformer en « progrès régressif » selon la formule de Theodor Adorno (33).

Si l’idée de neutralité scientifique est un leurre (34), le seul usage du terme « éthique » dans les textes juridiques ne suffit pas à en garantir l’innocuité. Même lorsque les recherches sont strictement encadrées par le droit, le principe du libre consentement paraît souvent fragile dans le rapport asymétrique qui lie l’autorité médicale au sujet. On voit mal, du reste, comment le consentement pourrait être tout à fait « éclairé » en présence d’un risque inconnu et d’une technique vakxinale complexe. Comme le rappelait Yannick Bardie en 2016, un essai clinique est par nature « un exercice très dangereux et non éthique » (35). Compte tenu des nombreuses incertitudes qui pèseront jusqu’à la fin des essais sur les vakx1s anti-covid, s’il est légitime de laisser aux volontaires, en particulier aux personnes vulnérables, la possibilité de les recevoir en toute connaissance de cause, il paraîtrait contraire au droit en vigueur et aux principes qui fondent notre système libéral de vouloir les imposer à tous les citoyens.

Références

[1] Académie nationale de médecine, « La vakxination des soignants contre la Covid-19 doit devenir obligatoire », Communiqué de l’Académie nationale de médecine, 9 mars 2021.

[2] Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018, JORF, 31 déc. 2017.

[3] CommissionEDH, 12 juill. 1978, Association X. Contre Royaume-Uni, n°7154/75.

[4] D. Lévy-Bruhl. « Politique vaccinale », in F. Bourdillon (dir.), Traité de santé publique. Lavoisier, 2016, pp. 311-322.

[5] CEDH, 8 avr. 2021, Vavřička c. République tchèque, n°46621/13.

[6] CC, déc. n° 2015-458 QPC, 20 mars 2015, Époux L.

[7] Comirnaty. An overview of Comirnaty and why it is authorised in the EU, EMA/215190/2021, p. 4.

[8] Covid-19 Vaccine Moderna. An overview of COVID-19 Vaccine Moderna and why it is authorised in the EU, EMA/704373/2020, p. 4.

[9] COVID-19 Vaccine Janssen. An overview of COVID-19 Vaccine Janssen and why it is authorised in the EU, EMA/229490/2021; Vaxzevria. An overview of Xaxzevria and why it is authorised in the EU, EMA/213411/2021.

[10] Committee for Medicinal Products for Human Use, Covid-19 Vaccine AstraZenecaAssessment report, EMA/94907, 20 January 2021, p. 176.

[11] Committee for Medicinal Products for Human Use, Covid-19 Vaccine JanssenAssessment report, EMA/158424, 11 March 2021, p. 209.

[12] Directive 2001/20/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001 concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à l’application de bonnes pratiques cliniques dans la conduite d’essais cliniques de médicaments à usage humainJ.O. n° L121, 1er mai 2001, p. 34-44.

[13] Janssen Vaccines & Prevention B.V., Summary Notification Information Format for the Release of Genetically Modified Organisms Other Than Higher Plants in Accordance with Article 11 of Directive 2001/18/EC, Ad26COVS1, 6 July 2020.

[14] Ph. Amiel, « Expérimentations médicales : les médecins nazis devant leurs juges », in F. Vialla, Les grandes décisions du droit médical, LGDJ, 2009, pp. 431-444.

[15] Ph. Amiel, «“Code de Nuremberg” : traductions et adaptations en français», in Des cobayes et des hommesop. cit.

[16] Ph. Amiel, F. Vialla, « Le “code de Nuremberg”, une jurisprudence pénale inaugurale endroit international de la santé », in E. Cadeau, É. Mondielli, F. Vialla (dir.), Mélanges en l’honneur de Michel Bélanger : modernité du droit de la santé, Les éditions hospitalières, 2015, pp.573-585.

[17] A. M. Salam, A. S. Carr, « Racing for Covid-19 Vaccine and Cure: Lessons and Tragedies in Human Subject Research », Heart Views, 2020 Jul-Sep, 21(3), p. 229–234.

[18] R. Leung, « America’s Deep, Dark Secret », CBS News, Apr. 29, 2004.

[19] Center for Disease Control and Prevention, The Tuskegee Timeline.

[20] S. Krugman, « The Willowbrook Hepatitis Studies Revisited: Ethical Aspects », Reviews of infectious diseases, vol. 8, n°1, Jan.-Febr. 1986, 157-162.

[21] B. Fintel, A. T. Samaras, E. Carias, « The Thalidomide Tragedy: Lessons for Drug Safety and Regulation », Helix, Jul. 28, 2009.

[22] « Hospital Accused on Cancer Study », The New York Times, Jan. 21, 1964.

[23] CCNE, Avis sur les essais de nouveaux traitements chez l’homme. Réflexions et propositions, n°2, 9 oct. 1984.

[24] Sciences de la vie : de l’éthique au droit, Rapport G. Braibant, La Documentation française, 1988.

[25] Loi n°88-1138 du 20 déc. 1988 relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales, JORF, 22 déc. 1988.

[26] Loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 relative aux recherches impliquant la personne humaine, JORF, 6 mars 2012. Voir : J. Ducruet, « Protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales », Laennec, vol. 56, n°3, 2008, pp. 6-24.

[27] CEDH, 29 avr. 2002, Pretty c. Royaume-Uni, n°2346/02.

[28] CEDH, 9 juill. 2002, Salvetti C. Italie, n°42197/98.

[29] Jean, 20, 17.

[30] CC, déc. n° 94-343/344 DC, 27 juillet 1994, Loi relative au respect du corps humain et loi relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, JORF, 29 juill. 1994, p. 11024.

[31] CAA Paris, 8ème ch., 4 août 2017, 16PA00157 et 16PA03634.

[32] M. Horkheimer, Éclipse de la raison, 1947, Payot, 1974.

[33] Th. W. Adorno, Minima Moralia. Réflexions sur la vie mutilée, 1951, Payot, 2016.

[34] K. Abbasi, « Covid-19: politicisation, “corruption,” and suppression of science », The British Medical Journal, 2020, 371. En ligne: <https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4425&gt; (consulté le 7 mai 2021).

[35] L’Obs, 15 janv. 2016. Voir aussi Y. Bardie, Essai clinique : du patient à l’objet de science, Éd. Sauramps Médical, 2013.

Psychopathologie du totalitarisme 3/3


Série en 3 épisodes.
Episode 3 publié par L’Antipresse, n°288 du 6 juin 2021 et sur le site de Ariane Bilhéran

Lien vers épisode 1
Lien vers épisode 2

Épisode 3. Contagion délirante et alliances psychiques, sortie du délire

Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

« La liberté est ce qu’il y a de plus intime, et c’est à partir d’elle que s’élève tout l’édifice du monde de l’Esprit ».

Hegel, Principes de la philosophie du droit, « Cours de philosophie du droit de 1831 ».

Pour entrevoir une issue au totalitarisme, il nous faut comprendre comment les esprits ont été emprisonnés dans la folie paranoïaque. Cela suppose de rendre intelligible le phénomène de contagion délirante[1], et de mettre en lumière les interactions psychiques inconscientes qui s’allient pour promouvoir l’idéologie.

La paranoïa est une pathologie contagieuse, qui érode les liens traditionnels[2] pour soumettre les psychismes à de nouveaux liens, ceux de l’idéologie[3].

Il faut d’abord comprendre (et je ne pourrai rentrer ici dans le détail d’un processus psychique fort complexe) que le psychisme tend à se défendre face à la violence du harcèlement, de la propagande médiatique et de la terreur. Pour cela, il érige des remparts qui lui permettent de tolérer une réalité insoutenable, parmi lesquels : le déni, le refoulement, la banalisation, l’idéalisation, le clivage, la projection, la radicalisation, l’interprétation, l’isolation, la décharge dans le passage à l’acte, l’automatisation des faits et des gestes, l’anesthésie affective, le désinvestissement[4]… Ces « mécanismes de défense » érodent la lucidité de l’individu. En particulier, le déni est une impossibilité absolue de se représenter la violence de ce qui se passe, jusqu’à rendre hermétique à toute argumentation ou évidence des faits. Je précise que ce processus psychique n’a rien à voir avec l’intelligence, mais concerne les « plus fragiles » psychologiquement, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas les ressources internes suffisantes pour résister à une telle distorsion interprétative du monde : la majorité des êtres humains. Car il faut une force psychique hors du commun pour parvenir à garder un raisonnement sain dans un monde qui devient fou, où les repères sont inversés, la vérité travestie en mensonge, et les innocents désignés comme coupables, tandis que les coupables exercent une terreur indécente, au nom du bien du peuple, et de jolis idéaux tels que « la santé pour tous » ou « la protection de nos aînés. » La contagion délirante opère à partir de ces remparts, rendant l’individu perméable à l’idéologie, et désormais adepte inconditionnel de la secte totalitaire.

Il existe une hiérarchie des profils psychiques dans l’accès aux fonctions structurantes de civilisation que sont la symbolisation et la sublimation[5]. Nous pouvons déjà distinguer ceux qui ont structurellement intégré les tabous fondamentaux de l’interdit du meurtre et de l’inceste (et leurs dérivés : calomnie, envie, transgressions sexuelles etc.), et les autres. Ces derniers, qui ne sont plus tenus par une structure extérieure, sont alors « activés » par le délire paranoïaque, qui les autorise désormais à passer à l’acte, sans plus aucune répression légale, pourvu que l’action mortifère et transgressive s’inscrive dans la lignée dogmatique de l’idéologie. C’est ainsi que, sous propagande, des profils pervers peuvent torturer impunément (cf. Klaus Barbie), des profils paranoïaques peuvent disséminer la terreur[6], et des psychopathes, être utilisés comme des mercenaires du régime.

Les névroses ordinaires[7] sont fragilisées, c’est-à-dire qu’en temps « normal », des personnes se comportant de façon respectueuse des interdits fondamentaux, peuvent, à la faveur d’une idéologie totalitaire, régresser, et notamment sur un mode pervers. En clair, le système totalitaire, par sa dimension délirante massive, fait décompenser des pervers en paranoïa, et régresser des profils névrosés, en perversion, la perversion étant une sorte d’ultime digue psychique pour ne pas sombrer dans le délire (cf. Racamier). Le déploiement du système totalitaire entraîne donc la survenue de nombreux abus de pouvoir et actes sadiques, commis par des chefaillons qui se révèlent. Et l’on se demande alors comment ce bon père de famille, d’ordinaire si agréable, et connu depuis si longtemps, est devenu capable de tant d’atrocités… Je rappelle que la perversion[8] est l’exécutante consciencieuse et habile de la folie paranoïaque.

Le paranoïaque définit la stratégie, quand le pervers déploie la tactique.

Les autres profils névrosés, plus rares, sont tout de même fragilisés, jusqu’à nourrir des dépressions et des idées suicidaires, ou encore convertir leur angoisse en névrose obsessionnelle grave : l’individu fonctionne sur un mode automatisé, par des attitudes ritualisées, qui l’empêchent de penser sa fonction dans l’ensemble du système, comme Eichmann qui ne faisait que s’occuper de ce que les trains arrivent à l’heure. L’individu préfère en effet être entraîné dans la régression psychique collective, plutôt que d’affronter l’épreuve de la solitude, de la perte et de la séparation (épreuve à laquelle le philosophe traditionnel est généralement aguerri). Ainsi, dans des situations incitatives, hors normes, les auteurs d’actes barbares sont aussi des « honnêtes gens », aux profils obéissants.

Seuls trois types de profils résistent au déferlement totalitaire :

  • Des « anti-sociaux », déjà habitués à ne pas se soumettre aux règles du monde qu’ils interrogent toujours avec une grande vitalité,
  • Des personnes ancrées sur terre avec un bon sens paysan qui les vaccine contre toute idéologie hors sol
  • Quelques intellectuels et artistes.

Tous disposent d’une profondeur émotionnelle intérieure, d’une autonomie interne, et de références morales à l’autorité transcendante, suffisantes pour arrimer l’affirmation d’eux-mêmes dans une filiation temporelle verticale (anciens maîtres, généalogie, ancêtres…), ce qui les affranchit de l’adhésion horizontale au groupe et du collage à l’idéologie. Parmi ces profils, l’on peut trouver (mais pas obligatoirement), des personnes aux hautes valeurs morales, d’une grande intégrité, et d’autres (ou les mêmes), avec une forte sensibilité aux processus liberticides

Les rares qui ont compris dès les premiers signaux d’alerte, et n’ont pas besoin de l’expérience de la désolation pour mesurer le danger de la construction mentale délirante, incarnent le chemin étroit de la vérité et les résistants de la première heure.

Ils appellent à la désobéissance face à l’abus de pouvoir, et invoquent un idéal humain de liberté, contre le règne absolu de la contrainte. Il faudra néanmoins attendre le réveil des masses, pour que le totalitarisme s’effondre, ces masses qui réagissent favorablement à la suggestion hypnotique, et se laissent facilement séduire, par le cadeau empoisonné de l’idéologie et son apparente cohérence : la fuite d’une réalité vécue comme désagréable. La propagande totalitaire fonctionne, car elle promet de transformer radicalement un monde dont les masses ne veulent plus, parce qu’elles n’y trouvent plus leur place. Bien entendu, ce sentiment d’être perdu, sans racine, le totalitarisme a pu lui-même en être à l’origine, avant d’en tirer profit. La globalisation offerte par l’idéologie totalitaire rassure ; elle donne l’illusion de la prise en charge totale, peu importe que cette prise en charge soit le fruit d’une mère omnipotente qui peut changer d’humeur à n’importe quel moment, jusqu’à tuer sa progéniture si cela lui chante.

Les masses doivent cesser de collaborer et, partant, de croire. Et c’est inéluctable : l’expérience de la réalité totalitaire se chargera elle-même de la désillusion.

Les masses, en éprouvant le fait totalitaire dans leur chair, dans leurs familles, dans leurs individualités, confrontées à l’action mortifère de la secte, finiront par ouvrir les yeux. Il est donc essentiel que cette alliance provisoire entre les propagateurs politiques de l’idéologie (décideurs politiques et économiques/propagandistes et intellectuels collaborant à l’idéologie) et une grande partie du peuple cesse. La diffusion de l’information, ainsi que le bouche-à-oreille de ceux qui témoignent à ceux qui les relaient, est également un facteur essentiel dans la désillusion des masses.

Désobéir est vital. Faire partie des hérétiques au sens propre, de ceux qui font le choix de ne pas se plier à la croyance religieuse de l’idéologie totalitaire. Il y a autant de désobéissances que de spontanéités individuelles. L’artiste qui ne suit pas l’art totalitaire désobéit, et fait de la liberté sa foi. « L’initiative intellectuelle, spirituelle et artistique est aussi dangereuse pour le totalitarisme que l’initiative criminelle de la populace, et l’une et l’autre sont plus dangereuses que la simple opposition politique. La persécution systématique de toutes les formes supérieures d’activité intellectuelle par les nouveaux dirigeants de masse a des raisons plus profondes que leur ressentiment naturel pour tout ce qu’ils ne peuvent comprendre. La domination totale ne tolère la libre initiative dans aucun domaine de l’existence ; elle ne tolère aucune activité qui ne soit pas entièrement prévisible. Le totalitarisme, une fois au pouvoir, remplace invariablement tous les vrais talents, quelles que soient leurs sympathies, par ces illuminés et ces imbéciles dont le manque d’intelligence et de créativité reste la meilleure garantie de leur loyauté. »[9]

Ne pas se soumettre au dogme, l’interroger et conserver son esprit critique, créer en-dehors de ce qui est permis, emprunter les sentiers de traverse, mais aussi archiver, conserver cet ancien que le pouvoir totalitaire désire détruire, informer, tout ceci fait partie de la résistance. Le totalitarisme craint le primat de la subjectivité, la texture unique du témoin qui transcrit ses émotions, sa sensibilité, sa vie psychique et son humanité ; il redoute cette liberté de l’esprit contre la rigueur de la lettre, l’ironie ou « le trait d’esprit », le rire contagieux qui le détrône de sa toute-puissance. Penser est dangereux, mais « ne pas penser est encore plus dangereux. »[10]

Que nous reste-t-il lorsque tout est perdu ? Devenir, pour reprendre le titre du livre d’Imre Kertész, un « être sans destin ».

Cet auteur, déporté à Auschwitz à l’âge de 15 ans, et libéré du camp de Buchenwald en 1945, pose la question de savoir ce qu’il advient, lorsqu’un homme est privé de tout destin : « S’il y a un destin, la liberté n’est pas possible ; […] si la liberté existe, alors il n’y a pas de destin […], c’est-à-dire qu’alors nous sommes nous-mêmes le destin. » Peut-être devons-nous simplement accepter d’être dans la non-maîtrise des événements, et reprendre à l’inverse la devise de l’Abbaye de Thélème : « fais ce que dois ». Accomplir notre devoir humain, jusqu’au bout de ce dont nous avons la maîtrise, et au-delà, embrasser les affres de notre expérience humaine. Le ballon du délire paranoïaque collectif se dégonfle lorsque le langage trafiqué de l’idéologie perd de son charme envoûtant. C’est pourquoi notre liberté se conquiert dans le Verbe, qui nomme avec justesse l’expérience humaine, et ce fut depuis toujours le rôle des Humanités. Le « philosophe-médecin »[11] doit diagnostiquer, nommer le délire, et le caractériser.

Irrespectueux des lois du vivant, qui sont immuables, destructeur des lois transcendantes régissant la condition humaine, le système totalitaire est par essence voué à l’effondrement[12]. Il s’engraisse et survit par la collaboration de nombreux individus, la compromission des esprits et du langage, un renoncement à la vérité, et donc à la justice, le primat de la peur, donc de la haine. Je clôturerai ces trois épisodes avec Kertész : « […] je ne pense pas me leurrer en le disant, je me suis efforcé d’effectuer le travail existentiel, la tâche que m’a imposée le fait d’avoir survécu à Auschwitz. Je sais très bien à quel point j’ai été privilégié : j’ai vu le véritable visage de ce siècle monstrueux, j’ai regardé la Gorgone dans les yeux et j’ai survécu. Mais j’ai su dès lors que je ne me libèrerais jamais de ce spectacle, j’ai su que ce visage me garderait éternellement sous son emprise. […] Et, si vous me demandez maintenant ce qui me maintient en vie sur cette terre, je vous répondrai sans hésiter: l’amour. »[13]

Notes:
[1] Bilheran, A. 2019. « Contagion délirante et mélancolie dans la paranoïa », Revue Santé Mentale. Article en accès libre sur ce site.
[2] Collectif transgressé, clivage, division, délation, apartheid.
[3] Il est à souligner que tout ce qui contribuera à rompre les liens de l’idéologie contribuera à affaiblir le totalitarisme ; en ce sens la corruption traditionnelle au sens des petits arrangements entre des fonctionnaires et la population, par exemple, sera une épine dans l’ambition de domination totale du système totalitaire.
[4] Bilheran, A. 2017. Harcèlement. Psychologie et psychopathologie, Amazon. En vente sur ce site au format Pdf.
[5] Bilheran, A. 2020. Psychopathologie de l’autorité, Paris, Dunod.
[6] Bilheran, A. 2017. « Terrorisme, jeunesse, idéaux et paranoïa », Paris, Revue Soins, Elsevier. Article en accès libre sur ce site.
[7] Je rappelle que nous sommes tous a minima névrosés, car nous avons dû tous opérer un refoulement sur nos pulsions primaires agressives, ce qui est plutôt une bonne chose pour parvenir à vivre ensemble.
[8] La perversion est une pathologie du narcissisme, qui instrumentalise à son propre intérêt. La jouissance obtenue n’est ni partagée ni créatrice pour chacun : elle est sadique et destructrice. Le pervers prend tout et ne partage pas. Il capture ce qui est sain et constructif, pour le dévier, le détourner, le salir et le détruire. Cf. Bilheran, A. 2019. Psychopathologie de la paranoïa, Paris, Dunod.
[9] Le totalitarisme, Chapitre XI.
[10] H. Arendt, entretien du 06 juillet 1974. https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001722/hannah-arendt-sur-la-liberte.html
[11] Terme emprunté à Nietzsche.
[12] Cela ne présage pas de sa durée, ni de l’ampleur des destructions.
[13] Kertész, I. 2000. « Discours prononcé au Renaissance-Theater de Berlin », in L’Holocauste comme culture, Paris, Actes Sud, 2009.

Psychopathologie du totalitarisme 2/3

Série en 3 épisodes.
Episode 2 publié par L’Antipresse, n°287 du 30 mai 2021 et sur le site de Ariane Bilhéran

Lien vers épisode 1
Lien vers épisode 3

Épisode 2. Méthodes, étapes, objectif du projet totalitaire

Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

« Pour combattre le totalitarisme, il suffit de comprendre ceci : il représente la négation la plus absolue de la liberté. »
H. Arendt La nature du totalitarisme, 1953.

« Celui qui n’est pas intérieurement préparé à la violence est toujours plus faible que celui qui l’exerce. »
A.I. Soljenitsyne, L’archipel du goulag, 1973.

« Vaccination-évacuation », vaccinodrome d’Annecy et quais de Paris.

Le régime totalitaire vise « la domination totale » (H. Arendt), c’est-à-dire s’immisce dans la totalité des sphères sociales, privées et intimes, jusqu’au psychisme des individus. Pour y voir clair, il me semble impératif là encore de convoquer la psychopathologie. Un individu, ou un groupe d’individus, peut représenter et cristalliser l’expression de la paranoïa collective, dont l’essence est contagieuse, comme dans les sectes[1].

L’instrument clé de la mise en place du pouvoir totalitaire est d’abord le harcèlement des esprits qui doivent devenir perméables à l’idéologie. Il faut que la propagande médiatique obtienne la division du collectif, des clans traditionnels (familles, classes sociales, clans politiques) selon le clivage paranoïaque entre les « bons » et les « méchants » ; la ligne de désignation peut évoluer selon l’idéologie caméléon. Intervient rapidement la terreur, par la désignation de l’ennemi (ici, au départ, l’ennemi est un virus affreux qui entend décimer l’espèce humaine, et contre lequel « nous sommes en guerre », puis les ennemis deviennent les désobéissants qui ne veulent pas respecter les mesures dites sanitaires imposées par le champ politique). La propagande, souvent masquée derrière de subtiles manipulations (« c’est pour votre bien »), jubile à créer des chocs traumatiques collectifs (par exemple, la comptabilité mortifère répétée quotidiennement), qui lui permettront ensuite d’étendre tout son contrôle sur la population sidérée et terrorisée, laquelle, sous l’effet des injonctions paradoxales et de l’usure, appellera le pouvoir tortionnaire en sauveur, ignorant, pour son plus grand malheur, que ce prétendu sauveur est dans le même temps le persécuteur. La propagande se fera le reflet de l’ambition de « l’homme nouveau », niant le passé, les origines, les anciens repères, et toute forme d’altérité, par d’innombrables mensonges, paradoxes, incohérences et absurdités. L’idéologie, origine et principe de l’action totalitaire, doit annihiler l’existence du réel et les retours d’expérience. Hannah Arendt note que, dans le régime stalinien, « tous les faits qui ne concordaient pas ou qui étaient susceptibles de ne pas concorder, avec la fiction officielle – données sur les révoltes, la criminalité, les véritables incidences des activités « contre-révolutionnaires » par opposition aux ultérieures conspirations fictives – étaient traités comme irréels » (p. 18). C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, et je renvoie aux travaux de Vincent Pavan[2], ou encore aux alertes régulières de Jean-Dominique Michel, pour mesurer le grand écart entre la réalité de l’expérience et de l’analyse, et le narratif officiel.

La terreur glisse rapidement sur les opposants qu’il s’agit de persécuter, à savoir ceux qui ne croient pas à l’idéologie, la mettent en doute, ou encore dénoncent les manipulations de masse. C’est la première phase, celle de la mise au pas par l’élimination des opposants. Mais le déferlement totalitaire se déchaîne bien davantage ensuite : la décompensation paranoïaque devient aveugle, et se cherche des ennemis potentiels (coupables en puissance, et non en acte), puisqu’il n’y a plus d’opposants réels. Pour soumettre les masses, tous les moyens sont permis, en particulier celui de la terreur par l’arbitraire. Tout allait « bien », en effet, lorsque les masses pouvaient se rassurer quant au harcèlement des opposants visibles, finalement, ils l’avaient bien cherché puisqu’ils n’obéissaient pas ! Il est indispensable ensuite que les représailles du pouvoir totalitaire tombent au hasard, afin d’assurer le contrôle total. L’arbitraire suscite l’incompréhension et la sidération (paralysie du psychisme et de la pensée). Croyant ainsi se couvrir, beaucoup deviennent délateurs, et sont encouragés à l’être par le délire de persécution paranoïaque : il s’agit de reconnaître l’ennemi, « si bien masqué soit-il »[3].

Le modus operandi du totalitarisme est le harcèlement. Il s’agit moins de détruire que de conduire à l’autodestruction[4], jusqu’au suicide, par les traumatismes réitérés sur la durée, engendrés dans la terreur et la violence. Les régimes politiques fonctionnant à l’idéologie utilisent la violence extrême, car il s’agit de transformer l’expérience du réel, de gré ou de force, pour faire régner l’idéologie, quoi qu’il en coûte. Ceux qui diffusent l’idéologie et l’organisent savent-ils que l’idéologie est fausse ? Ce n’est pas sûr, si l’on continue l’analyse sous l’angle de la psychopathologie. Ils peuvent y croire, et sont sans doute d’autant plus dangereux qu’ils y croient, d’une croyance religieuse transformée en fanatisme du dogme. Certains d’entre eux sont sans doute plus cyniques ; nous le voyons aujourd’hui avec les scandales d’hommes riches et/ou politiques, qui s’exonèrent des mesures sanitaires qu’ils imposent au peuple. Dans ce cas, l’illusion idéologique, elle est pour les autres, et non pour eux. D’ailleurs, pour H. Arendt, la force de l’idéologie ne tient pas à son contenu (lutte des classes, lutte des races, vaccinés contre non vaccinés, comploteurs contre « complotistes » etc.) mais à sa forme logique. Pour manipuler au mieux les individus, il faut les isoler. Le pervers ne fait pas autrement, lorsqu’il entend exercer son emprise sur sa proie : il l’isole. N’est-ce pas de ce tour de passe-passe dont il s’agit en prônant la nécessité des multiples confinements, dont le grand expert mondial en épidémiologie, John Ioannidis, récuse les bienfaits ? Le totalitarisme enlève aux individus les rapports sociaux, ou plutôt, il ne leur tolérera que certains rapports sociaux, ceux qui seront politisés par l’idéologie (par exemple, s’entasser dans le métro pour aller travailler, ne pouvoir voyager que pour des « motifs impérieux » dont le travail fait partie, mais pas la maladie d’un proche, ni la naissance d’un petit-fils etc.). Les liens familiaux sont attaqués, par la désunion que crée le fanatisme idéologique.

Le totalitarisme exige une loyauté « à la vie, à la mort » de l’individu, jusqu’à son sacrifice ultime. Pour cela, il faut capturer l’individu par une série de gestes obsessionnels aliénant le psychisme, comme dans les clans mafieux ou encore les sociétés secrètes : quiconque n’est pas inclus, est exclu ; le pouvoir totalitaire convoque l’utilisation de rituels, l’absence de factions, la suppression des opinions dissidentes, la centralisation absolue du commandement, l’exigence d’une loyauté totale, la promesse d’une protection et de davantage de quelque chose (bonheur, pouvoir, argent, liberté de mouvement, loisirs…) qui ferait de l’initié un privilégié. N’est-ce pas exactement ce dont il s’agit à propos du passeport sanitaire, qui est en tout point similaire au passeport aryen de 1933 quant aux prérogatives conférées (musées, théâtres etc.) : une communauté de privilégiés ? L’écrivain hongrois, déporté à Auschwitz à l’âge de 15 ans, Imre Kertész, dans son livre L’Holocauste comme culture indique que le totalitarisme ne peut exister sans la stigmatisation de certaines populations qu’il se donne pour mission idéologique de persécuter : « Au procès de Jérusalem, Eichmann affirmait n’avoir jamais été antisémite et, bien que la salle ait alors éclaté de rire, je ne trouve pas impossible qu’il ait dit vrai. […] Nous devons nous dire clairement qu’aucun totalitarisme de parti ou d’État n’est possible sans discrimination, or la forme totalitaire de la discrimination est nécessairement le massacre, la tuerie de masse. »

Ajoutons que la logique concentrationnaire est indissociable du totalitarisme, car elle est inséparable de l’enfermement psychique de la paranoïa. Depuis quelques mois, j’entends des murmures sur la création ou l’existence des camps de mises en quarantaine, dans différents pays[5]. Si l’idéologie n’est pas stoppée net (et elle ne le sera pas), par une incrédulité de masse, la logique concentrationnaire se déploiera, car elle est l’aboutissement du projet totalitaire : dans le camp ; la liberté n’est qu’un lointain souvenir, la liberté de se mouvoir, d’entreprendre, et la Loi comme protection de l’individu n’est plus opérante. Il faut nous souvenir que, pour le paranoïaque, la Loi c’est lui, selon son bon vouloir ; elle n’est plus l’expression de ce qui fait tiers entre les individus, pour protéger leur intégrité, mais devient un instrument de persécution des opposants et des plus vulnérables. Dans le camp, l’on perd son nom, son identité (l’on devient au mieux un numéro), ses racines, ses liens, voire toute forme de socialisation ; l’on perd toute représentation du temps ; c’est la négation de l’humain, le corps est soumis aux agressions, à la faim, au froid, aux maladies, aux maltraitances sexuelles, à la déshumanisation (par exemple, les femmes sont tondues, les hommes rasés, on récupère des bouts de corps…). L’objectif totalitaire de la domination totale est atteint par les camps de concentration. Dans la psychose paranoïaque, le sujet est psychiquement enfermé, et s’enferme sans cesse toujours davantage ; il existe une fuite en avant pour toujours davantage de contrôle, avant d’aboutir à l’extermination.

Pour Hannah Arendt, « le prisonnier d’un camp n’a pas de prix puisqu’on peut le remplacer »[6]. La logique concentrationnaire du totalitarisme en ce sens est pire que l’esclavage, parce que l’esclave possède une valeur marchande : il peut être vendu au marché aux esclaves. La valeur marchande sur le corps humain relève de la perversion : instrumentaliser à outrance ce qui en saurait l’être. Rappelons-nous que la perversion est l’instrument du déploiement du totalitarisme, mais elle n’en est pas le but : le but n’est plus l’aliénation (soumission) mais l’annihilation (la réduction au rien) du sujet humain, c’est un cap supplémentaire qui est franchi. La valeur marchande sur le corps humain peut encore conférer un statut de personnalité juridique mineure, bien sûr sous un mode pervers. Mais dans l’apogée du totalitarisme les corps sont remplaçables, interchangeables, n’ont plus aucune valeur sacrée, et plus aucune valeur, tout court, même matérielle ou marchande. La personne morale est détruite. Hannah Arendt appelle cela « l’assassinat de l’individualité ». Elle ajoute[7] : « Le dessein des idéologies totalitaires n’est donc pas de transformer le monde extérieur, ni d’opérer une transmutation révolutionnaire de la société, mais de transformer la nature humaine elle-même ». Mais encore, « Les États totalitaires s’efforcent sans cesse de démontrer que l’homme est superflu ». Le totalitarisme est quant à lui et par essence génocidaire : il n’a plus besoin de l’humain, ou plutôt, il prétend le créer de nouveau, à partir de zéro. C’est le projet de « l’homme nouveau » ; il faut à la fois supprimer la liberté humaine, et l’humain dans toutes ses aspérités, pour faire régner la notion de pureté. N’est-ce pas là le projet en cours du Grand Reset, et du transhumanisme qui l’accompagne ? Les privilégiés auront une « valeur marchande » et pourront continuer de vivre dans le monde marchand (voyager, consommer etc.). Quant aux autres ? La paranoïa fonctionne sur un mode binaire : les purs et les impurs, les forts et les faibles, les utiles et les inutiles, les essentiels et les non-essentiels… Et c’est cette notion de pureté qui la fait parquer dans des camps les éléments jugés indésirables car ces dits impurs ne sauraient venir souiller « l’espace vital ». La pureté est déjà présente dans l’idéologie sanitaire, où l’on fumige à tout va, y compris au Leclerc d’Ajaccio[8], comme si nous étions des cafards. Les populations nomades, apatrides, marginales, et pauvres sont toujours visées, car elles ne se laissent pas assujettir au contrôle. Il est fort à parier que c’est ce qui guette une partie de la population ; attendons de voir qui sera l’ennemi désigné : pour l’instant, l’on suppose qu’il s’agira des non-vaccinés, mais cela peut tout aussi bien s’étendre aux « islamo-gauchistes » (néologisme flou), à toute population désignée comme « terroriste » (sur quels critères ?), mais aussi pourquoi pas aux vaccinés estimés porteurs de variants, car l’ennemi désigné peut mouvoir, au gré de l’idéologie caméléon.

Conclusion

Le totalitarisme est international dans son organisation, universel dans sa visée idéologique, et planétaire dans ses aspirations politiques. Il poursuit « l’expérience de domination totale. »[9]Le but est la disparition totale de toute spontanéité. Pour y parvenir, il faut à la fois l’endoctrinement idéologique (nous y sommes déjà), la terreur arbitraire et l’ambition concentrationnaire (c’est en route) pour briser ce que hait la paranoïa : toute forme de spontanéité. Les camps sont le lieu d’achèvement du processus de déshumanisation et de spoliation de la personne, par la soumission des corps incarnés, après la brisure des esprits.Hannah Arendt parle de désolation pour nommer cette épreuve d’une perte radicale des moyens de faire l’expérience du monde. Le mal est radical : à la racine. Dans un prochain et dernier épisode, j’analyserai la contagion délirante et les alliances psychiques inconscientes dans le collectif et les issues envisageables.

Notes

[1] Bilheran, A. 2019. « Contagion délirante et mélancolie dans la paranoïa », in Santé Mentale.
[2] https://sand-avocats.com/wp-content/uploads/2021/03/La-cecite-du-gouvernement-portee-devant-le-Conseil-dEtat.pdf
[3] Discours de Staline 29 juillet 1936
[4] Bilheran A. 2012. « Harcèlement et suicide au travail : quel rapport ? », https://www.arianebilheran.com/post/harcelement-et-suicide-au-travail-quel-rapport
[5] https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/australian-state-considers-mining-camps-coronavirus-quarantine-2021-01-14/ https://www.ctvnews.ca/health/coronavirus/china-builds-massive-covid-19-quarantine-camp-for-4-000-people-as-outbreak-continue-1.5274898 Pour l’instant, ces camps sont présentés comme des « centres de vacances » en France : https://youtu.be/aDaxQK9Gqqw
[6] Ibid., p. 181.
[7] Arendt, H. Le système totalitaire.
[8] Sous le curieux nom de « tunnel de désinfection » : https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-tunnels-de-desinfection-contre-la-covid-19-installes-a-leclerc-folelli-apres-baleone-et-avant-1605126994 [9] Arendt, H. Les origines du totalitarisme, p. 723.

Bientôt des cartes de transports ou des comptes bancaires bloqués en cas de désobéissance aux mesures sanitaires ?

Source: NEXUS 9 JUIN 2021

Le 3 juin 2021, le Sénat présentait un rapport qui préconise des outils numériques autorisant la récolte de nos données en cas de crise sanitaire, ainsi que le partage de ces données entre plusieurs applications d’ordinaire non reliées. La plateforme numérique qu’ils envisagent de mettre en place permettrait d’informer, de rappeler à l’ordre, ou de sanctionner. Si ce rapport était validé tel quel, gare par exemple à ceux qui ne respecteraient pas la quarantaine selon Public Sénat : leur titre de transport ou leur compte bancaire pourraient se voir bloqués.

Un article de Public Sénat intitulé « Covid-19 : un rapport du Sénat préconise la collecte de données personnelles pour prévenir les crises sanitaires » laisse songeur… Il rapporte les intentions et propos de sénateurs travaillant pour  « anticiper la survenue de nouvelles crises sanitaires, en recourant plus intensément aux outils numériques, en assumant si nécessaires des mesures plus intrusives, mais aussi plus ciblées et limitées dans le temps ».

◆ Des mesures intrusives annoncées ouvertement

Le sénateur René-Paul Savary s’étonne que les Français acceptent la récolte de données par les grands groupes comme Amazon, et refusent de confier leurs données à l’État « pour protéger les autres ». L’outil majeur envisagé pour parvenir à ce but ? Une plateforme numérique activable en période de crise, qui permettrait le partage de données entre des sites d’ordinaire non reliés : « Sur un portable, les applications comme Tous Anti Covid, Ouisncf, Waze ou l’application de vaccin ont des données. Il n’y a pas d’interopérabilité entre ces différentes applications. » Sans oublier l’application SI-DEP qui permet de savoir si nous avons fait un test ainsi que son résultat, évoquée par René-Paul Savary. « Nous proposons simplement qu’en cas de crise il y ait cette interopérabilité qui permette de cibler les personnes vulnérables, prendre des mesures qui les concernent et qui évitent des mesures de confinement global, qui protègent beaucoup mieux et qui fait qu’au global on aurait moins de morts ». La SNCF  pourra-t-elle  nous indiquer si on a été en contact avec une personne positive ou un cas contact pendant l’un de nos trajets et nous inciter à nous faire vacciner ? Ou peut-être nous refuser l’accès à un train si on n’a pas été vacciné ou testé ?

◆ Les désobéissants privés de transports et de comptes bancaires

Cela ne serait pas surprenant quand on lit ce que les rapporteurs du Sénat, « très attaché aux libertés individuelles » selon la sénatrice Véronique Guillotin, envisagent comme sanctions pour des personnes qui désobéiraient à des mesures sanitaires. La sénatrice admet tout de même que les rapporteurs se sont inspirés entre autres des mesures asiatiques très intrusives. Public Sénat précise que « Les rapporteurs imaginent ainsi plusieurs scénarii selon l’ampleur de l’épidémie : des outils d’information et de coordination face à une crise « modérée », des outils de rappel à l’ordre (type envoi d’un SMS) en cas de situation plus grave, et des mesures plus fortes pour les cas extrêmes, avec par exemple la désactivation du titre de transport ou des comptes bancaires d’une personne qui violerait la quarantaine.

« Nous ne proposons pas de limiter les libertés, nous cherchons un moyen de les retrouver », déclarent les rapporteurs du Sénat.

Véronique Guillotin se veut rassurante lorsqu’elle dit qu’un tel outil permettrait de confiner  « une petite partie de la population plutôt que l’intégralité ». Mais étant donné que c’est actuellement le nombre de cas positifs qui est pris en considération pour déterminer le seuil épidémique, et non pas le nombre de victimes, à combien de reprises l’état d’urgence sanitaire sera-t-il encore décrété et ce genre de mesures censées être exceptionnelles autorisées ? Et qui sera confiné ? Les personnes dites à risques ? Ou les personnes récalcitrantes au test, à la vaccination et/ou au pass sanitaire ? Et après l’interdiction forcée de circuler, ou d’avoir accès à son argent pour les réfractaires à ces mesures, quelle sera l’étape d’après ? Quelles autres  libertés seront supprimées au motif officiel de pouvoir en retrouver d’autres ? Ne sommes-nous pas des grenouilles en train de se faire petit à petit ébouillanter les libertés, croyant ainsi les regagner ?

Le sénateur René-Paul Savary propose de débattre de ce rapport « en temps de paix, et pas en temps de crise ». Ce débat aura-t-il lieu, ou les mesures préconisées par ce rapport seront-elles imposées sous le prochain régime d’état d’urgence ?

L’idéologie Woke, un nouveau totalitarisme ?

Et si le totalitarisme du XXe siècle n’avait pas vraiment disparu et était en train de renaître sous de nouvelles formes, bien plus subtiles ? Le journaliste américain Rod Dreher nous exhorte à la vigilance dans l’entretien ci-dessous :

Né en 1967, Rod Dreher est journaliste pour le magazine The American Conservative. Il a collaboré auparavant au New York Times. Originaire d’une famille méthodiste, il se convertira au catholicisme en 1993 puis à l’orthodoxie en 2006. Son invitation à suivre la voie de saint Benoît rencontre un puissant écho outre atlantique.

Son livre Résister au mensonge vient d’être édité en Français, chez Artège, voici comment il est présenté :

Après son brillant essai sur le « pari bénédictin », Rod Dreher développe une réflexion aussi puissante que féconde autour du soft totalitarisme occidental. Pas d’interdiction officielle d’opinion, pas de déploiement d’un État policier, mais l’émergence insidieuse d’une tyrannie douce qui, sous l’égide d’un credo progressiste, annihile tout esprit critique et paralyse jusqu’au plus indépendant des libres penseurs. Qu’est-ce que le soft totalitarisme ? Comment l’homme moderne en vient-il à renoncer à sa liberté d’expression et aux lumières du bon sens ? Pourquoi l’Occident est-il gagné par le novlangue et la réécriture de l’histoire ?

C’est en s’appuyant sur les précieux témoignages d’anciens dissidents des régimes communistes que le penseur américain répond aux interrogations de notre époque. Incisif et lucide, il place le chrétien devant le vertige des temps d’aujourd’hui et de demain et l’appelle à la foi profonde, à la résistance familiale, à la soif de la vérité, seules à même de fissurer les fantasmes d’une époque qui nous infantilise et nous noie dans les paradis artificiels.
Aiguillé par l’exigence de vérité, cet essai magistral nous donne les moyens de résister au mensonge qui ronge et liquéfie l’âme.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

En complément: il y en avait qui avaient vu les choses venir depuis longtemps …

Réflexions lucides de juristes sur les dérives de la gestion de cette crise et l’interpellation sur nos libertés

Maître Clarisse Sand est avocate au barreau de Paris depuis une quinzaine d’années. En 2012, elle a fondé le cabinet Sand Avocats dédié au contentieux administratif, au contentieux fiscal et au droit pénal fiscal et financier. Elle préside également l’Institut du Droit pénal fiscal et financier (IDPF2). Depuis le début de la crise sanitaire, Me Clarisse Sand a pris plusieurs initiatives pour défendre les droits fondamentaux et les libertés individuelles. Elle a notamment créé, avec deux autres avocats, la plateforme Click’n’requête qui fournit gratuitement à des personnes physiques ou morales un argumentaire juridique afin qu’elles puissent saisir la justice administrative dans le cadre de contentieux de masse destinés à contester certaines des mesures restrictives de liberté prises depuis le début de l’épidémie. Me Sand a également déposé plusieurs recours devant le Conseil d’État au nom de restaurateurs, de gérants de discothèques, de gérants de salles de sport ou de particuliers qui estimaient que certaines des mesures sanitaires édictées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie portaient atteinte à leurs droits fondamentaux et à leurs libertés. Début mars, Me Clarisse Sand a aussi déposé un recours devant le Conseil d’État pour contester la légalité des avis rendus par le Conseil scientifique. Epoch Times a rencontré Me Sand pour recueillir son point de vue sur les aspects juridiques de la crise sanitaire.
– Quelles sont les atteintes aux libertés individuelles dont elle a été témoin ?
– Quel regard porte-t-elle sur les décisions du Conseil d’État ?
– La crise sanitaire met-elle en lumière un problème de séparation des pouvoirs ?
– Comment la France se positionne-t-elle par rapport aux mesures prises par ses voisins européens ?
– Reviendra-t-on à un état juridique équivalent à celui d’avant la crise à l’issue du régime transitoire qui prend fin le 30 septembre 2021 ?

A visionner absolument !

Saisissant, ne ratez pas non plus cet échange (1h30) entre Maître Di Vizio et des avocats de l’association VRAI en Israel pour anticiper ce qui peut nous attendre:

Dans cet échange très riche et très vif, sont croisés les regards de franco-israéliens avec celui d’un des observateurs les plus éclairés de la crise sanitaire en France.

Y sont traitées les questions suivantes:

  • le rôle des institutions politiques et judiciaires françaises et israéliennes dans l’établissement du pass vert/sanitaire
  • l’emprise des laboratoires pharmaceutiques et des grandes sociétés de conseil sur les décisions politiques
  • les dérives dans la mise en application concrète du « pass vert » en Israël et le parallèle avec la France, la remise en question de l’Etat de droit tel que nous le connaissons
  • l’opposition au pass vert en Israël (médecins, avocats, recours à la Cour Suprême…) et en France
  • les perspectives incertaines suite à la suspension du pass vert en Israël
  • comment le peuple israélien, qui aurait dû être le premier à lutter contre la mise en place d’une société discriminatoire, a si facilement accepté la mise en place du pass vert
  • les persectives française et israélienne relatives à vaccination des enfants
  • les stratégies d’opposition à la dictature sanitaire et les voies de coordination entre la France et Israël

Le certificat numérique vert, le coup d’état financier et l’agenda global dans l’UE

on 

Senta Depuydt interroge Catherine Austin Fitts et Valérie Bugault.

Alors que la question de savoir si la pandémie pourrait servir un agenda global était considérée comme une hérésie et une théorie du complot il y a à peine un an, elle est maintenant ouvertement abordée comme  » une merveilleuse opportunité  » de procéder à « une grande réinitialisation  » menée par un effort conjoint des Nations Unies et du Forum économique mondial. 

Ce ‘grand reset’, également appelée « quatrième révolution industrielle », est censé conduire notre monde vers une société centralisée et numérique, contrôlée par l’intelligence artificielle, afin d’atteindre les objectifs du développement durable de l’Agenda 2030, le tout dans un bel emballage écologique.

Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial de Davos, le dit lui-même : « Cela devrait nous mener à une fusion de notre identité physique, numérique et biologique », autrement dit réaliser le rêve transhumaniste d’une élite mondiale. Pour atteindre les objectifs de « leur » société meilleure, ils doivent d’abord installer un système de surveillance complet pour contrôler l’humanité. C’est là que le ‘passeport vert’ ou certificat vert numérique  et la réinitialisation financière entrent en jeu.

Entretien de Senta Depuydt, journaliste indépendante belge et fondatrice de Children’s Health Defense en Europe avec deux femmes extraordinaires : Catherine Austin Fitts et Valérie Bugault.

Catherine Austin Fitts est une analyste financière et une conseillère en investissement qui a cartographié la fraude américaine et internationale dans les institutions financières et gouvernementales alors qu’elle occupait un poste public en tant que secrétaire adjointe du département au logement du gouvernement américain. Catherine détaille la gouvernance mondiale et l’agenda de l’argent dans ses célèbres  » rapports Solari « , sur son site Internet et dans de nombreuses vidéos. Elle nous met actuellement en garde contre la dérive totalitaire de cette  » pas si grande réinitialisation « .

Mme Valérie Bugault est docteur en droit de l’université de la Sorbonne à Paris et a travaillé comme avocat fiscaliste avant de se focaliser sur l’analyse géopolitique de notre système monétaire, bien sûr avec une perspective sur les politiques nationales et internationales.

Aujourd’hui, nous discutons des trois questions suivantes.  Comment le programme de réponse à la pandémie est-il lié à une réinitialisation financière opérée par les banques centrales ? Comment le Passeport Vert est-il un instrument pour prendre le contrôle sur les personnes et au niveau individuel et national ?  Et que pouvons-nous faire pour changer cela?

Senta D.:

Tout d’abord, nous avons toutes les trois quelque chose en commun : nous savions qu’une grande crise et une  » grande remise à zéro  » étaient prévues pour 2020.  En dehors de la question de la nature de la maladie ou de l’origine du virus, je m’attendais à ce qu’une pandémie soit déclarée au début de la campagne électorale américaine.  C’était logique si l’on considère la progression en faveur d’une vaccination mondiale utilisant les arguments de l’agenda de sécurité sanitaire mondiale (Global Health Security Agenda) et de la « menace sanitaire » pour empiéter sur les droits constitutionnels partout dans le monde. Catherine et Valérie, vous l’avez toutes deux vu arriver en observant la déroute totale du système économique actuel et de la bulle financière qui est en train de nous conduire à la  » fin des monnaies  » et aux plans pour un coup d’État économique international avec un système de crypto-monnaies géré directement par les banques centrales.

Valérie B. :

Oui, le système économique actuel basé sur la création de la dette a permis aux banquiers centraux de voler l’argent de notre nation avec la complicité de nos gouvernements. Cela a été opéré par les banquiers de « la City » à Londres et aussi par la Réserve Fédérale aux Etats-Unis. La tendance actuelle est d’installer une monnaie numérique centralisée contrôlée par la Banque centrale européenne et d’imposer encore davantage leurs politiques à nos nations.

La France, l’Allemagne et l’Italie et leurs chefs d’État, en particulier Macron et Merkel, prennent leurs ordres directement de cette élite financière mondialiste. Macron a une ancienne carrière à la banque Rothschild, et Mario Draghi le nouveau premier ministre italien est l’ancien directeur de la Banque centrale européenne.

Senta D. : Dans l’UE, différentes mesures ont été prises dans le sens de cette  » réinitialisation mondiale  » en réponse à la pandémie. En avril, l’accélérateur ACT proposé par l’OMS, l’UE, la France et la fondation Bill et Melinda Gates a été voté par le Parlement européen et a donné des « pouvoirs spéciaux » à la Commission européenne afin d’accélérer la législation et le financement des vaccins Covid-19 et des solutions numériques. Cet instrument de législation en urgence a, par exemple, permis de voter une dérogation à l’évaluation des risques de la réglementation sur les OGM pour les vaccins Covid-19 ou encore de signer des contrats sans aucune transparence permettant une exonération complète de responsabilité pour les fabricants de vaccins. De plus, le Conseil de l’UE a autorisé la Commission à faire un énorme emprunt au nom des États membres sur les marchés des capitaux, pour un plan de relance de 750 milliards d’euros appelé « Next Generation EU ».

Le prêt est assorti de conditions relatives aux politiques numériques et « vertes » et à l’intention de l’UE d’obtenir des ressources propres et un pouvoir d’imposition directe sur les citoyens ou les entreprises de l’Union.  En parallèle, la Banque centrale européenne a commencé à se préparer à un euro numérique.   

Valérie B.:

Absolument, mais d’un autre côté, il y a un mouvement de résistance qui se développe en Allemagne. Beaucoup se souviennent de ce qui s’est passé sous le régime de Weimar, lorsqu’une impression similaire de monnaie a provoqué une inflation incontrôlable et un grand effondrement économique qui a finalement conduit à la montée du nazisme. Un certain nombre d’industriels allemands ne veulent pas que l’histoire se répète et ils combattent ce coup d’État mondial au niveau des institutions européennes. Un tribunal de Karlsruhe a bloqué l’approbation du prêt « Nextgeneration EU » de 750 milliards, le jugeant inconstitutionnel. Et une douzaine d’autres pays ne l’ont pas encore ratifié. Il reste donc une marge d’action et une possibilité de bloquer ou du moins de ralentir ce mouvement. En théorie, il leur faut une approbation unanime de tous les États membres.  Aujourd’hui, ils sont retardés dans le paiement des vaccins et des programmes de soutien.

Malheureusement, nous ne voyons pas la même chose en France, les gens pensent toujours qu’ils recevront une aide financière du gouvernement et ils discutent également de l’introduction d’un système de revenu universel. Ils n’ont pas la même conscience que les Allemands, ils ne réalisent pas qu’ils devront payer pour cette énorme dette, d’une manière ou d’une autre.

Catherine A.F.:

Nous avons vu les mêmes tactiques utilisées aux États-Unis où le gouvernement fédéral crée des dettes pour les États et inonde le pays de dollars pendant que la Réserve fédérale travaille à la mise en place d’un système de monnaie numérique.

Tout l’objectif du Passeport Vert ou le Certificat Numérique Vert, c’est d’avoir un moyen de contrôler les gens et de créer une gouvernance totalitaire directe de l’humanité. Bien sûr, l’argent est un instrument parfait contraindre les gens. Un système de contrôle direct n’aurait plus besoin de banques, de forces de police ou de tribunaux. C’est en fait ce qui se passe déjà en Chine, par exemple avec leur « système de crédit social » dans lequel la façon dont vous vous comportez ou ce que vous dites conditionne votre accès aux voyages ou à l’achat de certains biens ou votre capacité à faire un prêt, etc.

Au niveau mondial, il s’agit de l’agenda ID2020 qui relie l’identité, les données bancaires, les données de santé et un système de suivi pour une surveillance permanente de chaque individu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Remarque : ce système est actuellement mis en œuvre en Inde avec le système Aadhar utilisé pour la banque numérique, qui stocke désormais également les dossiers de vaccination. Et si certains politiciens de l’UE ont « mis en garde » contre une éventuelle perte des libertés fondamentales lorsqu’ils ont discuté du passeport vert en public ou sur les médias sociaux, ils ont en même temps approuvé son accélération. (Guy Verhofstad par exemple)

Senta D. :

Les informations dont nous disposons de la part d’initiés de l’UE confirment nos inquiétudes quant aux implications du Pass Vert. Apparemment, le Conseil de l’UE et la Commission ont pour objectif d’imposer les vaccins Covid-19 à l’ensemble de la population européenne d’ici 2023. Après l’acceptation du certificat numérique vert, les autres « options » telles que le test PCR et la preuve d’immunité, qui sont censées « respecter » les droits individuels de ne pas être vacciné, seront supprimées, probablement par un acte délégué. Tout le monde recevrait des vaccins ARNm une ou deux fois par an et bien sûr cela renforcerait l’utilisation du laissez-passer vert.

Catherine  A.F.:

Nous devons savoir ce qu’il y a dans ces fioles. Nous devrions obtenir des échantillons de vaccins Covid-19 du monde entier, créer un dépôt et les analyser pour voir ce qu’il y a dedans. Le scientifique en chef de Moderna a ouvertement déclaré que leurs vaccins « pirataient le logiciel de la vie » et il a comparé l’injection de leur technologie ARNm au téléchargement d’un nouveau système d’exploitation dans un ordinateur. Pour le reste, nous ne savons pas s’ils insèrent une sorte de puce, mais nous n’avons aucune garantie qu’ils ne le font pas non plus. Il y a quelques années, une équipe italienne a effectué une analyse indépendante de plusieurs vaccins et a trouvé de nombreuses nanoparticules qui n’étaient pas censées être là. Nous devons poser ces questions.

Senta D.:

C’est le travail effectué par Gatti et Montanari de Nanodiagnostics avec un puissant microscope électronique.  Ils ont identifié des nanoparticules d’origine métallique dans différents vaccins au cours d’une enquête qui a débuté après la mort de militaires italiens envoyés en mission à l’étranger.  Leurs résultats ont montré la toxicité associée à ces nanoparticules et un risque élevé de cancer et de décès.  Ces nanoparticules sont différentes des nanoparticules PEG ou polyéthylène glycol utilisées dans les vaccins Covid-19 comme « plateformes » pour délivrer les codes génétiques ARNm à l’intérieur des cellules humaines. Les deux peuvent être préjudiciables et endommager nos cellules, mais les nanoparticules PEG « enrobées de lipides » et les vaccins Covid-19 devraient également être analysés avec d’autres instruments qu’un microscope électronique, par exemple ils pourraient subir un séquençage génomique profond de « nouvelle génération ».

Note : Dans une récente émission de NBC « 60 minutes », Matt Hepburn, un colonel à la retraite du programme militaire DARPA, a expliqué qu’ils envisageaient d’utiliser une micropuce à insérer sous la peau pour détecter « les réactions chimiques à l’intérieur du corps et signaler les signes précoces de Covid-19 ». Selon lui, cela utilise un gel semblable à un tissu qui surveille et teste en permanence le sang d’un individu. Contrairement à d’autres vaccins, les vaccins Covid-19 ou plutôt les injections de l’opération warp speed ont été conçus comme une opération militaire dirigée par la DARPA, échappant en grande partie au contrôle des services de santé américains et ne sont pas éligibles pour une demande de Freedom Of Information Act.

Senta D.:

Il est presque impossible d’obtenir une analyse indépendante des vaccins. Le protocole élaboré par le Département de la Défense et Interpol demande de collecter tous les flacons vides et de les stocker dans un récipient fermé à clé après utilisation. En Belgique, mon pays, les gens ne sont même pas autorisés à demander à l’avance quel vaccin ils vont recevoir et parfois ils ne savent pas avec quoi on les a vaccinés. Alors comment peut-on même parler de consentement éclairé ? Comment signaler une blessure due à un vaccin ?  Comment obtenir quelque chose d’une assurance ? C’est incroyable.

Valérie B. :

Pour le moment, ils ne sont pas encore prêts avec la technologie pour mettre en œuvre cette surveillance numérique dans un système de contrôle centralisé, mais les gens doivent être conscients de toutes les différentes expériences qui sont faites sur eux à tous les niveaux, au niveau du corps, au niveau social, au niveau économique. La crypto-monnaie est une expérience, les vaccins ARNm sont une autre expérience et les combiner ensemble est encore une nouvelle expérience.

Remarque : il est frappant de constater qu’IBM travaille avec Moderna pour créer un passeport numérique pour la santé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, IBM était chargé d’établir des dossiers d’identification individuels comprenant des données sur la santé, la race et autres.  L’entreprise a organisé la discrimination des personnes « essentielles » en bonne santé par rapport aux individus anormaux, faibles et, plus tard, aux juifs à « neutraliser » (voir les interviews de Vera Sharav et Naomi Wolfe). Alphabet, la société qui finance Google, finance également le développement de vaccins. En Israël, Pfizer a négocié l’accès à toutes les données relatives aux vaccinations.  En Europe, Microsoft gérera les « centres de données sur la santé » qui centraliseront les dossiers médicaux nationaux. Microsoft a également déposé une demande de brevet reliant les signaux d’activité biologique et physique à un système de crypto-monnaie. Dans un scénario dystopique, un algorithme imposé par Gates et sa clique de « philanthropes » pourrait par exemple contrôler la manière de récompenser ou de sanctionner l’activité professionnelle, la consommation de drogues ou de médicaments, la fréquence, la distance ou le type de contact physique avec d’autres personnes, et ce 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, même à la maison.

Valérie B. :

Si la dépopulation est à l’ordre du jour, cela faciliterait certainement ce coup d’état mondial car il faut encore une énorme infrastructure pour mettre tout cela en place et ce serait plus facile s’il y a moins de personnes à contrôler.  Ici, vous devez vous demander qui fait tout cela. Je dis qu’il faut regarder ceux qui contrôlent le transport maritime et les axes des flux économiques. Encore une fois, nous pouvons penser à la ‘city’ de Londres. Bien que, comme Catherine l’a également souligné dans ses rapports, cela s’étende maintenant au contrôle de l’espace et des réseaux de satellites pour la communication numérique. Ici, nous avons une bataille en cours entre les Etats-Unis et la Chine.   

Catherine A.F. :

Quand on cherche à savoir qui se cache derrière toutes ces initiatives, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes acteurs. Une équipe néerlandaise a réalisé une vidéo intéressante intitulée « Monopoly – Follow The Money » sur la Grande Réinitialisation.  Ils ont examiné comment une poignée de grandes entreprises dominent tous les aspects de nos vies, la nourriture, les produits technologiques, l’énergie, les médicaments, les transports, les sociétés d’information, les banques, etc. Toutes mènent aux mêmes sociétés d’investissement géantes telles que Vanguard, Blackrock, Warren Buffet ou la Fondation Gates. D’une certaine manière, ils possèdent déjà tout, mais ils veulent maintenant aller plus loin et prendre le contrôle permanent de nos vies. Donc ils créent des problèmes, ils fournissent des solutions et ils changent les règles.

Senta D. : Alors que pouvons-nous faire pour les arrêter ? Comment pouvons-nous reprendre notre pouvoir ?

Valérie B. :

Et bien je pense qu’il y a une fenêtre d’opportunité en ce moment. Ils ont besoin de tout pousser très vite mais ils ont été ralentis par différentes formes de résistance auxquelles ils ne s’attendaient probablement pas.  Il y a un sérieuse opposition à cela en Russie et en Chine. Ces gouvernements sont infiltrés par le réseau de l’élite mondiale et, par exemple, des gens comme Jack Ma, propriétaire d’Ali Baba, l’Amazon chinois, se joignent à eux, mais une partie d’entre eux résiste également. La même bataille entre les mondialistes et les nationalistes se déroule dans les deux pays. C’est probablement la raison pour laquelle l’administration Biden pousse maintenant les choses dans la région du Donbass et une possible guerre entre l’Ukraine et la Russie.

En Europe, le programme de vaccination échoue, l’adoption est faible et lente dans différents pays, les gens ne font pas confiance aux vaccins, il y a les problèmes avec Astra Zeneca, etc. Et le fait que le tribunal de Karlsruhe s’oppose à la ratification du prêt européen est énorme. Si d’autres pays suivent cet exemple, cela portera un coup dur à leur plan. Cette décision a été poussée par le cœur de l’économie allemande, les industries nationales, les entreprises et les banques locales qui réalisent toutes où cela mène, à savoir de plus en plus de dettes. Ils doivent montrer l’exemple. Dans le sud de l’Europe également, la population est dans une situation critique. En Italie ou en Grèce, les gens ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs familles. Ils ne peuvent pas attendre plus, nous sommes au bord de la guerre civile. Les pays et les institutions de l’UE pourraient s’effondrer.

Senta D.:

Oui, mais les institutions européennes et l’ONU vont essayer de saisir l’occasion pour mettre en place une gouvernance européenne centralisée. La Commission européenne discute actuellement d’une proposition d’ »Union européenne de la santé » afin d’avoir une « réponse commune aux menaces sanitaires ». Les Nations unies, l’OMS et l’UE attribuent le désastre actuel au comportement « égoïste » des différentes nations et au manque de coordination entre les États membres de l’UE. Ils veulent donc centraliser les recommandations telles que les masques, le confinement, la distanciation sociale, les systèmes de surveillance et les programmes de vaccination, et ils veulent que ces recommandations soient contraignantes pour les États membres. Ils veulent également une nouvelle agence européenne appelée HERA (Health Emergency Response Agency) et la possibilité d’un pouvoir d’exécution, peut-être avec une sorte de « police sanitaire » européenne. L’autre étape du contrôle central est l’appel de Charles Michel, président du Conseil de l’UE, et des dirigeants mondiaux à élaborer des traités sur les pandémies afin d’ »harmoniser les mesures » au niveau international, sous la gouvernance des Nations unies et de l’OMS.

(Charles Michel a commencé sa carrière politique en tant que maire d’une petite ville belge, Wavre, siège de GSK vaccins, l’un des plus grands sites de production de vaccins de la planète).

Et en Allemagne, Angela Merkel essaie maintenant de centraliser le pouvoir dans les mains du gouvernement fédéral en demandant de supprimer l’autonomie des différents landers ou « états ».  C’est proche de ce qui s’est passé avant la guerre, les mêmes mécanismes. Nous sommes donc vraiment au milieu de cette bataille pour la démocratie contre le pouvoir central.

Catherine A.F.:

Nous devons nous décentraliser. Les gens doivent reprendre leur argent, le retirer des grandes banques. Fuir les banques mondiales, fuir les banquiers mondiaux. Si vous êtes à un dîner avec le PDG de Morgan Chase, levez-vous et quittez la table !  J’ai plusieurs investisseurs qui se sont regroupés dans des petites banques qui semblent dignes de confiance.

L’autre chose importante est d’investir dans une économie qui soutient la vie. Investissez dans la production alimentaire locale, l’approvisionnement en eau et en énergie, les restaurants, les petites et moyennes entreprises, les technologies innovantes, les soins de santé. Reconstruisez votre communauté et défendez les grandes entreprises. Nous devons également continuer à utiliser l’argent liquide, le système de cryptographie n’est pas sûr.

Et un autre grand problème est la fiscalité. Nos impôts sont utilisés pour nous mettre en faillite, nous ne pouvons plus continuer comme ça.

Valérie B.:

J’ai rédigé une nouvelle proposition de réforme complète du système fiscal et je serai heureuse de la partager et d’en discuter avec vous. Mais à mon avis, le problème principal est le contrôle de la création monétaire. Nous avons besoin d’un contrôle citoyen sur ce point. Vous savez certainement que JF Kennedy a essayé de changer cela et de rendre le contrôle de la création monétaire aux mains du Congrès en signant l’Executive Order 11110 peu avant son assassinat.

Catherine A.F :

Bien sûr, retour aux sources. C’est ce dont nous avons également discuté à Bâle, l’autre capitale financière qui accueille la Banque des règlements internationaux, la « banque des banques centrales ». Nous avons eu une réunion avec plusieurs groupes et experts autour de cette question et la World Freedom Alliance a même décidé de l’inclure dans sa charte des droits de l’homme en tant que « liberté économique hors des systèmes de crédit coercitifs et exploitants ».

Certains nouveaux partis politiques, comme JFK21 au Danemark, en font également une question centrale.

Valérie B. :

A mon avis, les élections et les partis politiques ne fonctionnent pas, ils ne changent rien.

C’est l’absence d’un véritable contrôle démocratique dans l’organisation politique qui est problématique. La représentation au sein de notre Assemblée parlementaire et l’actuelle séparation des pouvoirs ne le permettent tout simplement pas. Elle a été conçue comme une fraude dès le départ, en prenant le pire des systèmes britannique et français pour permettre aux banques de garder le contrôle des choses tout en donnant une illusion de démocratie au peuple.

Senta D.:

Vous faites référence au mouvement des Gilets Jaunes et au Référendum d’Initiative Citoyenne qui vise à réécrire la constitution et à avoir une vraie forme de démocratie. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucun moyen de sanctionner les élus qui trahissent leurs électeurs et s’en sortent en faisant tout simplement le contraire de ce qu’ils ont promis. C’est la même chose pour les personnes qui occupent des fonctions publiques.

Catherine A.F. :

Oui, nous discutions justement de la question de la responsabilité lors d’une réunion précédente aujourd’hui. Comment pouvons-nous rendre ces décideurs responsables ?  Pour revenir sur le passeport vert on voit que des citoyens, des politiques, des médecins, des scientifiques (par exemple Covid4ethics) toute une partie de la société civile est maintenant prête à confronter ces acteurs aux conséquences de leurs décisions. Ainsi, certains envoient des significations ou des mises en demeure par courrier recommandé aux députés européens et autres politiques pour les avertir que si des personnes meurent à cause des vaccins, cela pourrait engager leur responsabilité personnelle et entraîner des poursuites au civil et au pénal.

Senta D.:

Cela promet des développements passionnants et c’est lié aux initiatives de Reiner Fuellmich, l’avocat allemand qui dirige le « comité d’enquête sur la gestion de la pandémie ».  Il demande aux gens du monde entier de rassembler des preuves et de constituer des dossiers sur les personnes responsables pour les « procès de Nuremberg » post-Covid. Comment réformer notre système politique et rendre les gens responsables ? Je pense que ce sont des questions parfaites pour nos prochaines interviews !

Catherine A.F.:

Oui, c’est vraiment le sujet que nous devons aborder partout en ce moment.

Senta D. :

Absolument ! Merci beaucoup Catherine Austin Fitts et Valérie Bugault, je me réjouis de nos prochaines discussions.

Psychopathologie du totalitarisme 1/3

Série en 3 épisodes, Episode 1 publié par L’Antipresse, n°286, 23 mai 2021

Lien vers épisode 2
Lien vers épisode 3

Épisode 1. La structure totalitaire : le délire paranoïaque

Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

« Bien des gens affirment qu’on ne saurait combattre le totalitarisme sans le comprendre. Ce n’est heureusement pas vrai car, autrement, notre situation serait sans espoir. »

H. Arendt La nature du totalitarisme, 1953.

En 2020, je suis intervenue trois fois pour alerter sur l’émergence du totalitarisme actuel, au prétexte sanitaire : le 13 mai, avec « Totalitarisme sanitaire : « C’est pour ton bien… Le mal radical »[1], le 30 août, avec « Le moment paranoïaque (le déferlement totalitaire) face à la dialectique du maître et de l’esclave »[2], et le 30 décembre, à Radio Canada[3], entrevue au cours de laquelle j’ai affirmé que ce que nous vivions n’était pas autoritaire, mais totalitaire, en examinant la certitude délirante de la psychose paranoïaque. Ces interventions m’ont valu railleries, quolibets et insultes en tout genre, de la part de ceux qui ne peuvent pas entendre ce qui se passe (ou n’y ont pas intérêt), prétendant que j’exagère ou que je souffrirais moi-même de paranoïa.

Pourtant, en un an, nos libertés, conquises de haute lutte durant des siècles, au prix du sang de nos ancêtres, se sont évaporées en fumée, jusqu’à la survenue de ce « passeport sanitaire », jugé impensable par la majorité des gens il y a quelques mois encore. Afin d’élaborer un tel diagnostic précoce de délire collectif, je me suis appuyée sur ma longue expérience professionnelle d’observations des groupes, des institutions et des entreprises, lorsqu’ils se transforment en îlots totalitaires. En avril 2020, bien que certains signes eussent pu paraître insignifiants aux yeux du plus grand nombre, ils étaient suffisants pour caractériser l’entrée dans une psychose paranoïaque collective, en particulier le déni de réalité, le mensonge, le clivage, la projection[4], l’interprétation, la persécution (ici, d’un virus, ennemi invisible, qui autorise la persécution des individus en tant qu’organismes porteurs d’une multiplicité de virus), la manipulation des masses (terreur, culpabilité et chantage), l’idéologie sanitaire (et la propagande qui la soutient), mais aussi la survenue d’une nouvelle langue pour décrire une « nouvelle normalité » ou une « nouvelle réalité » faisant table rase de l’ancien. Rappelons les critères politiques du totalitarisme, qui ne saurait se réduire à une dictature, un despotisme, ou encore, une tyrannie : monopole des médias de masse et du corps policier, direction centrale de l’économie, persécution des opposants et de toute critique, système de surveillance d’individus, encouragement aux délations, logique concentrationnaire orchestrée sur la terreur, politique de la table rase, idéologie mouvante construite sur le clivage entre bons citoyens et mauvais citoyens, sur l’ennemi (visible ou invisible) et la pureté.

Les individus s’organisent selon des structures psychiques (certains préfèreront le terme organisation, moins rigide), qui traduisent leur rapport à la réalité, à l’expérience, à l’autre, à la Loi, aux pulsions, à la rationalité. Ces structures sont évolutives à la faveur des événements, en particulier des charges traumatiques lourdes, et c’est ce qui explique qu’en temps « normal », des individus respectant des tabous moraux fondamentaux (notamment, ne pas transgresser ni tuer), se désinhibent en temps totalitaire (ou plutôt régressent psychiquement), l’idéologie de masse permettant de justifier la levée des interdits anthropologiques du meurtre et de l’inceste (et de leurs dérivés) qui fondent une civilisation. Ce que l’on sait moins, c’est que ces structures psychiques concernent aussi les collectifs. Il existe des personnalités psychiques au niveau des groupes, des institutions, des entreprises… J’ai longuement étudié la nature des groupes que j’ai appelés « régressés », lorsqu’ils basculent sur un mode pervers ou pire, paranoïaque. Les pathologies narcissiques graves ont en effet ce talent de créer une unité pathologique dans les groupes, avec des interactions inconscientes. C’est dire à quel point l’individu est pris dans un système, où le tout est d’une autre nature que la somme de ses parties. Ce système contraint le psychisme individuel, qui en retour nourrira le délire collectif. Voilà expliqué en peu de mots le phénomène sectaire et fanatique.

Le totalitarisme correspond à un délire psychotique, celui de la paranoïa. Il s’agit d’une psychose, qui s’articule sur le déni de réalité (la réalité et l’expérience n’existent pas, ne servent pas de boucles de rétroaction pour qualifier la pensée délirante dogmatique), un délire interprétatif (un ennemi extérieur ou intérieur, visible ou invisible, nous veut du mal) avec des idéologies dédiés (mégalomanie, pseudo-idéaux humanitaires, hypocondrie, persécution…), la projection, la méfiance, le clivage, l’hyper-contrôle.
Cette folie présente l’apparence de la raison, du discours argumenté, tout en s’organisant sur un délire de persécution justifiant la persécution d’autrui. Elle ne nie pas la Loi, elle l’interprète à son avantage et, si elle en a le pouvoir, elle l’instrumentalise pour persécuter les individus, et non plus les protéger. « Para » (παρά), dans le grec ancien παράνοια, est un préfixe qui signifie tout à la fois « à côté », « en parallèle », comme dans « parapharmacie », ou « contre », comme dans « parapluie ». De même que le parapluie agit contre la pluie, le paranoïaque agit contre l’esprit (νοῦς), contre l’intelligence, contre la logique. Et, pour ce faire, il subvertit l’esprit, l’intelligence, la logique, et leur fait la guerre.

Peu importe le contenu du délire, à savoir son décor théâtralisé, car la paranoïa, « folie raisonnante » comme l’ont nommé les psychiatres Sérieux et Capgras, obéit toujours à une même structuration des processus psychiques. Nourrie par la haine et la manipulation érotisée des institutions, elle peut être dangereusement collective et psychiquement contagieuse, « pour notre bien ». Il convient d’accuser l’ennemi désigné comme persécuteur, et si possible, de le personnifier. Un virus « pris en tenailles » (cf. discours d’E. Macron du 31 mars 2021) est l’ennemi parfait, car il est invisible, en perpétuelle transformation (« variants »). L’interprétation (déduction à partir d’une opinion subjective) est au centre du dispositif : ce virus est si dangereux qu’il en va de la survie de l’espèce humaine (postulat implicite, qui permet de justifier la destruction de l’économie, des libertés et du droit fondamental) ; l’interprétation est à la fois exogène (le virus tueur est à l’extérieur de nous) et endogène (à l’intérieur de nous).

Osons une question blasphématoire : un virus aurait-il l’intention de nous tuer ? Les virus sont inscrits dans notre ADN ; nous en touchons des centaines de millions chaque jour. Curtis Suttle, virologue à l’Université de la Colombie-Britannique au Canada, indique dans une étude de 2018, que plus de 800 millions de virus se déposent sur chaque mètre carré de terre chaque jour. Dans une cuillère à soupe d’eau de mer, il a plus de virus que d’habitants en Europe ! « Nous avalons plus d’un milliard de virus chaque fois que nous allons nager (…). Nous sommes inondés de virus. » Un article de 2011 publié dans Nature Microbiology estime qu’il y a plus d’un quintillion (1 suivi de 30 zéros) de virus sur terre !!! Environ 8% du génome humain est d’origine virale, et les virus ont été présents bien avant l’espèce humaine sur terre, ils ont contribué à donner naissance à la vie cellulaire[5]. Partir en guerre[6] contre un virus, est-on sérieux ? C’est pourtant ce que propose l’hypocondrie délirante de la paranoïa collective, dans laquelle le corps devient étranger à soi-même et persécuteur. Il faut donc persécuter le corps, dans un Syndrome de Münchhausen de masse, qui consiste à surmédicaliser de façon inadaptée (interdiction de remèdes, couplée à des vaccins expérimentaux, dont les études qui visent à prouver la qualité, la sécurité et l’efficacité ne sont pas achevées[7]) une maladie virale commune (qui mériterait des soins appropriés et précoces), et dont ceux qui en sont gravement atteints (entre autres, décideurs politiques, des lobbies et leurs relais médiatiques) dénient la tempérance et l’expérience des experts, et créent davantage de problèmes et de souffrances qu’ils n’en résolvent.

L’idéalisation est un mécanisme de défense très puissant, de l’ordre du fanatisme de l’idéal inatteignable. Cet idéal en soi devient persécuteur, car nul ne peut jamais être à la hauteur. La suggestion de l’idéal sanitaire tyrannique est forte depuis le départ : la santé est conçue comme absence de maladie potentielle (d’où la confusion entre les cas et les malades), et il faut éradiquer le virus. Avec ce chantage de fond : pas de retour aux temps anciens avant l’éradication du virus. La sophistique change selon les circonstances. Car le « vaccin », présenté dès le départ comme objet fétiche et talisman magique contre le virus, semble ne pas fonctionner à la mesure des ambitions initiales, voire présenter de graves et sérieux problèmes. Insuffisant (il faudrait continuer les mesures sanitaires contraignantes[8]), insatisfaisant (il n’empêche pas les contaminations[9], et serait même à l’origine des variants[10]), éventuellement dangereux[11] (cf. des effets secondaires graves, que certaines compagnies d’assurance ne prendront pas en charge[12], et pour d’autres, il sera fort compliqué de démontrer le lien de cause à effet !).

Devant cet échec vaccinal, l’on peut s’attendre à ce que la persécution se renforce : il faudra, pour répondre à l’idéal inatteignable d’éradication du virus, éliminer les individus qui sont supposés potentiellement porteurs du virus (en puissance, toute l’espèce humaine est visée). D’ores et déjà, des troupeaux entiers d’animaux ont été disséminés selon la même logique nazie d’un virus étranger qu’il convient d’éradiquer. Goebbels notait dans son Journal : « Dans le ghetto de Varsovie, on a noté une certaine montée du typhus. Mais on a pris des mesures pour qu’on ne les fasse pas sortir du ghetto. Après tout, les Juifs ont toujours été des vecteurs de maladies contagieuses. Il faut ou bien les entasser dans un ghetto et les abandonner à eux-mêmes, ou bien les liquider ; sinon, ils contamineront toujours la population saine des États civilisés. » Les non-vaccinés seront-ils persécutés puis éliminés pour camoufler l’échec vaccinal à répondre à l’idéal inatteignable ? Abdiquer l’idéal tyrannique serait renoncer au délire, et signifierait l’effondrement, la chute devant l’ennemi, la mort, la plongée dans le trou noir. La réalité de l’expérience doit donc être tordue et asservie, pour coïncider avec l’idéal archaïque et sadique, qui la disqualifie.

« La scientificité de la propagande totalitaire se caractérise par l’accent qu’elle met presque exclusivement sur la prophétie scientifique, par opposition à la référence plus traditionnelle au passé »[13], et je renvoie aux travaux du mathématicien Vincent Pavan. La confusion entre la fiction et la réalité de l’expérience règne, appuyée sur un déni des experts, et la certitude délirante, niant toute objection et doute. Il est même hérétique d’avoir une opinion sur la propagande totalitaire ; elle « n’est plus un problème objectif à propos duquel les gens peuvent avoir une opinion, mais est devenue dans leur vie un élément aussi réel et intangible que les règles de l’arithmétique. »[14] Elle place l’atteinte de ses buts dans un futur qui est toujours lointain, une sorte de promesse finale, un paradis, la fin du calvaire, la pureté de la race, le territoire purifié de la maladie, le retour au monde d’avant etc. Il s’agit de fédérer la masse contre un ennemi commun, censé incarner l’opposition à la réalisation de ce but. L’ennemi, autant extérieur qu’intérieur, sera susceptible de changer, suivant l’interprétation à l’instant T, pourvu que demeure ce que je nomme « la xénophobie dans la pensée », à savoir la notion d’un « étranger organique qui serait un « non-soi » menaçant le soi, au lieu que le « soi » soit « capable de se reconnaître porteur du « non-soi » et donc de pouvoir l’assimiler. »[15] Pour faire vivre cette xénophobie sanitaire, il faut opérer une « gigantesque opération de falsification de la vérité »[16], traduisant tout à la fois une confusion mentale et un défaut d’intégrité. La scientificité idéologique et sa technique prédictive ne cessent de se mouvoir ; leur dimension « caméléon » les fait perdurer au pouvoir.

En conclusion, la psychose paranoïaque est un délire d’enfermement collectif menant à un destin concentrationnaire, un projet destructeur de « la vie nue » (Giorgio Agamben), du « simple fait de vivre », et dont le rôle des Humanités nous rappelle qu’il est sacré. La paranoïa pose une relation d’objet narcissique paradoxale : « vivre ensemble tue et se séparer est mortel »[17] est bien le leitmotiv de l’idéologie sanitaire actuelle qui, si elle est menacée dans sa subsistance hypnotique, conduira inévitablement à des passages à l’acte meurtriers et transgressifs sur les peuples désobéissants, ce que l’on voit d’ailleurs poindre à différents endroits de la planète. Dans les deux prochains billets consacrés à la psychopathologie du totalitarisme, j’analyserai les méthodes, les étapes et l’objectif, puis la contagion délirante, les alliances psychiques et les conditions de sortie du délire collectif.

——————- Notes [1] https://www.arianebilheran.com/post/totalitarisme-sanitaire-c-est-pour-ton-bien-le-mal-radical [2] https://www.arianebilheran.com/post/le-moment-paranoiaque-vs-deferlement-totalitaire-face-a-la-dialectique-du-maitre-et-de-l-esclave [3] https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/bien-entendu/segments/entrevue/337551/ariane-bilheran-idees-incapacite-discussion [4] Il ne m’est pas possible ici de déployer toute la psychopathologie de la paranoïa, je renvoie le lecteur à mon livre Psychopathologie de la Paranoïa, Paris, Dunod, 2019 (2ème éd.) [5] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1661324/virus-definition-corps-humain [6] Cf. discours d’E. Macron, 16 mars 2020.

[7] https://www.francesoir.fr/societe-sante-videos-les-debriefings/debriefing-avec-le-dr-umlil-vaccination-la-validite-du https://www.catherinefrade.com/blog/2021/04/01/eclairage-sur-les-donnees-publiques-europeennes-des-amm-conditionnelles-pour-les-4-vaccins-covid-19-31-mars-2021/ [8] Les vaccinés peuvent-ils s’affranchir des gestes barrières ? Non, répond le ministère de la Santé : « Le port du masque reste nécessaire. Plus généralement, une personne vaccinée doit continuer d’appliquer les gestes barrières. » https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-peut-on-arreter-les-gestes-barrieres-lorsqu-on-est-vaccine_4353315.html [8] https://www.lepopulaire.fr/bessines-sur-gartempe-87250/actualites/malgre-la-vaccination-massive-des-foyers-de-contamination-demeurent-dans-des-ehpad-de-haute-vienne_13953359/ https://www.europe1.fr/sante/un-octogenaire-demande-au-conseil-detat-a-etre-deconfine-apres-avoir-ete-vaccine-4034911 [10] « C’est très simple, les variants viennent des vaccinations », Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, interview de Pierre Barnerias. « On vaccine des gens, ça sélectionne des variants, et finalement les gens ne sont plus couverts par le vaccin, et on continue à vacciner quand même » (Professeur Christian Perronne). [11] https://vaers.hhs.gov/ https://ansm.sante.fr/actualites/vaccination-covid-19-des-outils-pour-sinformer-et-mieux-declarer-les-effets-indesirables https://www.ema.europa.eu/en/news/meeting-highlights-pharmacovigilance-risk-assessment-committee-prac-3-6-may-2021 https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/vaccines/safety/adverse-events.html [12] https://youtu.be/vHLWvvH08sk

[13] Arendt, H. Les origines du totalitarisme. [14] Arendt, H. Le totalitarisme, Chapitre XI. [15] Annick de Souzenelle, Le baiser de Dieu, Paris, Albin Michel, 2007. [16] Agamben, G. 2020. Traduction (Florence Balique), à partir du texte italien publié le 28 avril 2020 sur le site Quodlibet : https://www.quodlibet.it/giorgio-agamben-sul-vero-e-sul-falso [17] Caillot, J.P. 1982. Thérapie familiale psychanalytique et paradoxalité, Paris, Clancier-Guénaud.

Ph. Guillemant: « si on accepte l’identité numérique, ça sera trop tard ! »

Traçage numérique, transhumanisme, intelligence artificielle… L’ingénieur physicien Philippe Guillemant explique comment la crise sanitaire a accéléré certains bouleversements sociétaux.

Rappel du Code de Nuremberg et nos droits de citoyens souverains

Alice de « one nation » nous donne la marche à suivre pour rester libres et souverains en tant qu’êtres humains et de n’accepter en aucun cas la manipulation et le chantage des mondialistes qui tentent non seulement d’exterminer une partie des populations qu’ils jugent inutiles et aussi de prendre le contrôle des survivants !!!
Alors pour éviter que l’Histoire ne se répète dans ce qu’elle a de plus sombre et odieux : Rappel du Code de Nuremberg et de la Déclaration d’Helsinki qui en découle.
Vous allez devoir choisir En votre Âme et Conscience car le consentement éclairé est la règle dans cette supercherie sanitaire !!!
Entre Peur ou Amour vous êtes LIBRES de choisir !!!

https://rumble.com/vhtb7n-superbe-vido-de-alice-qui-voque-nos-droits-de-citoyens-souverains-.html

« Coup d’état planétaire ». Connais ton ennemi.

Philippe Huysmans
Le vilain petit canard mer., 19 mai 2021

Mars 2020, une majorité des pays les plus riches, mais aussi les plus endettés de la planète basculaient dans la dictature sanitaire. Incarcération domiciliaire en dehors de tout cadre constitutionnel, décrets et arrêtés toujours plus liberticides, absurdes, humiliants, contradictoires, contraires au bon sens et à l’évidence scientifique. Tout ça pour quoi ? Pour un virus qui ne tue pas plus qu’une mauvaise grippe.

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Lassé de courir après la baballe en attendant le prochain train de mesures quasi-dictatoriales décidées dans le confortable entre soi d’un quarteron de pourritures et claironnées le lendemain par tous les médias de grands chemins, j’ai décidé de m’arrêter un instant pour réfléchir. Eh oui, la vraie question à se poser c’est comment des pays réputés démocratiques ont-ils pu basculer simultanément dans la dictature sanitaire, et donc comment l’ensemble des politiques aux pouvoir dans ces pays ont-ils pu s’affranchir du droit pour imposer des mesures dont on se rend parfaitement compte aujourd’hui qu’elles ont tué par centaines de milliers ?

Prenons l’exemple d’Olivier Véran, Ministre français de la Santé. Le 28 mars 2020 était publié le fameux décret Rivotril, pour « soulager » les patients C0VlD en état de détresse respiratoire. En pratique le Rivotril les a « soulagés » comme l’avaient été les handicapés mentaux victimes du tristement célèbre programme Aktion T4 des nazis 2. On les a piqués comme des chiens. Or en France, l’euthanasie est illégale, elle est assimilée à un meurtre. Logiquement donc, en cas de retour à la normale, Olivier Véran devrait être mis en examen en tant que responsable de plusieurs milliers de meurtres, voire de crimes contre l’humanité, ce qui lui vaudrait une condamnation à perpétuité. Pourtant, aucun de ces hommes de pouvoir ne semble craindre un seul instant l’éventualité d’être traduit en justice un jour, et ils se vautrent toujours plus avant dans l’abjection et la tyrannie 3. Comment cela est-il possible ?

[ Ce qui suit est une opinion, une tentative d’expliquer ce qui est apparemment inexplicable si l’on ne prend pas la peine d’articuler les causes et les événements qui nous ont amenés là. C’est une étape cruciale pour savoir qui est à la manoeuvre, et pour savoir précisément jusqu’où ces gens sont prêts à aller. À la lumière de ce qui précédait, vous devez déjà vous en douter un peu, non ? ]

En règle générale, les hommes politiques sont d’une prudence de Sioux, ne s’engageant qu’à coup sûr, s’assurant que leur responsabilité n’est jamais engagée au point que l’on pourrait ultérieurement les poursuivre en justice sur base de leurs actions, et le timide docteur Véran ne fait pas exception à la règle. Comment transforme-t-on des paisibles chapons 4 en sociopathes prêt à tuer sans l’ombre d’une hésitation?

Au commencement était l’effondrement

En 1991, la chute du bloc soviétique était consommée, le communisme avait vécu. Ca s’est passé sans un bruit, sur fond de déclarations insipides des dirigeants de l’époque qui évoquaient la question comme s’il s’agissait d’une simple formalité. En pratique c’était le principal opposant au bloc capitaliste qui disparaissait brutalement de la carte, laissant libre cours au néolibéralisme le plus débridé.

Ce qu’on a oublié de vous dire à l’époque, c’est que le système capitaliste était lui-aussi en phase d’effondrement, et que c’était inéluctable. L’usure ayant tout dévoré, les pays les plus riches, écrasés par le service de la dette détruisirent méticuleusement ce qu’il restait du tissu industriel, pour le convertir en actions plus lucratives, mais ne reposant que sur la spéculation. Le crash qui se produisit en 2008 signa l’arrêt de mort de l’économie capitaliste. La seule chose qui a pu retarder l’échéance jusqu’à présent, c’est que tant les États-Unis que l’Europe se sont mis à faire tourner la planche à billets à un rythme toujours plus vertigineux.

Par des mécanismes douteux, la FED s’est mise à racheter la quasi-totalité des actifs boursiers américains, afin d’éviter l’effondrement total de l’économie, mais au prix d’endetter toujours plus les citoyens américains, et en diluant leur pouvoir d’achat. La diplomatie de la canonnière trouvant ses limites dans le fait que désormais, tous les pays étaient plongés dans les mêmes difficultés.

Ainsi l’Europe n’était pas en reste pour produire par tombereaux de la fausse monnaie ultimement destinée à maintenir les banques systémiques sous perfusion. Vous avez sérieusement cru qu’il s’agissait d’aider les États?

Ayant atteint le bout du bout, craignant par-dessus tout un effondrement généralisé qui serait inévitablement cause de révoltes un peu partout, et donc de leur disparition, les vrais dirigeants de ce monde ont décidé de prendre les choses en main.

À qui profite le crime ?

Dans l’hypothèse normale d’un système failli, et sachant que personne ne pourra jamais rembourser la dette colossale des États, la question logique à se poser aurait été celle de l’effacement de la dette. C’est bien ainsi que cela se passe dans le monde de l’entreprise, pourquoi devrait-il en être autrement s’agissant du système capitaliste dans son ensemble? Eh bien tout simplement parce que les détenteurs de la dette, une toute petite brochette de fonds requins, de multinationales et de banques ne l’entendent pas de cette oreille. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre, et n’ont pas l’intention de rien lâcher de ce qui constitue leur pouvoir de domination sur le monde.

J’entends d’ici les pleureuses opposer que l’effacement de la dette signifierait aussi la disparition des fonds de pension qui reposent largement sur des produits financiers basés sur la dette, mais c’est un faux problème, les pensions pourraient être financées sans aucun problème en y consacrant seulement quelques pourcents des moyens aujourd’hui consacrés au service de la dette.

Magistrature de collusion, corruption et technique des petits pas

Maintenant que nous avons identifiés les donneurs d’ordre, reste à comprendre comment ils ont pu prendre le contrôle total des leviers du pouvoir dans tous les pays concernés, soit l’ensemble des pays les plus endettés et les plus soumis aux diktats du FMI, de la Commission Européenne et de l’État profond américain.

On pourrait d’abord parler de magistrature de collusion, puisque l’ensemble de ces donneurs d’ordre, même s’ils ne représentent pas un corps social homogène, même s’ils ne partagent pas forcément la même vision politique, sont les représentants d’une petite élite ultra-minoritaire qui forme à elle seule une classe au sens marxiste du terme. C’est par sa cohésion autour d’un projet (préserver leur domination à tout prix), ses moyens illimités, et son réseau de contacts s’étendant dans toutes les strates du pouvoir autour du globe — tels les tentacules d’une pieuvre gigantesque — qu’ils ont pu mettre en place leurs hommes de paille : nos dirigeants. Ceux qu’ils ne peuvent acheter, ils les font chanter 5.

La technique mise en oeuvre recouvre plusieurs méthodes de manipulations visant à mettre leurs obligés dans l’impossibilité de reculer.

  • La peur : on évoque une pandémie gravissime, qui pourrait bien être la cause de millions de morts, mais dans le même temps on présente ça comme une fenêtre d’Overton 6 qui permettrait l’instauration d’une société plus contrôlée, dans laquelle il serait plus facile d’empêcher l’émergence des inévitables mouvements sociaux que la crise ne manquera pas d’engendrer dans les mois et années à venir. Pour instaurer cette société largement amputée de ses attributs démocratiques, il faut nécessairement en passer par la violation des garde-fous que sont les constitutions. Le passage en force s’impose désormais partout comme la nouvelle norme 7.
  • Brûler ses vaisseaux : on pousse les dirigeants à tout fermer, quitte à écraser pour de bon ce qui restait de la classe moyenne, et dans le même temps, on incite les États à s’endetter toujours plus pour distribuer de l’argent hélicoptère afin d’indemniser les entreprises lésées. On parle là de centaines de milliards de dette qui étrangleront toujours plus les États, les rendant d’autant plus tributaires des donneurs d’ordre.
  • L’intérêt supérieur : on présente l’ensemble des mesures comme une sorte d’opération de la dernière chance qui viserait justement à minimiser l’impact de la crise 8, et de son cortège de victimes. Certes on va faire très mal, mais c’est pour éviter des maux bien plus grands encore. Les tortionnaires se verront ainsi en sauveurs et il ne subsistera plus l’ombre d’une prévention dans leur esprit puisqu’ils croiront agir dans l’intérêt de la population.
  • Liés par le crime : on poussera les dirigeants à commettre, et à faire commettre par leurs subalternes des actions passibles de poursuites pénales, ce qui leur fermera ensuite toute possibilité de retraite. C’est une méthode mafieuse qui a fait ses preuves.
  • Les petits pas : les hommes de paille n’ont aucune connaissance du plan et le découvrent au fur et à mesure au travers des feuilles de route qui leur sont transmises par d’obscurs cabinets conseils américains à la solde des donneurs d’ordre. Finalement, ces hommes politiques sont tout aussi manipulés que nous, mais à un autre niveau. C’est un peu l’histoire de la grenouille qu’on met à cuire doucement dans la casserole. Se rendent-ils compte de ce vers quoi ils se dirigent, et comment ça se terminera ? Peu importe, en fait, parce qu’il ne leur sera pas donné le choix de revenir en arrière.

Ne vous y trompez pas, ce que vous vivez actuellement n’a rien à voir avec une crise sanitaire, c’est un coup d’État planétaire visant à asseoir le pouvoir absolu des donneurs d’ordre sur une dictature féroce. Vous aurez le pire du communisme (pour les masses) et le pire du capitalisme (le seul bénéfice étant réservé à l’élite).

Quand comprendrez-vous que vous êtes victime d’une guerre psychologique visant à briser la résistance des peuples avant de les mettre en esclavage? Si j’ai réussi à exprimer correctement mes idées, vous devriez avoir réalisé à présent que non seulement ce cauchemar ne s’arrêtera jamais, mais qu’on en est qu’aux préliminaires, et qu’ils ne reculeront devant rien.

Notes

  1. Connais ton ennemi et connais-toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales. Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. – Sun Tzu, l’Art de la Guerre.
  2. Aktion T4 est le nom donné, après la Seconde Guerre mondiale, à la campagne d’extermination d’adultes handicapés physiques et mentaux par le régime nazi, de 1939 à août 1941, et qui fait de 70 000 à 80 000 victimes. Fondée sur un terreau idéologique fertile prônant une politique eugéniste active, antérieure au nazisme mais exacerbée par celui-ci, favorisée par une intense campagne de propagande en faveur de la stérilisation et de l’euthanasie des handicapés, elle est le fruit d’une décision personnelle d’Adolf Hitler. Source : Wikipedia
  3. Clin d’oeil à Pierre-Yves Rougeyron qui, dans sa dernière émission avec Pierre Jovanovic avait reconnu avoir mésestimé le pouvoir de nuisance des politiques (il ne croyait pas qu’ils pourraient aller aussi loin), mais sans parvenir à expliquer ce glissement inexorable vers toujours plus de tyrannie et de violence.
  4. L’ensemble des dirigeants politiques des pays ayant réduit drastiquement les libertés, incarcéré leur population à domicile, détruit l’économie et poussé les gens au suicide soi-disant pour lutter contre une pseudo-pandémie qui n’était pas — on le sait aujourd’hui — plus mortelle que la grippe de 2015.
  5. Cfr. affaire Epstein
  6. La fenêtre d’Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, est une allégorie qui désigne l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables dans l’opinion publique d’une société. […] Selon la description d’Overton, sa fenêtre comprend une gamme de politiques considérées comme politiquement acceptables au regard de l’opinion publique existante, et qu’un politicien peut donc proposer sans être considéré comme trop extrême, pour gagner ou conserver une fonction publique. Source : Wikipedia
  7. La majorité des décrets et arrêtés concernant le confinement, le port du masque, et bientôt le passeport sanitaire sont parfaitement insconstitutionnels et contraire au droit.
  8. Ce qui est un faux dilemme puisqu’à aucun moment on ne tirera les conséquences de la faillite du système, on entend juste se dispenser d’avoir à en assumer les conséquences.

Des passeports pour les vakx1s ont été planifiés avant même le début de la pandémie

La plupart d’entre nous n’ont entendu parler des «passeports de vakx1s» qu’après la pandémie, lorsque différents gouvernements ont commencé à insister sur l’exigence de «passeports pour les vakx1s» pour voyager dans d’autres pays ou même pour se rendre dans des lieux publics.

Cependant, la planification de l’exécution du concept de «passeport de vakx1s» a commencé 20 mois avant le déclenchement de la pandémie. Ce dont parlent ces feuilles de route, ce n’est pas seulement un document qui restreindrait votre entrée ou votre mouvement à certains endroits. Ce qu’ils envisagent est un écosystème COVID complet, un avenir où chaque aspect de votre vie est surveillé et réglementé selon les caprices et la fantaisie de ces Pharma Overlords.

Auteur : Greatgameindia (Inde) | Editeur : Walt | Vendredi, 16 Avr. 2021 – 07h45

Feuille de route des passeports de vakx1s

La proposition initiale de «passeports de vakx1s» a été publiée pour la première fois le 26 avril 2018 par la Commission européenne. La proposition, ignorée par les médias mainstream, a été profondément enfouie dans un document (lire ci-dessous) traitant du «renforcement de la coopération contre les maladies évitables par la vakxination».

Conformément à la feuille de route initiale (publiée au début de 2019) pour mettre en œuvre la proposition de la Commission européenne, l’action principale consistait à «examiner la faisabilité de développer une carte / passeport de vakxination commun» pour les citoyens européens qui soit «compatible avec les systèmes électroniques d’information sur la vakxination et reconnu pour une utilisation au-delà des frontières».

Il était prévu de faire émettre une proposition législative d’ici 2022, en Europe.

Des termes – tels que «contrer l’hésitation à la vakxination», «flambées inattendues» – qui n’étaient pas si courants avant l’épidémie étaient également mentionnés dans la proposition.

Parmi les autres points du document de feuille de route figuraient le soutien à l’autorisation de «vakx1s innovants, y compris pour les menaces sanitaires émergentes».

Déclarant que «l’industrie de la fabrication des vakx1s» a un «rôle clé» dans la réalisation des objectifs décrits dans le document de la feuille de route, il énumère «l’amélioration de la capacité de fabrication de l’UE» et le stockage des vakx1s comme d’autres points d’action à mettre en œuvre.

VOIR PDF 1 EN CLIQUANT SUR LA SOURCE INITIALE EN FIN DE DOCUMENT

La feuille de route met également l’accent sur le renforcement des «partenariats existants» et de la «collaboration avec les acteurs et initiatives internationaux» et fait référence au Sommet mondial sur la vakxination qui s’est tenu en 2019. Les participants et l’agenda de ce sommet sont également révélateurs.

Sommet mondial de la vakxination 2019

Les 3 tables rondes

Le sommet s’est tenu le 12 septembre 2019, à Bruxelles, en Belgique, à peine 3 mois avant l’épidémie de COVID-19. Le sommet n’a pas été rapporté par la plupart des grands médias. Il a été organisé par la Commission européenne en coopération avec l’OMS.

Le sommet s’est structuré autour de trois tables rondes intitulées:

  • Dans les auxquels nous faisons confiance
  • La magie de la science
  • Les protègent tout le monde, partout

Membres notables du panel

Les participants à ce sommet étaient des dirigeants politiques, des représentants de haut niveau des ministères de la santé, des Nations Unies, des universitaires de premier plan, des professionnels de la santé et des scientifiques, des secteurs non gouvernementaux et privés.

Parmi les membres notables de ces tables rondes figuraient le Dr Seth Berkley, PDG de GAVI, Nanette Cocero, présidente mondiale de Pfizer Vakxines, la Global Vakxine Alliance – une organisation qui a reçu d’énormes montants de financement de la Fondation Bill & Melinda Gates; et Joe Cerrell, directeur général de la Fondation Bill & Melinda Gates pour la politique mondiale et le plaidoyer.

Lanceur d’alerte de l’OMS, le Dr Astrid Stuckelberger, dans une confession stupéfiante, a dénoncé les activités suspectes de Bill Gates et de GAVI.

Lors de la 41e session du Comité d’enquête Corona, elle a déclaré que les règles en vertu desquelles les pays collaborent avec l’OMS placent pratiquement l’OMS en charge de toutes les règles et édits et annonces formels – Gates étant juste là en tant que membre du conseil exécutif comme un État membre non officiel, prendre des décisions qui affectent le monde entier.

Planification en cas de pandémie

La planification de la pandémie était clairement mise en évidence lors de cette réunion au sommet. Les principaux documents distribués aux participants comprenaient des rapports sur:

  • Planification de la préparation à la grippe pandémique
  • Un exercice de grippe pandémique pour l’Union européenne
  • Planification de la préparation à la grippe aviaire et à la pandémie de grippe
  • Préparation et planification de la riposte à la grippe pandémique
  • Vers une suffisance des contre la grippe pandémique dans l’UE
  • Un «partenariat public-privé» sur les européens contre la grippe pandémique

Dans tous ces documents, l’objectif de renforcement de la collaboration avec l’industrie pharmaceutique est souligné à maintes reprises, tout comme le message selon lequel une pandémie mondiale était désormais inévitable.

VOIR PDF 2 EN CLIQUANT SUR LA SOURCE INITIALE EN FIN DE DOCUMENT 

Selon de nombreux échanges de courriers électroniques obtenus par un groupe d’avocats dans le cadre d’un litige juridique, le ministère allemand de l’Intérieur a engagé des scientifiques pour développer un faux modèle de coronavirus afin de justifier un verrouillage strict.

À qui profitent réellement les passeports de vakx1s?

Le principal bénéficiaire de ces projets de passeport de vakx1s sera l’industrie pharmaceutique multinationale et non l’homme ordinaire.

En plus de cela, les gens ordinaires devront partager leurs dossiers médicaux afin de prouver qu’ils sont aptes à voyager à l’étranger ou même à regarder un film.

L’activité estimée que visent ces géants pharmaceutiques vaut 1500 milliards de dollars rien qu’en 2021.

Dès que le nouveau président américain a été installé, un décret a été signé imposant de nouvelles restrictions de voyage et de commencer à tester la faisabilité des passeports vakxinaux COVID-19.

Projets en développement

Ce dont parlent ces feuilles de route, ce n’est pas seulement un document qui restreindrait votre entrée ou votre mouvement à certains endroits. Ce qu’ils envisagent est un écosystème COVID complet, un avenir où chaque aspect de votre vie est surveillé et réglementé selon les caprices et la fantaisie de ces Pharma Overlords.

Ci-dessous, nous mentionnons quelques projets qui vous donneraient une idée de ce à quoi ressemblerait cet avenir.

Microchip COVID du Pentagone

Les scientifiques du Pentagone ont créé une micropuce qu’ils veulent injecter dans votre corps pour détecter le coronavirus dans votre corps avant même que vous ne présentiez des symptômes. Ils ont également créé un filtre pour extraire le virus de votre sang.

Sceau de santé pour les entreprises

Après les passeports de vakx1s pour les personnes, Hollywood propose maintenant le sceau de santé COVID-19 pour les entreprises. Des célébrités comme Lady Gaga et Robert De Niro utilisent Covid-19 pour promouvoir un système coûteux de «sceau de santé» qui certifiera l’emplacement de votre entreprise comme étant exempt de COVID-19.

Ces célébrités prêchent aux gens d’acheter ce sceau de santé qui pourrait vous coûter plus de 12 000 $ et qui «ne garantit pas qu’un espace est sûr ou exempt d’agents pathogènes». La norme de construction WELL est alignée sur les Nations Unies.

Propagande vakxinale

Avec l’augmentation des cas de réactions indésirables multiples au vakx1 COVID-19, des vidéos de propagande de vakxination désormais épuisées et sans base scientifique apparaissent pour vous inciter à aimer les vakx1s et à ne poser aucune question et à continuer à injecter les vakx1s année après année après année .

Seringues volantes

Flying Syringes est une expression utilisée pour désigner un projet proposé financé par Bill Gates pour créer des moustiques génétiquement modifiés qui injectent des vakx1s aux personnes lorsqu’elles les piquent.

Pas de vakxs Pas de salaire

Une ordonnance controversée de Pas de vakxination Pas de salaire a été émise par les autorités sanitaires de l’État indien de Jharkhand, qui a été forcée d’être retirée après la réaction des employés.

Ce n’est pas un événement aléatoire. C’est un aperçu de ce qui est à venir.

Passeports de liberté basés sur le code QR

La Grande-Bretagne pourrait bientôt déployer le Coronavirus Freedom Passport basé sur QR pour déterminer si vous êtes innocent COVID-19. Si la COVID-19 est positive, vous pouvez être interdit d’entrer dans les pubs, les écoles et les lieux de travail.

Projet Commons

La Fondation Rockefeller et la Fondation Clinton ont développé une série d’applications COVID qui contrôleront étroitement votre vie post-Covid.

L’initiative est lancée par la fondation à but non lucratif Commons Project Foundation, qui fait partie du Forum économique mondial.

Le projet Commons comprend trois applications COVID – CommonHealthCOVIDcheck et CommonPass.

Ensemble, ils collecteront, stockeront et surveilleront vos données de santé en fonction desquelles les applications décideront si vous êtes éligible pour voyager, étudier, aller au bureau, etc.

Tatouage de vakx1 quantique invisible

Un projet financé par Bill Gates vise à fournir un tatouage quantique invisible caché dans le vakx1 contre le coronavirus pour stocker votre historique de vakxination.

Les chercheurs ont montré que leur nouveau colorant, constitué de nanocristaux appelés points quantiques, peut rester au moins cinq ans sous la peau, où il émet une lumière proche infrarouge qui peut être détectée par un smartphone spécialement équipé.

Carte santé numérique

Le gouvernement indien envisage de lancer une carte santé numérique obligatoire inspirée du concept de Bill Gates.

Dans le cadre du programme «One Nation One Health Card», les antécédents médicaux d’une personne, y compris tous les traitements et tests qu’elle a subis, seront enregistrés numériquement sur cette carte.

Les hôpitaux, les cliniques et les médecins seront tous reliés à un serveur central. Le mouvement vise à cartographier les dossiers de santé de chaque citoyen du pays dans un format numérique.

Balises électroniques pour le suivi de l’activité comportementale

Après que les robots IA appliquent les règles obligatoires des masques faciaux, Singapour a déployé des balises électroniques COVID-19 pour suivre l’activité comportementale afin de mettre en quarantaine.

Si vous tentez de quitter votre domicile, il alertera les autorités, à la suite de quoi il y aura peut-être une amende de 10 000 dollars singapouriens ou six mois de prison ou les deux.

Les tomates GM comme vakx1 comestible contre le coronavirus

Des scientifiques mexicains cultivent des tomates génétiquement modifiées comme vakx1 comestible contre le coronavirus.

Un groupe de recherche d’une université mexicaine utilise la bioinformatique et le génie génétique informatique pour identifier des antigènes candidats pour un vakx1 qui peut être exprimé dans les plants de tomates.

Manger les fruits de ces plantes conférerait alors une immunité contre la COVID-19, affirment les scientifiques.

Timbre de confiance

Trust Stamp est un programme d’identité numérique basé sur la vakxination financé par Bill Gates et mis en œuvre par Mastercard et GAVI, qui reliera bientôt votre identité numérique biométrique à vos dossiers de vakxination.

Le programme dit «évoluer à mesure que vous évoluez» fait partie de la guerre mondiale contre l’argent liquide et a le potentiel d’un double usage à des fins de surveillance et de «police prédictive» en fonction de vos antécédents de vakxination.

Ceux qui ne souhaitent pas être vakxinés peuvent être exclus du système en fonction de leur score de confiance.

COVI PASS basé sur RFID

Le gouvernement britannique se prépare à déployer COVI PASS – Les passeports de santé numériques à coronavirus compatibles avec la RFID biométrique pour surveiller presque tous les aspects de la vie des citoyens au nom du renforcement de la gestion de la santé publique.

Traduction : MIRASTNEWS 
– Source: zejournal.mobi
– Source initiale : Greatgameindia (Inde)

En complément sur le même sujet dans Réseau International: Mais comment faites vous pour NE PAS être complotistes ?

De l’art de la manipulation, de la pensée unique… et de l’usage du mot « complotiste »

par Alain Tortosa.

Concernant l’utilisation répétée et généralisée du mot « complotiste« 

Celui-ci ne fait qu’apporter la preuve indirecte que ledit « complotiste » énonce des propos qui sont, sinon justes, tout du moins dignes d’intérêt.

En effet, le terme « complotiste » a une visée double :
– Celui de discréditer en amont les opinions divergentes mais aussi et surtout
– Décharger autrui de l’obligation morale de lecture et de réflexion pour construire sa propre opinion.

Et donc faire passer le message :
« Je t’annonce que les propos suivants ne sont que délires et que tu n’as pas à les lire ».
Mais pire encore :
« Tu ne devrais pas les lire, car tu pourrais être manipulé et induit en erreur. Tu es donc dédouané du devoir de t’informer avant de juger pour construire ta propre opinion ».

Ceci constitue une preuve que l’intention manipulatrice vient, non pas du prétendu « complotiste », mais de celui qui utilise le terme pour discréditer toute hypothèse alternative.

Cela peut se résumer autrement en disant que si les propos dudit « complotiste » n’étaient que « délire », il suffirait de le laisser s’exprimer librement et toute personne censée en prendrait conscience et ce serait terminé, le soufflet retomberait.

Une autre « justification » de l’usage reviendrait de fait à affirmer que le peuple est trop stupide pour comprendre, qu’il faut donc le mettre sous tutelle et le protéger malgré lui. Il faut donc l’empêcher de réfléchir, ce qu’il ne sait pas faire, par nature, et donc l’empêcher de construire sa propre opinion qui ne pourrait qu’être erronée. Nous déduisons qu’il faut évidemment lui retirer toute prérogative et il serait logique en premier lieu de lui supprimer le droit de vote. Ce qu’a fait en gros la 5ème République…

Donc tout journaliste qui traite autrui de « complotiste » est en train de dire indirectement que les propos dudit complotiste sont pour partie vrais (et donc subversifs) ou d’affirmer que la démocratie ne saurait exister pour un peuple incapable d’avoir les « bonnes » pensées et de faire les « bons » choix.

La vérité serait statistique ou issue des autorités de pouvoir ou reconnues

La théorie voudrait que « plus c’est répété, plus c’est vrai ». Un mensonge dit par une personne seule est un mensonge, mais s’il est répété par des milliers de personnes il devient une Vérité. Cela est concomitant avec une autre croyance qui dirait que plus l’information est issue d’une autorité reconnue et plus elle est au-dessus de tout soupçon.

De fait, quand par exemple l’OMS, l’Agence européenne du Médicament ou l’INSERM diffusent le même conte, cette uniformité de discours en fait une Vérité incontournable. Or le devoir de tout journaliste ou de tout scientifique est de douter de la vérité et enquêter sans a priori.

Un autre point qu’il ne faut pas négliger est le conformisme et le besoin d’appartenance. Si l’OMS le dit et que j’ai la croyance que c’est une entité respectable, alors j’aurai naturellement tendance à penser qu’ils émettent une Vérité. Commencer à penser ou dire le contraire me placerait en porte-à-faux et dans une position inconfortable sans compter le risque de dénigrement ou d’excommunication…

Nous assistons de fait au décès de la science.

Et pourtant, la seule démarche scientifique face à un chercheur qui affirmerait que la Terre est plate serait d’écouter ses arguments et de lui demander d’apporter les éléments de preuve qui lui permettent d’avancer cette théorie.

Si d’aventure son hypothèse était totalement ridicule, il ne serait pas difficile d’exposer les contre-arguments et l’auteur de la théorie de la Terre plate serait discrédité.

À propos des institutions au-delà de tout soupçon.

Prenons l’exemple de l’OMS

Quiconque s’est un peu penché sur le sujet sait que l’OMS pose problème.

  • La fondation Bill et Melinda Gates est un des plus grands contributeurs, plus que la plupart des états membres. Fondation elle-même soutenue et financée par l’industrie pharmaceutique et le Gavi qui est un lobby mondial pour la vaccination.
  • Les laboratoires pharmaceutiques sont représentés dans les instances décisionnelles.

Le sous-financement de l’OMS la rend directement dépendante des lobbies. Il serait donc déraisonnable, voire irresponsable, de s’appuyer sur son seul nom pour en déduire la véracité scientifique et objective de ses discours.

L’Union européenne

Ici encore le lobbying dans l’Union est un secret de polichinelle. Les milliards des lobbyistes coulent à flots et nous assistons à un jeu de chaises musicales entre les postes dans l’industrie et les postes au sein de la commission. Nous avons eu la preuve de l’absence totale d’indépendance pour l’autorisation de mise sur le marché des thérapies dites « vaccinales ». Thérapies qui ont pu bénéficier d’une autorisation temporaire parce qu’il n’existe, officiellement, aucun traitement contre le Covid. Qui dit « traitement » dit donc adieu aux « vaccins » ou en tous les cas, retarde leur arrivée de plusieurs années du fait de l’interdiction de court-circuiter toutes les sécurités. Ne nous étonnons donc pas de l’absence de traitement proclamée dès le début de l’épidémie et de l’annonce que « seuls les vaccins nous permettront d’éradiquer le fléau ».

Comment ne pas se questionner aussi dès lors que les autorisations de mise sur le marché des dits produits ont été accordées sur les seules données des industries pharmaceutiques.

L’industrie pharmaceutique

Les scandales se succèdent d’année en année et les milliards de dollars d’amendes aussi bien pour falsification de données, mensonges, publicité mensongère et corruption massive de politiques ou de médecins.

Dès lors que cette industrie pèse sur l’OMS et est en capacité de faire autoriser ses produits expérimentaux sur simple présentation de ses données, comment ne pas s’interroger ?

Les scientifiques et la recherche (INSERM, Pasteur,…)

La survie financière et la possibilité pour des scientifiques de faire des recherches sont rendues quasi impossibles sans un partenariat public/privé du fait du désengagement progressif de la force publique. Seules les études qui peuvent avoir une rentabilité commerciale sont menées.

Existe-t-il encore une science ? Combien d’études sont publiées sans que les auteurs aient reçu une rémunération directe ou indirecte de l’industrie pharmaceutique ? Qui pourrait ainsi croire que le financeur ou le « mécène » n’est pas celui qui insuffle la ligne directrice et donc la Vérité ?

Bref ! tout ceci pour affirmer ou rappeler qu’il faudrait être fou ou corrompu pour s’appuyer sur le seul nom d’une institution pour en déduire la véracité de ses propos.

Le dénigrement par le consensus, le doute et le dévoiement du principe de précaution

La dictature sanitaire utilise à la fois le consensus et le doute pour mettre à mort la science.

D’un côté, le consensus :

Le discours est à ce point biaisé que lors d’un débat entre une personne qui adhère à la doxa et un scientifique qui doute, le message passé par le Ministère de la Vérité sera par exemple : « Il y a un consensus sur l’efficacité du port du masque » alors même que la seule existence de celui qui critique constitue une preuve de l’absence de consensus.

La Vérité imposée par les autorités sanitaires et leurs complices médiatiques est qu’il y a « consensus » parmi les scientifiques qui ont accès aux médias nationaux et puis c’est tout ! Tous les autres sont donc naturellement qualifiés de « complotistes » et il est de fait inutile, voire dangereux, de les intégrer comme pensée divergente. Ainsi le « consensus » n’est pas brisé étant donné que seules les opinions conformes sont crédibles.

De l’autre côté, le doute :

Toute affirmation qui n’irait pas dans le sens de la Vérité imposée sera dénaturée par une introduction perverse du doute.

Cette méthode est d’autant plus perverse que le doute est LA démarche de base de la science. Prenons l’exemple de l’Ivermectine. De nombreuses études issues de scientifiques indépendants au-delà de tout soupçon arrivent à la conclusion que le produit est efficace pour lutter contre le Covid et qu’il faut donc l’intégrer dans l’arsenal des mesures possibles.

(Je vous rappelle que s’ils étaient efficaces les « vaccins » n’auraient pas pu bénéficier d’une AMM)

Que font celles et ceux qui voient les « vaccins » comme étant des sauveurs ou plutôt une manne financière ? Ils inondent la presse scientifique « d’études » qui concluent que le médicament est inefficace ou dangereux. Il y a donc un doute que l’on peut naïvement croire légitime qui s’installe… Au point que si les études (bidons) deviennent majoritaires, le doute disparaît et la « preuve » que le produit est finalement inefficace et dangereux s’impose. Mais est-ce un doute raisonnable et honnête ou un doute biaisé induit par des chercheurs qui auraient des conflits d’intérêts ou même carrément véreux ?

Abordons maintenant le dévoiement du principe de précaution

Le « Primum non nocere » [d’abord, ne pas nuire] est parti aux oubliettes.

Si celui-ci était de mise alors nous n’aurions connu :

  • Ni confinement.
  • Ni masques obligatoires.
  • Ni commerces ou loisirs fermés.
  • Ni maltraitances envers les enfants.
  • Ni Remdesivir.
    Etc.
  • Ni « vaccins ».

Il y aurait eu une évaluation préalable de chaque mesure et certainement pas un déploiement à l’échelle de nombreux pays… Une partie de la population aurait été confinée, mais pas l’autre et nous aurions pu évaluer l’efficacité de la mesure et éventuellement prendre la décision de l’étendre ou pas. De même que pour les masques, les traitements et les « vaccins »…

Il y aurait eu aussi débat sur le fait de savoir si « la fin justifie les moyens » et si au nom d’une efficacité nous pouvons nous asseoir sur les droits de l’homme !

Mais ici l’industrie pharmaceutique a décidé unilatéralement l’inverse !

Le principe de précaution a été dévoyé en arguant que nous étions face à la peste noire.

« Les masques ne servent peut-être à rien, ils sont peut-être dangereux, mais par précaution il faut les porter ! »

« Les vaccins sont expérimentaux, ils sont peut-être dangereux, nous ne connaissons pas les effets à long terme, mais par précaution il faut les injecter, même à une population qui ne craint strictement rien du virus ! »

En revanche, un traitement avec des molécules quasi gratuites qui existent depuis plus de 50 ans, dont les effets à court et long terme n’ont aucun doute doivent, elles, être découragées et interdites au nom du principe de précaution ! Imaginez que l’on puisse sauver gratuitement des vies, quelle horreur !

Deux poids, deux mesures !

La manipulation par détournement des chiffres

Prenons par exemple l’âge médian des décès de 85 ans et considérons que cette donnée gouvernementale est réelle quand bien même des décès autres, par exemple de cancer, sont attribués au Covid. Il est possible de dire que cette donnée constitue une preuve que le Covid ne peut entraîner une hécatombe chez les jeunes… sinon l’âge médian serait bien inférieur !

Mais il est aussi possible d’utiliser cette donnée pour faire peur et ainsi dire que le Covid tue aussi des personnes jeunes ! Si cette affirmation largement usitée dans les médias demeure exacte, elle en devient pour le moins une manipulation de la réalité. Santé publique France indique que seuls 2% des décès concernent des personnes de moins de 65 ans et sans pathologies graves connues. Cela représenterait moins de 2 000 décès !

Mais ici encore la manipulation est possible en disant « et si c’était vous ou vos enfants ? » oubliant par exemple de préciser qu’il y a plus de risque de décéder en s’étouffant ou frappé par la foudre pour une personne en bonne santé que de décéder du Covid.

C’est de même nature que d’énoncer tous les jours le nombre de décès du Covid sans les mettre en perspective par rapport au nombre total de morts journaliers, de décès par maladie, de suicides…

Je pourrais aussi citer les réanimations dont le taux de réanimation qui est fourni est un faux, car il divise le nombre total de personnes en soin critique (19 000 lits) par le nombre de lits de réanimation (5 400 lits). Ou ignorer le fait que ces fameuses saturations sont systémiques et qu’elles n’ont strictement rien à voir avec le Covid. Et d’autant plus que les chefs de service DOIVENT remplir leur lit de réanimation afin de conserver des budgets ou réclamer de nouveaux lits.

En conclusion

Se faire traiter de « complotiste » est aujourd’hui une récompense. Il n’est ni plus ni moins que la confirmation que vous êtes une personne qui se pose des questions qu’il ne faut surtout pas écouter.

S’il faut tout faire pour que le « peuple des inutiles » écoute le moins possible les « complotistes », c’est la preuve que le pouvoir est terrorisé par le réveil du peuple. La censure grandissante et les calomnies prouvent que la dictature est de plus en plus inquiète de voir le peuple découvrir qu’on lui ment, comme jamais, depuis plus d’un an.

L’épidémie de Covid n’est pas plus grave que les épidémies d’infections respiratoires aiguës des années précédentes et elle l’est d’autant moins dans les pays qui n’ont pas INTERDIT les traitements. Le masque porté dans une population générale n’a jamais limité une épidémie alors que ses contre-indications pour la santé physique, psychique et sociétale sont bien réelles. Il n’est là que pour terroriser, tester la capacité d’un peuple à tout gober par la peur et rendre visible une épidémie dont nous ignorerions l’existence sans les médias et les mesures dictatoriales.

« Tiens, elle a été un peu rude la grippe cette année ! »

Les confinements d’une population générale sont totalement inefficaces et contre-productifs comme nous le savons depuis des siècles.

La lutte contre un virus ne se résume pas à prendre du paracétamol ! On n’enferme pas les gens, on ne les prive pas de contacts, sauf si on veut les détruire physiquement ou psychiquement.

Et manipuler le peuple pour lui faire croire qu’un vaccin pourrait être efficace contre un virus qui ne fait que muter…

« Vaccin » qui favorise en toute logique les mutations en bloquant principalement la souche d’origine.

« Vaccins » qui ont pu être commercialisés en échappant aux mesures de sécurité face à « l’urgence ».

« Vaccins » que l’on ose nommer ainsi alors même qu’ils n’empêchent ni de tomber malade, ni les contaminations.

Le pire est que :

  • L’on ose parler de vaccination solidaire alors que la preuve n’est toujours pas là pour dire qu’ils protègent autrui
  • L’on ose parler de rapport bénéfice/risque favorable pour une population en bonne santé pour laquelle le risque de décès est statistiquement NUL
  • L’on ose aujourd’hui parler de vacciner des enfants alors que 0 enfant en bonne santé est décédé de cette gentille grippe, gentille, car à la différence de la vraie grippe qui tue chaque année en France des dizaines d’enfants, le gentil Covid les a totalement épargnés.

Et des personnes qui se prétendent « journalistes » n’ont pour seul argument que de traiter de complotiste toute personne qui réfléchit, qui regarde les chiffres, analyse ce qu’il se passe dans d’autres pays et lit des études scientifiques indépendantes !

Mais profitez donc de la controverse, écoutez celles et ceux qui ne sont pas hypnotisés ou corrompus et nourrissez-vous de leur savoir !

Vous, « journalistes », n’avez-vous plus aucune conscience ni courage ? Aucune déontologie ? Aucune soif d’enquêter ? Aucune soif de réfléchir et faire réfléchir ? Aucune soif de vérité ?

Comment vivez-vous le fait de n’être que des photocopieurs branchés sur l’AFP ? Méprisable !

source : https://nouveau-monde.ca et Réseau International

Dernier appel avant embarquement pour suicide collectif

PAR JEMINFORMETV 0

Aujourd’hui, après un an de dictature sanitaire et de mascarade généralisée, c’est bien d’un dernier appel dont il s’agit ici. Avant qu’il ne soit trop tard. Un dernier appel avant embarquement pour suicide collectif.

Par Jean-Michel Grau

Cet appel, on pourrait même le qualifier d’alerte rouge, tellement il devient pressant, urgent de se bouger, de s’insurger, de se révolter pour se libérer. À l’heure où tout le monde reste encore bien sagement claquemuré chez soi en attendant le déluge.

Face à l’apathie générale et au renoncement de se battre pour s’extraire des griffes de la finance mondialiste afin de sauver nos libertés, qu’attendons-nous encore avant de nous révolter ?

Qu’il ne reste plus un seul commerce indépendant ouvert, ni une seule petite entreprise encore en état de fonctionner avant que toute notre économie soit définitivement parterre ?

Les financiers du Grand Reset du Forum de Davos qui n’ont d’autre but que de nous asservir, n’attendent plus qu’une chose : que nous soyons tous piqués comme des poulets OGM afin de tous nous contrôler pour mieux nous voler nos biens, une fois ruinés par l’arrêt total de l’économie, et nous exclamer béatement, selon le slogan cynique de leur film de propagande [1] :

« Vous ne posséderez plus rien, et vous serez heureux. »

Formidable, non ? Alors, qu’espérer encore ?
Un sursis ? Un malheureux sursis ? Et après ?

« Encore quelques minutes, Monsieur le bourreau ! » Mais non, il n’y aura pas de sursis ! À part pour les quelques restaurateurs naïfs qui croient encore que les maigres subsides de l’État vont leur permettre de survivre. Mais pour combien de temps ? Car c’est bien un gigantesque suicide collectif de toute la classe moyenne qui se prépare, avec la complicité des États et de l’Union européenne à la solde de l’oligarchie financière mondialiste, orchestrée par les partenaires illuminés du Forum Économique Mondial, Klaus Schwab, Bill Gates et Jacques Attali, dont Macron, Merkel et von der Leyen ne sont que des marionnettes.

À gauche : Bill Gates, partenaire contributeur du Forum Économique Mondial :
À droite : Peter Sellers dans Docteur Folamour, film du génial Stanley Kubrick décrivant un monde corrompu où toute dignité humaine est enterrée sous une pseudo-nécessité de survie, avec la volonté clairement affichée des dirigeants de préserver leur pouvoir pour se livrer ouvertement à leurs magouilles politiques, leur brutalité, leurs perversions et leurs instincts bestiaux sous l’excuse qu’ils agissent pour l’humanité. Le slogan des militaires américains « La paix est notre profession » résume assez bien l’hypocrisie générale des décideurs qui baigne ce film.

« Les vaccins Covid19 ADN devraient nous donner un contrôle extrême sur toute la population mondiale. »

« Nos tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »
La Boétie

Car il faut vraiment être à genoux pour accepter de voir l’œuvre de toute une vie ruinée par la fermeture de son commerce, de son restaurant, de son entreprise. À genoux aussi pour accepter la fermeture de tout ce qui fait le sel de la vie : théâtres, cinémas, opéras, salles de sport, bars, discothèques… Et combien d’autres rideaux qui se baissent jour après jour sur nos loisirs ?

Car il faut vraiment être à genoux, ensuite pour accepter sans broncher d’être bâillonnés du matin au soir, de s’asphyxier à petit feu en respirant toute la journée son propre gaz carbonique, y compris à l’extérieur, même au bord de la mer ou encore en forêt ! C’est hallucinant !

Il faut vraiment être à genoux pour accepter cet enfermement quasi permanent fait de confinements, de reconfinements et de couvre-feux, comme si nous étions en état de guerre. Mais nous ne sommes pas en guerre ! Qui peut croire encore que l’on peut faire la guerre à un virus ? Qui peut croire encore ces propos délirants de psychopathe ?

Mais le pire n’est même pas là.

Comment peut-on accepter de voir tous ces écoliers dès l’âge de 6 ans, bâillonnés avec ces abominables muselières qui ne sont rien d’autre qu’un plan machiavélique d’ingénierie sociale pour nous apprendre à devenir tous des esclaves dès le plus jeune âge ?

Qui sont ces parents assez fous, assez criminels pour accepter que leurs propres enfants s’asphyxient huit heures par jour à l’école avec ces bâillons mortifères ?

Sont-ils incapables à ce point de créer des collectifs de parents d’élèves résistants pour forcer ce gouvernement criminel à plier en retirant massivement leurs enfants de l’école et cesser du même coup d’être les victimes d’un chantage aberrant : le masque ou l’exclusion ?

Et qui sont tous ces profs pour accepter eux aussi cette mascarade mortifère ? Où sont les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves pour défendre la bonne santé des écoliers et des élèves face à la pandémie imaginaire d’un virus dont la létalité de 0,05 % frappe principalement la population des Ephad à comorbidité âgée de plus de 80 ans ? [2]

Ne savent-ils pas que non seulement ces masques ne protègent pas des virus (c’est écrit sur la boîte), mais en plus sont de véritables nids à miasmes, surtout si on les porte 8 heures par jour, a fortiori toute la semaine ? Tous ceux qui vous diront le contraire vous mentent. Ces masques n’ont pas été conçus pour l’usage que les pouvoirs occidentaux nous imposent, mais pour le personnel médical.

Ces parents et ces profs ont-ils perdu à ce point tout bon sens, pire : tout sentiment d’humanité, à force de lavages et rinçages de cerveaux successifs administrés par les infos anxiogènes débitées H24 par toutes les chaînes d’info continue pour leur dire quoi penser ?

Ont-ils peur à ce point de l’amende de 135 euros que le sinistre de l’intérieur ne manque jamais une occasion de leur rappeler ? Se sont-ils jamais posé la question de ne pas la payer parce qu’elle est totalement injustifiée, car le port du masque ne repose sur aucun fondement scientifique et qu’il a été décidé uniquement par un conseil qui n’a de scientifique que le nom ?

Savent-ils seulement qu’il y a pléthore d’avocats prêts à plaider leur cause via les collectifs citoyens initiés par des avocats tels Maître Brusa, Maître Di Vizio, Maître Jean-Pierre Joseph ou encore Maître de Araujo-Vecchia, pour ne citer que ceux-là ? [3]

N’ont-ils pas encore compris que ce pouvoir inique qui nous enferme ne tient plus que par notre peur du virus pour nous imposer le chantage des masques et des vaccins pour mieux nous asservir ?

Sont-ils devenus à ce point des robots, incapables d’autre chose qu’obéir servilement sans réfléchir, à la moindre directive liberticide aussi absurde que criminelle, que le gouvernement et l’Union européenne tentent de nous imposer depuis maintenant un an?

N’ont-ils toujours pas compris qu’il est vital d’éteindre définitivement son téléviseur pour allumer enfin son cerveau afin de découvrir sur les médias alternatifs d’internet vers quelle abomination l’UE et nos gouvernants nous mènent à marche forcée ?

Quant à ces parents qui livrent leurs enfants aux mains des labos pharmaceutiques, tel Moderna aux USA, pour qu’ils servent de cobayes à des « vaccins » qui ne sont rien d’autre que des expériences géniques, ont-ils seulement entendu parler du Dr Mengele d’Auschwitz et de ses « expériences » sur les prisonniers ? Pourquoi a-t-on établi un code de Nuremberg en 1947 ? Pour des souris de laboratoire ? À l’heure où les déboires du vaccin Astra-Zeneca s’accumulent malgré l’autorisation provisoire de mise sur le marché de l’Agence Européenne du Médicament, [4] le jour où l’UE nous intimera de piquer à notre tour nos enfants pour remplacer les souris, l’accepterons-nous bien docilement ?

« C’est parce qu’il y a des moutons qu’il y a des loups. »

C’est ainsi que Rainer Werner Fassbinder résumait son film « Le droit du plus fort ». Si le grand réalisateur allemand décédé il y a bientôt 40 ans revenait maintenant parmi nous, on pourrait aisément imaginer son effarement en constatant jusqu’à quel point la société d’aujourd’hui qui affiche un égalitarisme sans vergogne, est devenue paradoxalement la plus inégalitaire qui soit, à savoir l’incarnation même de sa mise en garde du siècle dernier !

Dans cette société soudainement devenue folle sous la pression d’une clique de mondialistes corrompus, il appartient à chacun d’entre nous de chasser dès maintenant par tous les moyens, les loups du pouvoir. Après tout, ils ne sont qu’une meute affamée de pouvoir et d’argent. Le jour où nous cesserons de leur donner nos vies à manger, ils mourront.

Appel à un mouvement de révolte générale pour le 22 avril prochain

Qui est responsable? Qui n’est pas responsable ?

Une très intéressante réflexion sur le partage des responsabilités (nous, le peuple responsable de l’épidémie, de nos pensées, …) et les non-responsabilités (des fabricants de vaccins, des gouvernants, les médias, les médecins, les forces de l’ordre, …)

La nouvelle normalité ?

Nouveau documentaire nous donnant à voir ce que pourrait devenir notre nouvelle normalité si on laisse cette élite continuer son projet transhumaniste avec la complicité de nos gouvernants corrompus. A voir absolument pour élever notre conscience pour nous mobiliser.

https://odysee.com/@Eveilinfo:b/The-New-Normality-vostfr:e

C’est à nous de sortir de notre soumission !

Ceci est un podcast consacré à l’analyse de l’essentiel de l’ouvrage de La Boétie sur la « Servitude volontaire ». Ouvrage écrit à l’âge de 18 ans par La Boétie au XVIème siécle (mais tellement actuel!) et d’une telle profondeur qu’il faut l’écouter (ou le lire) encore et encore pour mesurer le chemin personnel et collectif qu’il nous faut encore parcourir pour pouvoir nous libérer vraiment.