A propos du programme de l’ONU sur The Global Goals for Sustainable Development

Dans sa vidéo, le YouTuber The Colin Show pense avoir trouvé la clé du complot pour un gouvernement mondial dans le programme de l’ONU appelé The Global Goals for Sustainable Development. Pour étayer ses propos il y reprend une rubrique des news intitulée The Pandemic is the Portal, c’est à dire que la pandémie est la porte d’entrée à … ce programme de gouvernement mondial. Or ce titre est le titre apparemment d’un film indien (à venir ?) et aussi le titre choisi par le Financial Times (traduction d’un extrait ci-dessous) d’un interview de l’écrivain Arundhati Roy qui décrit la manière dramatique dont la crise du C 0 V l D a envahi l’Inde.
Les badges portés par différentes personnalités ne sont pas de signes de ralliement à une conspiration et les événements à venir à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ONU ne font pas non plus partie du complot.

Même si l’ONU peut être suspecté d’être le nid et un outil pour le projet de gouverment mondial (qui je pense existe), il faut éviter des amalgames aussi réducteurs et aussi faciles.

Il me semblait nécessaire de ré-équilibrer les choses.

NB: je reviens un peu sur ce point de vue dans mon dernier article intitulé un brin de lucidité dans ce monde en folie?

Pour remettre un peu en contexte les mots « Rien de pire qu’un retour à la normalité« , voici un extrait significatif traduit en français, de l’interview de l’écrivain dans le Financial Times:

Quelle est cette chose qui nous est arrivée? C’est un virus, oui. En soi, il n’a aucun mandat moral. Mais c’est certainement plus qu’un virus. Certains croient que c’est la manière de Dieu de nous ramener à nos sens. D’autres disent que c’est une conspiration chinoise pour conquérir le monde.
Quoi qu’il en soit, le coronavirus a mis le puissant à genoux et a immobilisé le monde comme rien d’autre ne le pourrait. Nos esprits tournent toujours d’avant en arrière, aspirant à un retour à la «normalité», essayant de relier notre avenir à notre passé et refusant de reconnaître la rupture. Mais la rupture existe. Et au milieu de ce terrible désespoir, il nous offre une chance de repenser la machine apocalyptique que nous avons construite pour nous-mêmes. Rien de pire qu’un retour à la normalité.
Historiquement, les pandémies ont forcé les humains à rompre avec le passé et à imaginer leur monde à nouveau. Celui-ci n’est pas différent. C’est un portail, une passerelle entre un monde et l’autre.
Nous pouvons choisir de le traverser, traînant derrière nous les carcasses de nos préjugés et de notre haine, notre avarice, nos banques de données et nos idées mortes, nos rivières mortes et nos cieux enfumés. Ou nous pouvons marcher légèrement, avec peu de bagages, prêts à imaginer un autre monde. Et prêt à se battre pour cela.

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