Le confinement en question : des professionnels de santé posent un regard différent

Un montage vidéo d’Eric Remacle

La preuve de l’immunité collective en quelques graphiques

Lettre Santé Corps Esprit de Xavier Bazin du 25 novembre 2020.

Cher(e) ami(e) de la Santé,
Il n’y a strictement plus aucune bonne raison de confiner, en FranceLe confinement cause des dégâts économiques majeurs et des ravages sur la santé mentale des Français.Les avantages ? Il n’y en a aucun, en ce moment.Sur LCI, le journalise David Pujadas a eu l’honnêteté de l’expliquer clairement.Regardez la vidéo, elle dure 2 minutes et en vaut la peine :https://www.youtube.com/watch?v=Po1cGksY40c
Son premier argument est celui-ci: le pic des contaminations a eu lieu le 2 novembre, soit le 4ème jour seulement du confinement. Impossible, donc, que la baisse puisse être causée par le confinement, qui prend toujours plus de temps à faire son œuvre.Il suffit de regarder ce qui s’est passé en mars-avril dernier : le confinement n’a absolument pas enrayé l’épidémie, qui a mis encore plus de 2 semaines à atteindre son pic :
Mars avril
D’ailleurs, déjà au printemps dernier, il n’y avait pas de preuve que la décrue était seulement liée au confinement. Car la Suède a aussi atteint son pic épidémique à peu près au même moment, en avril, alors qu’elle a refusé de confiner sa population ! En voici la preuve, avec le nombre de morts de mars à juillet en Suède :
Nombre de morts Suède
Donc, ce n’est pas le confinement qui explique le recul spectaculaire du nombre de cas et d’hospitalisations. Du coup, certains au gouvernement aimeraient nous faire croire que cette décrue est liée au couvre-feu. C’est assez étrange d’imaginer qu’une mesure aussi « faible » pourrait avoir un impact aussi fort. Mais si vous aviez un doute, sachez que la baisse a été la même dans les communes frappées par le couvre-feu et dans celles qui n’étaient pas concernées !
Donc, le couvre-feu n’y est pour rien. Alors pourquoi cette baisse ? D’où vient-elle ? Et d’ailleurs, pourquoi étions-nous nombreux à l’avoir anticipée, en disant que reconfiner était inutile ?
La raison tient en deux mots : immunité collective. Regardez ce qui se passe dans le grand Est et en Ile de France. Si cette deuxième épidémie ne m’a jamais inquiétée, c’est parce que j’avais les yeux rivés sur ce qui se passait en Ile de France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées en mars-avril. Or depuis le début de l’automne, je vois que les chiffres sont bons, dans ces deux régions. La semaine dernière, le Canard Enchaîné a fini par publier un article sur ce phénomène :« En octobre, avant même le couvre-feu et le reconfinement, les experts avaient constaté que le nombre d’infections et d’hospitalisations augmentait moins vite en Ile de France que presque partout ailleurs sur le territoire. La capitale et sa banlieue affichaient alors des taux d’incidence du virus presque deux fois inférieurs à ceux de Lyon, des deux Savoie ou de Saint-Etienne, qui avaient été pratiquement épargnés au printemps ».
Et le journal enfonce le clou :« Le phénomène s’est révélé plus frappant encore dans Paris intra-muros, qui, avec la Seine-Saint-Denis, a été la zone francilienne la plus touchée en mars et en avril.La baisse atteignait déjà 20 % le 2 novembre, et le phénomène continue depuis dans la ville la plus dense d’Europe, terrain de jeu idéal pour le coronavirus.La diminution, en revanche, apparaît plus faible au sein de la grande couronne moins peuplée et moins atteinte au printemps. »
Sans immunité collective, Paris, dense et très peuplée, aurait dû être lourdement frappée par la deuxième épidémie. Et pourtant, ce n’est pas le cas.

A l’inverse, les départements d’Ile-de-France moins touchés par l’épidémie au printemps auraient dû être davantage épargnés… et c’est le contraire qui s’est produit !Selon le Canard enchaîné, même le Pr Delfraissy, le très pessimiste président du Conseil scientifique, commence à envisager sérieusement l’hypothèse de l’immunité collective.
Mais pour moi, c’est plus qu’une hypothèse : c’est la seule explication possible à ce qu’on observe.
Regardez bien la forme des courbes d’hospitalisations en Ile de France et le grand Est, entre mars et aujourd’hui :
A gauche, on voit le pic épidémique de mars-avril, et à droite, une vague trois fois moins haute à l’automne. C’est le signe clair que ces deux régions largement touchées au printemps sont désormais relativement protégées contre une explosion des hospitalisations. Maintenant, regardez ce qui s’est passé en Rhône-Alpes et PACA, deux régions beaucoup moins touchées au printemps : c’est l’inverse !
Dans ces deux régions épargnées au printemps, la deuxième épidémie a causé deux fois plus d’hospitalisations que la première ! On ne peut pas avoir meilleure preuve de l’immunité collective.
Et la bonne nouvelle, c’est que le virus a désormais circulé largement, partout en France. Donc si on a une troisième épidémie en janvier prochain ou en octobre 2021, l’impact à attendre dans tout le pays sera logiquement encore plus faible que celui, très modéré, qu’on observe en ce moment en Ile-de-France et dans le grand Est. Même phénomène entre la Suède et la République Tchèque.
On observe les mêmes courbes inversées entre la Suède, qui n’a jamais confiné, et la République tchèque, qui s’est barricadée en mars-avril. En Suède, la deuxième épidémie fait peu de morts en ce moment, parce que l’immunité collective a commencé à jouer.
En République tchèque, au contraire, le pays a réussi à étouffer dans l’œuf l’épidémie au printemps, en fermant radicalement ses frontières… mais n’a rien pu faire à l’automne :
Vous noterez au passage qu’en Suède comme en République tchèque, la décrue de l’automne a commencé à peu près au même moment, comme dans tous les pays européens. Alors que ces pays ont des politiques de confinement et de masque très différentes ! Confinement ou pas confinement, l’épidémie est en décrue partout en Europe.
Même chose en Belgique : là-bas, la décrue est spectaculaire, et ne peut pas être liée au confinement, qui a été décidé après le pic épidémique :
Belgique
Et on observe le même phénomène dans les grandes capitales européennes, à Londres ou Rotterdam.Conclusions : RÉ-OUVRONS LE PAYS, VITE ! Tout ceci montre deux choses assez clairement : Les mesures comme le confinement ne peuvent pas grand-chose sur la dynamique de l’épidémie. Il est donc inutile de confiner, et il faut arrêter le massacre tout de suite.
Et surtout, on peut être très optimiste pour la suite ! Avec cette deuxième épidémie, les régions françaises comme PACA et Rhône-Alpes sont désormais au moins aussi bien « protégées » que l’Ile de France ou le Grand Est ! Cela veut dire qu’en cas de recrudescence prochaine, le système hospitalier ne sera pas engorgé – comme il a bien résisté cet automne à Paris, en Seine-Saint-Denis ou en Alsace. Il n’y a donc plus AUCUNE raison de priver les Français de leurs libertés fondamentales. Et il n’y a plus AUCUNE raison de vouloir les vacciner massivement, encore moins de force. Mais évidemment, vu les milliards déjà dépensés pour les vaccins, et le lobbying de Big Pharma, cela va causer de grosses tensions dans les mois qui viennent.
On en reparle très bientôt.
Bonne santé,
Xavier Bazin

Voir aussi l’article de France Soir: Deuxième vague conséquence directe du premier confinement

Un autre montage vidéo d’Eric Remacle sur les tests PCR

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